Jérôme 50 (+Forest BOYS) – Impérial Bell, 22 novembre 2019

Jérôme 50 – Photo : Karoline Boucher

Forest BOYS

Forest BOYS – Photo : Karoline Boucher

Le 22 novembre dernier, la formation de Québec Forest BOYS (Antoine Blanchet Couture au saxophone et clavier, Rémy Bélanger à la batterie, Julien Chiasson au micro, Félix St-Pierre à la basse et Yuri Yann Lépine aux percussions) partageait la scène de l’Impérial Bell avec Jérôme 50 en tant qu’artiste invité.  

Et pour une première partie, c’en était toute une! Moi, qui a l’habitude d’écouter leur dernier maxi Boys like having fun (au son pop-rock, un peu rétro, saupoudré d’une brise de jeunesse), j’étais un peu surprise de leur introduction à saveur rap qui teintait leur performance d’un intéressant contraste : un brise-glace plus qu’efficace!

Équipés d’un style vestimentaire amusant et funky, les membres du groupe ont poursuivi avec Let go. À ce stade, la sensualité de la voix de Julien et du saxophone d’Antoine m’avait amplement conquise. Il n’en fallait pas plus pour également conquérir les spectateurs qui gagnaient en énergie au son de Fashion. Si vous pensiez qu’on ne pouvait pas enflammer la scène avec un tambourin et des maracas, Yuri Yann Lépine nous a prouvé le contraire! Et puis, parce que détruire une guitare sur scène c’est beaucoup trop dépassé pour les Boys, c’est un trombone qui passe à la casserole! Rien de moins!

Enfin, pour faire une courte esquisse de leur passage, c’était rythmé, mais suave en même temps, empreint de sensibilité, mais aussi d’une vulnérable agressivité, riche en émotions intenses, mais aussi pigmenté d’humour.

Jérôme 50

Jérôme 50 – Photo : Karoline Boucher

Le rideau est ensuite tombé pour accueillir la tête d’affiche, Jérôme 50. Pour ceux qui connaissent son œuvre, vous savez déjà que les voix d’enfants sont omniprésentes autant sur le premier album, la Hiérarchill, que sur son deuxième (Le camp de vacances de Jérôme 49). C’est donc sans grande surprise qu’une mini armée d’enfants a ouvert le bal avec l’audacieux morceau En banlieue de Québec. Eh oui! Avec humour et légèreté, le public répondait joyeusement en chœur aux enfants qui chantaient « Les plus waks votent pour la CAQ en banlieue de Québec! ». C’en suivi de la version revisitée de la populaire comptine Si tu aimes le soleil dont l’humour simple, mais revigorant de l’artiste m’agrafe un sourire lorsqu’il chante de sa voix douce au cœur d’enfant « Si tu n’aimes pas le soleil, ferme les yeux! ».

C’était beaucoup de plaisir : avec des comptines revisitées, tel que Trois petits chats qui a été interprété avec un violent enthousiasme et Jérôme 49 (Le double à la grosse tête de Jérôme 50) qui se déhanchait.

Avez-vous déjà écouté la pièce Ouh la la? Si non, allez-y le punch est bien comique! Mais c’était encore plus crampant d’entendre la version de Limonade « à la Mario Pelchat »! Juste à y penser, le sourire me reprend.

À mon grand bonheur, ils ont joué Sexe, drogues, ceri$eS et rock n’roll, cette pièce iconique à la richesse textuelle qui ne se compare à aucune autre et qui transperce de sa fragilité sans filtre. Ce moment était pour moi encore plus émouvant, puisque quelque part dans la salle, la muse se trouvait également parmi nous. C’était comme si une bouteille à la mer retrouvait enfin son destinataire.

La prestation de 50 était une chaleureuse et sympathique invitation à revisiter notre enfance. Ce qui a marqué le plus de son passage, c’était l’énergie de rassemblement indéniable qu’il dégage en tant que personne. Du haut de la scène aux éclairages impeccables de l’Impérial, il nous partageait d’une force tranquille un sentiment d’appartenance et d’inclusion. Sous les apparences d’une salle de spectacle, une petite communauté sans barrières intergénérationnelles naissait. En effet, on pouvait admirer jeunes et moins jeunes participer avec entrain à chacune des pièces. Dans une thématique de camp de vacances, nous étions conviés autour d’un feu de camp en compagnie des moniteurs : Pirouette au clavier, Limonade à la basse, Oupelaï aux percussions et Ficello à la guitare. Le temps d’une soirée, nous étions une grande famille de campeurs qui chantaient à plein poumon les hymnes du camp de Jérôme 49 et du clan de la Hiérarchill. Quelle merveilleuse idée de réunir les gens avec des comptines qui ont teinté notre enfance et qui teinte celle des tout petits d’aujourd’hui!

Restez à l’affût pour la suite, il risque d’y avoir du nouveau puisque Jérôme nous a joué une nouveauté qui s’intitule Chilleur!

Sur ce, je vous invite à rejoindre les Forest BOYS à l’Anti le 17 janvier prochain! 

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