Bod’haktan – L’Anti Bar & Spectacles, 26 novembre 2019

Bodh’aktan – Photo : Adrien Le Toux

Cette fois-ci, L’Anti affichait complet. Les élixirs coulaient à flot, bien que ce soit un mardi. Bodh’aktan était attendu de pied ferme. La petite taille de la salle permet cette proximité entre les employés, le band et les spectateurs, qui favorise la communication verbale et non verbale. Commander une bière depuis la scène par exemple, saluer quelqu’un qu’on a reconnu dans la salle. Aussi, j’ai sauvé une quille de son déversement dû au transport impromptu d’une personne qui voulait traverser la salle sans toucher le sol. Plusieurs personnes chères au cœur des membres du groupe étaient présentes ce soir-là! JLe groupe était en grande forme pour livrer ses grands succès et faire connaître seulement quatre ou cinq pièces de leur plus récent album De temps et de vents. Si vous vivez mal le mois de novembre, vous auriez dû être présents, car l’effervescence de la musique traditionnelle poussée à l’extrême réchauffe autant que le rhum. J’ai appris d’une source sûre que les membres du groupe ne pratiquaient que très rarement ensemble, mais plutôt chacun dans sa ville de résidence… Cela me donne à penser que ce sont d’excellents musiciens, pour arriver à nous présenter des nouvelles pièces qu’ils jouent sur scène pour la première fois et devant public ce soir là.

Le groupe se vante d’être celui qui fait le plus de valses a L’Anti. Donc, de la valse aux rythmes endiablés et plus punk, Bodh’aktan nous en fait voir de toutes les couleurs avec ses influences lyriques du terroir québécois, breton et parfois irlandais. Lui-même breton, notre photographe dit que c’est le groupe québécois le plus breton qu’il connaisse! Voyez ça comme un compliment. Le grand nombre de musiciens alignés sur la scène marient la cornemuse, le violon, la flûte, l’accordéon avec la basse et la guitare et bien entendu les percussions. À la fin de la soirée, on a eu droit à une reprise très connue de Rage again the machine, Killing in the Name, et le chanteur a invité du regard une personne de la salle à monter sur scène pour le remplacer à la voix. C’était très bien senti. Une belle conclusion et on a beaucoup dansé.

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