Le Phoque OFF 2021 : Portraits d’artistes (1/4)

Ça y est, on s’approche d’un de nos moments préférés de l’année, même si cette année va être un peu différente (mais pas moins l’fun, PROMIS!). Le Phoque OFF s’en vient à grands pas, et on a bien hâte de voir tous ces beaux projets que les programmateurs du festival vont nous présenter.

Au cours des prochains jours, on vous présentera brièvement quelques-un.e.s des artistes à l’affiche cette année. Les fans de la scène locale en reconnaîtront sûrement, après tout, on ne se tanne pas de vous parler de ces fabuleuses personnes. Cependant, l’édition de cette année promet également de nombreuses découvertes même pour les mélomanes les plus curieux et chevronnés, comme le veut la tradition. Pas pour rien qu’on aime autant Le Phoque OFF!

Comme nous sommes aussi en mode COVID-19, nous avons réalisé nos entrevues à distance au moyen d’un questionnaire auquel les artistes ont dû répondre. Le principe était simple : il fallait répondre à cinq questions, dont deux obligatoires. Pour les trois autres, les artistes pouvaient piger dans une banque de questions.

Pour ce premier article d’une série de quatre, nous vous présentons Dogo Suicide, Pastel Barbo, Pure Carrière, Ombre! et Ariane Roy.

Dogo Suicide

Dogo Suicide – Photo : Jacques Boivin

En cinq mots, comment décrirais-tu le champ lexical de ton univers artistique?

Cynique, corrosif, absurde, chaotique, Mike Ward

À ton avis, qu’est-ce qui rend la scène musicale de Québec si vivante?

On a pas la prétention d’être analystes ou de quoi du genre. J’imagine qu’on peut répondre que la diversité et la rencontre de plusieurs styles rend la scène intéressante. Y’a aussi la présence d’institutions comme le Pantoum, L’ampli et Le Knock-out qui rendent la scène turbo cool. 

Quelle est ta découverte musicale de 2020?

« J’connais rien à l’astronomie » de Dany Placard. Un chef d’oeuvre!

D’où vient le nom de ton projet? 

On cherchait le nom le plus absurde/choquant/insipide possible. J’crois qu’on a trouvé!

Quel art, autre que la musique, t’inspire le plus ?

La littérature et l’univers des livres en général. Ça fait moins mal aux oreilles.

Pastel Barbo

Pastel Barbo – Photo : Carbo photographie

En cinq mots, comment décrirais-tu le champ lexical de ton univers artistique?

(beaucoup trop de) chorus, tendresse, divagation, gin tonic, L’Étrange Histoire de Benjamin Button

À ton avis, qu’est-ce qui rend la scène musicale de Québec si vivante?

Je pense que la scène de Québec a la chance d’avoir beaucoup d’excellents projets pour la représenter (la finale des Francouvertes cette année en était un exemple concret). Mais je pense que ce qui rend la scène si vivante à Québec, c’est l’ambiance de « communauté » musicale qui règne entre les différents artistes et agents du milieu; tout le monde se dépanne et se serre les coudes. Je pense que c’est l’avantage d’un milieu non-métropolitain, c’est chaleureux et ça donne le goût d’en faire partie. Évidemment, la ville possède des outils qu’il ne faut pas oublier de mentionner comme Le Pantoum, Première Ovation, Unidsounds, etc. qui permettent concrètement à cette communauté variée là de se réunir, de créer et de se diffuser.

Quelle est ta découverte musicale de 2020?

L’album éponyme de Soft hair, un projet de Connan Mockasin. La toune Lying has to stop est particulièrement folle.

D’où vient le nom de ton projet?

Sur une photo, j’avais mon manteau fluo aux teintes pastel et une bière de marque pilsner dans les mains. En la voyant, j’ai eu l’idée d’appeler le projet Pastel Pilsner, mais ça fait trop de P. On a brainstormé et on a trouvé Pastel Barbo. Ça ramène un peu à notre idée de faire de l’art pour l’art, de manière spontanée et sans restriction, comme un enfant avec ses crayons de cire.

Quel art, autre que la musique, t’inspire le plus ?

