La naïve profondeur de CORAIL

CORAIL
Ok J’avoue

En cette fin de janvier, rien de plus réconfortant que d’entendre la nouveauté qui prend naissance dans cette période plutôt stérile de nos vies. À défaut d’aller découvrir les nouveaux projets en personne, je me réjouis comme jamais des communiqués de presse qui atterrissent dans ma boîte courriel et cette semaine, c’est CORAIL qui a su attirer mon attention.

La formation montréalaise m’était jusqu’à lors totalement inconnue. Une visite sur leur Bandcamp m’informe que le groupe comptait deux monoplages, lancés respectivement en décembre 2019 et en mars 2020, avant de sortir le 15 janvier dernier J’essaye. Le titre est en fait la première pièce rendue disponible de leur premier, EP Ok j’avoue, et est accompagné d’un clip mettant le quintuor en action dans différents panoramas. Simple, mais efficace !

Dès cette première pièce, on note une distinction en comparaison aux précédentes. Si les deux premières monoplages présentent un indie rock beaucoup plus doux et aéré, les quatre nouveaux titres de ce microalbum démontrent une plus grande complexité rythmique. C’est d’ailleurs Christophe Rosset-Balcer, également batteur pour Sex Machine Octopus, qui assure les percussions.

Au travers du rythme, on se laisse volontiers emporter par une envolée de notes et de sonorités qui procure à Ok j’avoue une fluidité que l’on accueille sans difficulté. Le vocal est quant à lui livré avec aisance par Julien Comptour connu notamment comme le loverboy aux synthés de Mort Rose. Si celui-ci devait assurément y faire quelques chœurs, c’est décidément un charme que de découvrir son timbre doux. Son allocution sait mettre l’accent tonique au bon endroit afin de nous livrer à travers le texte les émotions dans une naïveté brute.

J’ai fixé le plafond, le néant
Les quatre chiffres augmenter sur l’écran
Un texto à quatre heures du mat’
Les quatre murs autour qui shine bright
En ton absence
La chambre à coucher est une salle d’attente

Plus Loin, CORAIL

Si CORAIL ne réinvente pas le style, il sait toutefois s’y amuser et propose un premier album fort agréable. Par sa polyvalence et sa facilité d’écoute, il saura certes m’accompagner dans différents contextes au courant des prochaines semaines. Une belle découverte qui donne envie d’en entendre davantage.



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