Entrevue : Després

Entrevue avec Després Photo - Gabriel Tremblay

En cette troisième et dernière soirée du MaMa, je profite de l’occasion pour rencontrer un duo que j’adore, Després. Découverte pré-escapade européenne, la musique électro-new wave très eighties m’a conquis immédiatement. Quand j’ai vu leur nom sur l’affiche, je me suis dit que vous seriez peut-être aussi charmés que moi. Voici Camille Després et Raphael Thuïa en mode causerie avant leur spectacle du 19 octobre.

On se donne rendez-vous au bar la Fourmi, voisin de la Boule Noire.

Entrevue avec Després
Photo – Gabriel Tremblay

GT: Vous buvez quoi normalement en tournée? Votre breuvage fétiche? (Au même moment où deux verres de pinard arrivent)

RT: Beaucoup de rouge, presque juste ça en fait.

GT: Vous roulez depuis quoi, deux, trois ans? Votre plus beau spectacle jusqu’à maintenant?

RT: Je dirais au festival Crossroads, à Roubaix dans le nord de la France.

CD: Il y a deux ou trois semaines. C’est tout frais ouais parce qu’en fait, on sortait tout juste de résidence et on avait un set hyper bien ficelé avec une belle dynamique. Le public a été très réceptif.

GT: Est-ce que vous avez joué à Angers, votre ville natale, depuis les débuts de votre formation?

CD: Non, ça fait longtemps mais on compte revenir en janvier ou en février. Justement, ça fait longtemps qu’ils nous ont pas vu et notre set change beaucoup.

GT: À présent vous n’avez que des EP et aucun long jeu, est-ce que c’est pour bientôt?

RT: On a deux EP et on vient de sortir un single qui s’appelle Ciel. Ce morceau-là figure sur un troisième EP qui sortira au mois de janvier. Ensuite, on va arrêter les EP pour devenir grands et sortir un album à l’automne 2019.

GT: Parlant de vos singles, j’écoutais Hide en boucle le mois dernier.

Dans le meilleur des mondes, de quel artiste rêvez-vous de faire la première partie?

CD: À mon avis on a chacun un truc différent. Pour moi, ce serait James Blake.

GT: Wow! je l’ai vu cet été à Montréal (je me vante)

RT: Moi c’est plus vintage, mais je dirais Depeche Mode.

GT: J’adore! Violator est un sacré bon album. D’ailleurs, vous avez un son similaire à Depeche Mode par moments.

RT: Ouais c’est vrai. Mais bon, ce serait énorme!

GT: Dans la même veine, quelles sont vos influences personnelles?

CD: Fever Drive, (dans le duo) c’est une suédoise. Sa musique est très barrée, j’aime bien ce son très électro.

RT: Du coup, moi les influences seraient des groupes français comme Air. Évidemment, Depeche Mode, Men at all aussi. Je suis vraiment plus rock que Camille. Sinon, j’adore Björk. Enfin, on écoute beaucoup de musique, on est pas seulement axés sur un son en particulier.

CD: On a des goûts assez hétéroclites, ça nous sert vachement dans notre façon de faire de la musique, de composer.

Després
Photo – Gabriel Tremblay

GT: Camille, sachant que le français est ta langue maternelle, pourquoi avoir choisi l’anglais?

CD: Parce que c’était hyper intéressant de travailler l’anglais avec ma voix. J’ai pu repousser mes limites et cela me permet d’appréhender la voix comme un instrument. D’ailleurs, je commence à chanter en français. J’aime beaucoup et on se sent plus proche du public.

GT: C’était ma prochaine question, si vous voudriez alterner l’anglais et le français.

CD: Ouais, c’est ce qu’on voudrait faire. Le single Ciel qui vient de sortir est en français et il y en aura de plus en plus.

GT: Pouvez-vous me décrire votre processus de création? Votre écriture etc.

RT: Il n’y a pas qu’une seule recette. En fait, pour synthétiser, on part tout le temps d’une bonne idée. Un bon riff musical ou une mélodie et ensuite on part dans une direction. Après, on essaie plein d’arrangements différents. Pour chaque morceau, on a une tonne de versions.

GT: À la fin, vous prenez le meilleur ou celui qui vous convient le mieux?

CD: Exactement, parfois on laisse planer des idées jusqu’à ce que ça nous plaise.

RT: C’est vraiment du cas par cas et cela demande beaucoup d’heures de travail.

GT: Est-ce que vous êtes toujours au même studio?

RT: On a quatre endroits de création. Déjà qu’on utilise nos maisons respectives. Parfois, Camille travaille un peu chez elle, sinon on enregistre chez moi. J’ai une maison qui est un peu plus grande. Ensuite, on travaille dans une salle de musique actuelle à Angers qui s’appelle le Chabada. Du coup, on répète souvent là-bas, ils ont du super matériel. Autrement, on est en studio à Nantes au Garage hermétique. Il y a du matériel très vintage. Nantes c’est quoi, 80 kilomètres d’Angers donc c’est pas trop mal.

GT: Est-ce que vous avez déjà réfléchi à venir jouer au Québec?

CD: J’ai toujours rêvé d’y aller! Ce sera incroyable de jouer là-bas, carrément.

RT: Ce serait cool! j’ai pleins de potes qui sont partis à Rimouski avec Erasmus. Ma soeur a vécu là-bas. Donc ouais, on aimerait vraiment visiter le Québec et surtout y jouer.

GT: Voici la question finale que je pose à plusieurs artistes. Si vous aviez un musicien ou un groupe à faire revivre l’instant d’une soirée, lequel choisiriez-vous?

CD: Ahhhhhh! Pour moi ce serait Michael Jackson.

RT: Il est pas mort!

HAHAHAHAHA X3

RT: Je choisirais David Bowie. Après, il y en a plein qui sont regrettés.

RT: On a bien répondu ou pas?

Prochaine étape, la traversée de l’Atlantique!

En attendant, voici le vidéoclip de «Ciel»

 

 

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