Klô Pelgag (et l’Orchestre symphonique de Québec) – Grand Théâtre de Québec, 3 octobre 2019

Klô Pelgag – Photo : Charline Clavier

Première de deux représentations au Grand Théâtre de Québec, Chloé Pelletier-Gagnon (Klô Pelgag, pour le commun des mortels) termine sa tournée de L’étoile thoracique de manière grandiose. Accompagnée spécialement par Nicolas Ellis et l’Orchestre symphonique de Québec, la scène de la salle Louis-Fréchette est littéralement pleine à craquer. En plus d’une trentaine de musiciens de l’OSQ, ses compagnons de tournée habituels sont également de la partie. En mode déguisement d’Halloween à l’avance, nous retrouvons Pete Pettelle aux percussions, Étienne Dupré à la basse, François Zaïdan à la guitare ainsi que les harmonies vocales de Marianne Bertrand.

Klô Pelgag – Photo : Charline Clavier

Pour cette déconstruction orchestrale habilement ficelée, Mathieu David Gagnon (le frère de l’autre) signe les arrangements musicaux. 

Plongeant l’audience dans une longue introduction instrumentale, la Gaspésienne et « son » orchestre transforme notre jeudi en Samedi soir à la violence

À tendance néo-classique, les passages au piano de la principale intéressée sont d’une délicatesse déconcertante. Outre le strident mais ô combien somptueux ver d’oreille floralement magnétique (Les ferrofluides-fleurs), le moment phare dans mon coeur est sans aucun doute l’interprétation de l’hymne animalier mélancolique Les Animaux. Ça me fait pleurer lorsque je l’écoute par le biais d’hauts-parleurs ou d’écouteurs alors imaginez en version symphonique, dans un confort théâtral.   

Klô Pelgag – Photo : Charline Clavier

À travers ce court mais profond voyage étoilé, les différents astres sonores répondent à l’appel du thorax. Nous entendons au passage Les mains d’edelweiss mais aussi Au bonheur de celle-ci. Entremêlés de quelques interventions décousues et loufoques qui caractérisent notre Pelgag d’amour, on se payera une visite symphonique du Musée Grévin.

Finalement, puisque l’automne cogne… est déjà à nos portes, L’apparition de l’étoile thoracique signifie, comme sur l’opus, l’avènement du concert.

« Ma saison préférée c’était l’automne… ça a toujours été l’automne. C’était pas le printemps. Dans le printemps t’as les quatres saisons. Tant dis que l’automne, c’est l’automne. Le décor est beau, c’pas le même ». 

Sur les beaux dires de sa grand-mère de Rivière-Ouelle, L’étoile thoracique nous file sous les yeux et les oreilles. 

Déjà rassasiés suite à un spectacle éblouissant, Klô nous offre en cadeau un nouveau morceau inédit à paraître bientôt. Sans vous dévoiler de scoop, il s’agit d’une douce ballade au piano, accompagnée par un tandem guitare-basse.

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