Sara Dufour – Grand Théâtre de Québec, 28 novembre 2019

Sara Dufour – Photo : Jacques Boivin

C’est avec plaisir que je me suis portée volontaire pour assister au spectacle de Sara Dufour. Depuis son premier album, j’aime son énergie, ses références, sa poésie avec un pied dans la bouette et les cheveux lissés au fer. Pour nous préparer à l’événement, Sara a justement sorti une magnifique vidéo VHS avec la chorégraphie de Trois heures (https://www.youtube.com/watch?v=GbPsxtWchO0). Pour moi et mon absence totale de coordination, c’était une date!

En arrivant au Grand théâtre, première surprise, la prestation aura lieu à Louis-Fréchette. Est-ce que l’artiste de Dolbeau aurait déjà réussi à remplir une des plus grandes salles de Québec? En fait c’est plutôt qu’elle a littéralement viré la salle de bord et nous avons pris place directement sur la scène.

Sara Dufour – Photo : Jacques Boivin

On nous avait promis une prestation spéciale, la première avec six musiciens (Slapper a la basse, Camille Gélinas aux claviers, Keiran Poile au violon, Charles Guay à la batterie et son fidèle complice Léandre Joly-Pelletier à la guitare) et je me demandais encore si c’était un soir de gala ou de trails. Finalement, on a mis les petits plats dans les grands, sorti le linge chic pour la visite, tassé les meubles pour faire de la place, installé les tables pour asseoir tout le monde ensemble et astiqué voix et instruments pour recevoir la diaspora jeannoise au complet qui s’est déplacée pour l’occasion, de quoi retrouver mon accent du Lac.

C’est donc avec le rôle de la jeune matante nouvellement célibataire qui se retrouve en famille à Noël que Sara a décidé de faire lever le party. Tout y était : histoires pour nous dérider, jeux, acrobaties, tirages et surtout, la musique!

Sara Dufour – Photo : Jacques Boivin

Dufour nous a servi sa musique imagée avec des arrangements dansants des pièces de ses deux albums et c’est avec plaisir que nous avons retrouver les histoires du Dépanneur Pierrette, entrecoupées de solos inspirés à la contrebasse de Slapper et au banjo (sur Baseball). Son country avait des accents bluegrass bien assumés, tellement qu’on a eu doit à un chœur avec micro d’ambiance sur On the road.

Si elle nous a gâtés avec quelques-unes de ses balades (Pareil, Parce qu’on s’aime dédiée à Annick et Steve), c’était seulement le temps de reprendre notre souffle, avant de nous resservir des reels de violoneux et des chansons à répondre. Puis est venue l’apothéose avec son adaptation du Père Noël c‘tun québécois, nouveau succès instantané.  

J’m’ennuie du Lac. Je compte les jours. J’viens de caller l’cube. Vous pouvez partir le poêle, j’m’en viens.

P.S. Une mention spéciale aux éclairages (sur Chic-Chocs, il s’est littéralement mis à neiger de la lumière!).

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *