Laura Babin (+ Juste Robert) – Maelstrøm Saint-Roch, 16 novembre 2019

Laura Babin – Photo : Karoline Boucher

Le 16 novembre dernier, nous sommes allés faire un tour au Maelstrom Saint-Roch où nos amis de unïdsounds nous avaient invités pour assister au concert de la talentueuse Laura Babin, venue nous présenter les chansons de son magnifique Corps coquillage avec ses deux complices Vincent Yelle (à la basse) et Maude Bastien (à la batterie).

On n’était pas nombreux, certes, mais les spectateurs présents ont pu assister à une belle leçon de rock de la part de nos trois amis. Un rock un peu bipolaire, qui s’appuie autant sur la voix douce et aérienne (mais très assumée) de Laura que sur les sonorités lourdes et grungy de ses chansons.

Laura Babin – Photo : Karoline Boucher

Ça a commencé en force avec Qui de nous deux, une pièce qui exprime à la perfection cette belle dualité : si on a envie de s’envoler avec la voix de Laura, les instruments, eux, sont autant de boulets qui nous enchaînent au sol. La basse de Yelle nous fait vibrer, la batterie de Bastien marque le rythme comme une paire de bottes militaires, sans oublier la guitare de Laura, solide et mélodieuse, et juste assez sale pour nous rappeler que l’esprit du milieu des années 1990 est toujours bien vivant, même chez des jeunes qui n’ont pas vraiment connu cette époque qu’on a tendance à idéaliser.

Que ce soit dans les moments les plus rock ou les plus doux (sublime Corps coquillage), Laura nous emmène avec elle dans son univers, même lorsqu’elle reprend Lithium de Nirvana (à sa manière, bien entendu). Un univers dans lequel les spectateurs ont plongé avec bonheur, certains écoutant sagement, d’autres récitant les paroles de toutes les chansons (yep, Laura, y’avait d’autre monde que moi qui connaissait tes tounes par coeur).

Difficile de faire autrement quand c’est si bien exécuté.

En première partie, Juste Robert est venu rendre la pareille à Laura (qui avait assuré la première partie du concert du sculpteur-compositeur-interprète quelques jours plus tôt) et nous a réchauffés avec les chansons douces de Mon mammifère préféré en duo avec le toujours pertinent Martien Bélanger, tout en profitant de l’occasion pour en pousser une ou deux avec Laura (qui l’accompagne sur certains morceaux de l’album). De beaux amis pour la vie, comme qu’ils disent.

À écouter et à revoir absolument, dans les deux cas.

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