Je suis un gros fan de mots. La littérature m’inspire énormément; ça sort souvent du concret et ça élève l’imaginaire. J’essaie le plus possible d’appliquer le ludisme du poème dans mes pièces, afin que le texte soit vivant, de manière indépendante à la musique, et non comme étant « au service » de la musique.

Pure Carrière

Pure Carrière – Photo : Frédérique Blais-Pouliot

En cinq mots, comment décrirais-tu le champ lexical de ton univers artistique?

Some¹ Kind² Of³ Mons⁴ Ter⁵

À ton avis, qu’est-ce qui rend la scène musicale de Québec si vivante?

La collaboration, l’amitié pure et les multiples sacrifices au temple de la vibe quoi.

Quelle est ta découverte musicale de 2020?

Laurence : Rupa – Disco Jazz – Jean-Michel : Kate Bush

À quoi est-ce qu’on peut s’attendre pendant ta performance au Phoque OFF?

20 minutes de sons organisés par des humains.

En temps de pandémie, c’est bien connu, il faut se réinventer. Quelle nouvelle chose as-tu apprise pendant le confinement?

Mieux se mentir à soi-même.

Ombre!

Ombre – Photo : Jacques Boivin

En cinq mots, comment décrirais-tu le champ lexical de ton univers artistique?

Mélancolique, Planant, Cérébrale, Touchant, Beau

À ton avis, qu’est-ce qui rend la scène musicale de Québec si vivante?

Le fait que c’est un relativement petit milieu, que plusieurs organismes de soutien aux artistes existent (Pantoum, L’ampli, Première ovation, etc.). Les lieux de diffusion variés et des festivals de plusieurs niveaux d’envergure. Votre blogue, les radios communautaires et Chyz qui donne la chance à plusieurs projets émergents de faire parler d’eux.

Quelle est ta découverte musicale de 2020?

J’ai accroché pas mal sur le dernier album de Mat Vézio, artiste que je ne suivais pas avant. La réalisation de Navet Confit est sublime.

Avec qui aimerais tu jouer dans la scène locale et pourquoi ?

Feu Harfang. C’est Dany qui répond aux questions mais tous mes musiciens adorent ce band. Leur show au festival d’été m’avait jeté sur le c*l!!!

En temps de pandémie, c’est bien connu, il faut se réinventer. Quelle nouvelle chose as-tu apprise pendant le confinement?

Je me suis mis au piano. Ça l’avance bien. Jusqu’à maintenant Ombre! C’était beaucoup axé sur la guitare, ça va certainement évolué pour la suite des choses.

Ariane Roy

Ariane Roy – Photo : Charline Clavier

En cinq mots, comment décrirais-tu le champ lexical de ton univers artistique?

velours, clair-obscur, danse, fxmme, grands espaces (c’est deux mots j’ai triché)

À ton avis, quest-ce qui rend la scène musicale de Québec si vivante?

La diversité de la scène, l’audace, l’échange au sein de la communauté artistique. Les nouvelles tounes de Gab Paquet.

Quelle est ta découverte musicale de 2020?

Question difficile, parce qu’il y en a pas mal, mais mettons dans la scène québécoise: le dernier album de Plants and animals, celui d’Helena Deland, et la chanson de LUMIÈRE, pour moi c’est la meilleure sortie en 2020.

Si tu n’étais pas Ariane Roy, quel artiste aimerais-tu être et pourquoi?

J’aimerais être Kate Bush ou Prince. Je danserais sur mes propres tounes sans aucune gêne et j’aurais de beaux outfits.

Quel art, autre que la musique, tinspire le plus?

Le théâtre! Avant la pandémie, j’y allais assez souvent. Le jeu est quelque chose qui m’impressionne et qui me touche. Il y a des bonnes pièces qui se créent ici, et des excellent.e.s comédien.e.s. Ça me fait du bien par moments de consommer l’art dans un autre domaine que le mien.

On vous rappelle que Le Phoque OFF se déroulera sur vos écrans du 12 au 20 février prochains. Pour en savoir davantage, ou tout simplement pour acheter votre passe (12 $ pour 30 bands… LE DEAL DU SIÈCLE), visitez le phoqueoff.com.

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