La douce mélancolie d’Hildegarde

Hildegarde est un duo féminin composé de la Saguenéenne Justine Girard (JUE) et de Carlyne Poizeau, Française d’origine bourguignonne. En 2017, les deux Montréalaises d’adoption ont uni leurs forces mélodiques pour former le duo franco-québécois qui nous livre aujourd’hui Somewhere In Between, quatre titres qu’elles ont autoproduits.

Hildegarde
Somewhere In Between

Le maxi fait suite à Stay, leur premier EP sorti en octobre 2019. Toutefois, le son qu’on nous présente aujourd’hui est nettement plus posé. Les trames se veulent copieusement planantes et teinté de lo-fi, un style que les jeunes femmes définissent comme de la dark pop. Bien qu’une lourdeur se dissimule sous les riffs de guitare, la douceur de leurs voix répand une lumière et une légèreté qui ne peut qu’accrocher les plus mélancoliques. Leurs deux timbres sont distinctifs et gagnent en force en s’harmonisant. On peut d’ailleurs en faire le constat dès la première chanson, Maybe I Should Have Known.

Dès les premières notes, on sent déjà l’évolution du duo. Les percussions électroniques qui laissaient l’impression d’une pop accessible sur Stay font maintenant office de support rythmique propulsant à l’avant-plan les airs électroniques et les solos de guitare. Dune, la seule pièce francophone du microalbum, n’est pas sans rappeler le projet solo de Justine Girard, JUE, lancé plus tôt cette année et qui a probablement contribué à l’évolution de l’artiste. On y reconnait les couleurs dont se teinte sa voix dans son expression francophone. Dune propose toutefois un texte plus complet et une recherche sonore supplémentaire de par sa symbiose créative avec Carlyne.

Sur Somewhere Else, on nous amène littéralement ailleurs. La pièce débute par un joyeux enchaînement de notes synthétiques laissant la dark pop prendre les devants. Sans rappeler le précédent maxi, on y propose une trame plus rythmée aux textures musicales complètes se résultant en une pop plus raffinée. Domine ensuite la magie avec I’ll wait où, en plus des instrumentations présentes sur les autres pièces, on retrouve l’ajout d’une section à cordes prodiguant un côté théâtral à cette pièce envoutante.

Somewhere In Between, c’est 12 minutes et 48 secondes de douceur mélancolique pour les âmes rêveuses se répartissant en quatre courts actes. C’est le fruit du travail de deux autrices-compositrices-interprètes prometteuses qui méritent définitivement de se faire connaître davantage.

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