Jérome Casabon – « Le plus heureux des hommes »

Jérome Casabon
Le plus heureux des hommes
(Pantoum Records)

L’incontournable Jérome Casabon est de retour, et cette fois, il a laissé ses chansons rigolotes country-folk pour nous présenter son côté moins givré sur le micro-album Le plus heureux des hommes, une jolie collection de six morceaux qui ressemble davantage à un plateau d’amuse-gueules qu’à une grosse poutine bien grasse.

On savait déjà que Casabon était un excellent mélodiste et qu’il était capable d’écrire de fichus beaux textes. On l’oublie parfois parce qu’on a l’impression que faire des tounes drôles, c’est facile, mais Jérome SAIT écrire, et on en a la preuve une fois de plus ici. Faut dire qu’il s’est bien entouré, autant à l’écriture qu’à la composition, jouissant des précieux conseils de Benoit Pinette (Tire le coyote), Stéphane Robitaille, Nicolas Gémus et Pierre-Hervé Goulet, ainsi que de l’aide d’Andréane A. Mallette et Mike Morris (Casual Rites).

Avec toute cette aide (et Shampouing derrière la console), Casabon et ses collaborateurs (Cédric Martel, PE Beaudoin, Olivier Beaulieu, Frédérick Desroches, Sergio Ouellet, entre autres) a tenu son pari avec brio. D’un côté, les chansons les plus douces rappellent musicalement certains morceaux d’un Leloup vieillissant. Débouler le vallon et L’allumette sont toutes les deux de magnifiques chansons qui nous font découvrir une nouvelle facette de Jérome, qui devrait vraiment nous offrir ces cadeaux plus souvent.

Quand ça rocke un peu plus, comme quand on écoute Sur un 4 temps, on retrouve partiellement le Casabon des vieux jours. C’est encore plus vrai sur Superwoman, qui a un groove irrésistible et qui nous fait sourire un brin à cause du texte incroyablement imagé. Et pourtant, Jérome ne fait que nous raconter comment il est tombé amoureux à l’Halloween!

Le plus heureux des hommes nous montre comment Jérome Casabon peut sonner quand il sort de son personnage hop-la-vie pour nous offrir une plus grande variété d’émotions. Ça ajoute quelques dimensions à Jérome, qu’on voit ici davantage comme un être humain qu’un personnage. Ça donne le goût de se plonger dans les textes, d’écouter attentivement la musique, et de faire autre chose que de chercher l’inévitable ver d’oreille (cherchez pas, y’en a pas vraiment, et c’est une maudite bonne chose).

Une maudite belle manière de redécouvrir un auteur-compositeur-interprète qui roule sa bosse depuis un bon bout de temps. Et qui nous montre ici ce qu’on savait déjà : Jérome Casabon est un très chic être humain.

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