Keith Kouna – La Taverne (Saint-Casimir), 1er février 2019

Keith Kouna – Photo : Jacques Boivin (archives)

À La Taverne, un vendredi soir festif avec des chansons poétiques. C’est l’anniversaire de ma sœur et elle y a convié pas moins de douze personnes pour souper avant d’assister au spectacle. Quelle belle occasion. Keith Kouna entre sur scène comme si c’était la première fois. Il semble intimidé. Probablement parce que c’est la première prestation d’une tournée solo. Ou bien c’est dans ma tête? Il entame son spectacle tout en douceur avec Berceuse, tirée de son plus récent album, Bonsoir shérif. C’est une version solo relax et intime. Il en profite pour nous expliquer son malaise, le rapport amour-haine qu’il entretient avec la scène. Il faut du courage pour s’exposer ainsi, seul contre tous. On a affaire à l’humain ici. Mais on est là pour lui, alors no stress!

Il démarre donc sa soirée avec la haine, mais prédit que l’amour va finir par prendre toute la place. Les gens venus de Montréal, de Rouyn-Noranda, de Victoriaville et du comté font donc partie du processus. Nous sommes les premiers à tester ses choix de morceaux. Non, je ne vais pas tout vous dévoiler, ça serait dommage pour vous de tout savoir à l’avance. Je peux vous confier qu’il fait quelques reprises des Goules, et qu’il tente de rivaliser d’insignifiance avec Les trois accords en interprétant les paroles de Ding dang dong, qui rallie tous les spectateurs au refrain. Même les néophytes de notre famille le scandent, ce n’est pas peu dire!

La version solo révèle tout son talent, et c’est au moment d’écrire ces lignes que je comprends l’ampleur de la différence, car j’écoute l’album en même temps. C’est mon truc. Quand tu fais tout ce que le groupe fait, avec seulement une guitare et une voix, et que ça lève ainsi, c’est qu’il y a beaucoup d’amour, et ça va dans les deux sens.

Évidemment, Keith nous livre ses « vieux » succès : Pas de paniqueTic tac, que j’adore, et  Picotine, la pièce qui accote aisément Les trois accords. Il fait le tour de son bestiaire contemporain en alternant entre l’amour, la guerre, la politique et la dérision. Je ne pourrais passer sous silence Lichou, une belle ballade ayant pour thématique l’amitié. Dans notre famille, présente en grand nombre ce soir-là, on est plusieurs à avoir rebaptisé Lichou, et nous avons tous pensé à la même personne.

La tournée est censée évoluer. Nous avons été heureux d’être ses cobayes, et j’espère que nous le lui avons bien rendu.

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