Show de la rentrée – Université Laval, 15 janvier 2020

Caravane. Photo : Nicolas Padovani

Le Show de la rentrée, c’est presque rendu un plaisir coupable. D’une part, c’est le retour au royaume de la Pabst à deux piastres et du public bien arrosé qui donne tout ce qu’il a. D’autre part, c’est un spectacle de qualité où le son et l’éclairage permettent de mettre en valeur des artistes d’ici (merci encore pour ça, le Pantoum). Cette année, la CADEUL nous aura fait débuter l’année en beauté avec Bon Enfant, Jesuslesfilles et Caravane, histoire de nous garder sur le bout de nos oreilles du début à la fin.

Bon Enfant 

Bon Enfant. Photo : Nicolas Padovani

Le spectacle a commencé avec quelques minutes de délai, ce qui a permis aux retardataires de se faufiler dans la salle à temps pour le début de cette prestation triple. Bon Enfant est monté sur scène en ouvrant avec Aujourd’hui, un morceau groovy qui a tout de suite donné le ton à la soirée. Ce n’est pas tout le monde présent dans le Grand Salon du pavillon Desjardins qui semblait connaître la nouvelle entité qu’est Bon Enfant. Par contre, plus le groupe enfilait les pièces de leur album homonyme, plus on pouvait apercevoir de nouveaux convertis. L’excellente pop québ que nous offre Bon Enfant amène indéniablement l’envie de se trémousser. La formation qui déborde de talent a pour noyau Daphné Brissette (Canailles) et Guillaume Chiasson (Ponctuation). Au bonheur de tous, Bon Enfant nous a fait entendre un nouveau morceau qui frappe fort en exclusivité et on est bien contents de savoir que le groupe travaille déjà sur du nouveau matériel! La salle continuait de se remplir tandis que Bon Enfant nous a laissé sur l’entraînante et mélodieuse piste Petites Batailles

Danaé Maltais

Jesuslesfilles

Jesuslesfilles. Photo : Nicolas Padovani

Guillaume Chiasson a tout juste eu le temps de changer de chemise avant de récidiver avec Jesuslesfilles. Le groupe a enfilé des chansons tirées de leurs différents albums avec un tempo relativement lent…pour du punk-rock garage. Utilisant la dissonance et le fuzz avec goût, les musiciens semblaient faire ressortir un côté plus sombre de leurs compositions. On pouvait remarquer aisément l’engouement du public qui, sur le rythme soudain plus rapide de Bicyclette, s’est mis à sauter partout. Pendant que ça continuait à mosher mou sur Soleil (même le chanteur était étonné de les voir « Trasher sur un slow »), je contemplais toutes les touches de couleurs mélodiques et harmoniques, tous les contrastes de dynamiques qui miroitaient sur la base répétitive des chansons de Jesuslesfilles.

Le groupe nous a laissé sur Mercredi, en nous sommant de rester positifs! Ça se fait bien, de rester positif, surtout après toute l’énergie qu’ils nous ont donnée. Si vous aussi vous avez aimé, vous devriez aller jeter un oeil à leur dernier extrait tout frais: Tête de mort (reprise) 

Marie-Ève Fortier

Caravane

Caravane. Photo : Nicolas Padovani

 À ce stade de la soirée, la foule était plus que réchauffée et tout le monde était pas mal sur le party. Les gars de Caravane ont pris place et les premières notes de Louanges (« Supernova », 2018) ont résonné dans la salle. Ça brassait fort dans le Grand Salon : danse, mosh pit, et quelques courageux qui se sont lancés pour un bain de foule, dont le chanteur du groupe à quelques reprises. Des chansons de l’album « Fuego » (2016) ont pu être appréciées, telles qu’Entre ma tête et mon cœur, Bleu Sang et Boogie Baby. La formation qui roule avec succès depuis 2013 a sans surprise présenté son hit Maxyme alors que plusieurs chantaient les paroles à tue-tête. En fin de spectacle, les fans de Caravane ont eu droit à une belle promesse : les gars ont annoncé qu’ils partaient tout le week-end dans un chalet, ce qui engendrera de nouveaux morceaux. Caravane a laissé son public sur la chanson Minuit (« Chien noir ») dans une énergie sans pareille, et puis a spontanément joué une reprise de Sabotage pour bien clore la soirée.

Danaé Maltais

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