Phoque OFF – 16 février 2020

Population ii – Photo : Jacques Boivin

Notre équipe assiste encore une fois cette année au Phoque OFF, ce festival un peu fou en marge de Rideau et qui en est à sa 6e année d’existence. Plus d’une centaine d’artistes de la scène émergente et locale se produiront dans le cadre de vitrines, et ce un peu partout dans la cité de Québec. Notre équipe a commencé le tout avec le lancement de Mort Rose, au Maelstrøm Saint-Roch le 15 février.

Cocktail d’ouverture – QG Socan, L’improdôme

Phoque OFF – Photo : Jacques Boivin

Le Phoque OFF a beau avoir commencé samedi, c’est jamais vraiment un départ tant qu’on n’a pas survécu au cocktail d’ouverture. Ça commence tranquille, les pros sont tous en train de chiller à Rideau, mais ça n’a pas pris trop de temps avant que les hordes de diffuseurs, de producteurs, de bouqueurs, de musiciens et de collaborateurs d’ecoutedonc.ca débarquent en masse et envahissent le petit local de l’Improdôme. Bisous et poignées de mains s’échangent joyeusement, on se déchire pour savoir si on va aller voir du hip hop ou du rock, on s’invite l’un l’autre à ses vitrines respectives, on s’échange des flyers.

La bière (des Grands-Bois – YEAH) coulait à flots, le monde était beau, les rencontres étaient le fun.

Demandez-vous pas ce qu’on fait là… 🙂

Jacques Boivin

Fin de soirée R&B et Hip-Hop – Maelstrøm Saint-Roch

Walmoods

Walmoods Photo: Carbo Photographe

L’artiste autodidacte de Québec a été le premier à monter sur scène lors de cette vitrine de fin de soirée. En arrivant avec sa guitare électrique avec quelques minutes de retard, Walmoods a expliqué vouloir incorporer de plus en plus de vrais instruments à sa performance scénique. Le chanteur de 19 ans compose sa musique entièrement à partir de chez lui. Son R&B alternatif et très doux a souvent été accompagné d’une voix féminine sur scène. Le tout s’est terminé avec une chanson en collaboration avec un autre artiste de Québec, Gab Pell.

Jueno

Jueno Photo: Carbo

Avec seulement trois chansons sorties sur les plateformes numériques, le chanteur et rappeur R&B de Québec ne pouvait que nous impressionner avec de nouveaux sons. Jueno avait une énergie contagieuse sur scène, faisant un contraste avec l’atmosphère plus mollo qui avait précédé. Le rappeur, très charismatique, a été bien reçu par le public. On a définitivement le goût d’en entendre plus de sa part !

Kevin Kevin

Kevin Kevin Photo: Carbo

Kevin Kevin, rappeur prometteur de Québec, est embarqué sur scène avec David Saysum au mix pour éblouir le public une fois de plus. Les sonorités R&B (se rapprochant drôlement de The Weeknd) accompagnées de ses prouesses vocales prouvaient le talent du jeune homme de 21 ans. Les gens présents au Maelstrøm lors de cette soirée ont reçu plusieurs cadeaux de sa part. Entre autres, il leur a offert une chanson en collaboration avec David Saysum et une autre avec KNLO, qu’on a déjà très hâte d’entendre à sa sortie officielle ! 

Amen Deniro

Amen Deniro Photo: Carbo

Pour compléter le panel R&B Québécois de cette soirée, Amen Deniro a performé quelques unes de ses créations. Aux premiers abords timides, l’artiste nous a prouvé qu’il avait du mordant. Ses chansons déjà bien reçues par le public québécois (et même américain !) n’ont pu que satisfaire les spectateurs. Madeonmars accompagnait Amen Deniro derrière les platines. Alors que plusieurs entendent chez lui une voix semblable à Isaiah Rashad, le rappeur de Charlesbourg détient un potentiel que tous auraient avantage à connaître!

Danaé Maltais et Félix Duchesne

Fin de soirée rock psy – Le Scanner

Gros soleil

Gros Soleil – Photo : Jacques Boivin

Fidèle au Scanner, c’était un peu de la musique qui te donne le goût de slammer une chaise sur la tête du monde, envie qui s’est vite vue découragée par l’atmosphère qui était encore assez tranquille en début de soirée. Gros soleil, c’est du rock truffé de riffs convaincants de style « fuite de police à grande vitesse ». Debout dans les marches sombres du Scanner, je regardais le drummer et je me disais qu’avec cette allure-là, je lui laisserais ben me casser la gueule pour cinq piastres. On se sentait osciller entre des influences rock plus anciennes, qui nous plongeaient tantôt dans l’univers des années 1970 (décrit dans mon cahier de notes comme « du rock aussi tight que les pants du chanteur ») et tantôt dans une vibe plus contemporaine, ou parfois même décidément punk. En somme, c’est une belle trame sonore pour toutes vos émeutes à venir.

Population II

Population ii – Photo : Jacques Boivin

Dès que Population II a commencé à jouer, avec sa ligne de basse jazzy et ses rythmes irréguliers, on s’est dit qu’on était devant tout un phénomène. Le trio de Montréal n’a fait que confirmer notre première impression à coup riffs de guitare 12 cordes bluesés dans leurs couleurs, punk dans leur exécution et de piano électrique qui virait au noise. Le batteur et chanteur faisait planer de sa voix aiguë des textes d’un français à la Indochine sur leur trame de desert rock tout ce qu’il y avait de plus psychédélique en restant malgré tout franchement original. Dans une finale effrenée, les musiciens ont donné tout ce qu’ils avaient au plus grand bonheur du public qui, à la fin, s’est vu dans l’obligation de lâcher des gros « taaabarnaaak! » pour pouvoir s’exclamer à la hauteur de son émerveillement. Nul besoin de vous dire qu’on va surveiller la sortie de leur premier long-jeu, qui sera réalisé par Emmanuel Ethier (Corridor, Choses Sauvages, Chocolat). 

Double Date With Death

Double Date With Death – Photo : Jacques Boivin

Admettons là, le jour où tu décides de rentrer dans un bar avec un douze scié, de faire la caisse et de partir en courant accompagné par une fille qui était assise au bar, talons hauts dans une main, sex on the beach dans l’autre… Admettons, quand vous embarquez dans ton vieux truck pas plaqué pour t’enfuir au Mexique avec le cash, c’est du Double Date With Death que tu mets sur ton stéréo. C’est du gros rock aux airs clairement punks, mais qui tendent aussi parfois vers le indie rock, et qui est à la fois assez décidé pour que tu fasses ton coup, et assez déjanté et astringent pour bien accompagner ta fuite et taire tes remords. De toute façon, le bar était surement assuré.

UUBBUURRUU

UUBBUURRUU – Photo : Jacques Boivin

On a fait un tour du côté stoner du psychédélique avec UUBBUURRUU, qui ont livré leur headbang material aux sonorités 70’s avec un aplomb à péter des cordes. Trois guitares qui allient leurs forces pour vous balancer les lignes de Pentagram, tirée de leur plus récent album, pas le choix que ça rentre au poste! Les 5 musiciens nous ont donné le goût de brasser du début à la fin avec leur groove sale et leurs passes qui rappelaient parfois King Crimson à son plus méchant. Même le stoïque Mathieu Ambre a dû avouer que « ça varge[ait] correct ». 

Marie-Ève Fortier et Félix Parent

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