Y’a des soirées comme ça où on est en mode découverte, sans attentes. J’ai appris avec le temps que ces petites soirées sont souvent les meilleures, parce qu’on y fait de belles surprises.

Ce fut le cas le 10 janvier dernier à L’Anti Bar & Spectacles alors que j’ai assisté au show de Mathieu Fiset & Le RoboJazz Band. Ce qui nous attendait : un mélange de jazz fusion et de pop groovy, toujours fort sympathique, qui nous donnait le goût de danser entre les tables. Le quatuor mené par Fiset, qui comprenait également Stéphane Chamberland, Carl Mayotte et Olivier Madore-Millette avait visiblement du fun, fallait les voir s’échanger des regards complices ou se laisser aller dans le groove (surtout Mayotte, qui avait un peu plus de liberté de mouvement). Avec le jeu de Fiset, qui jouait aux claviers tous les rôles que ses collègues n’occupaient pas, on avait l’impression d’être devant un band beaucoup plus nombreux. Pour un néophyte comme moi, qui aimerait bien s’ouvrir un peu plus au jazz au cours de la prochaine année, c’était une maudite belle entrée en matière. Cette petite touche de pop qui frisait parfois les sonorités qu’on peut entendre du côté de formations telles que Daft Punk avait un côté irrésistible dont l’attrait dépassait clairement la poignée de mordus de jazz qui s’étaient installés à l’avant, question d’être aux premières loges. Qu’on arrête donc de se dire que le jazz est un genre hermétique!

 

En première partie, on a eu droit à un autre projet de Mathieu Fiset, Bad Mama Jama. Moins jazzy, beaucoup plus funky, le quatuor mené à la voix par un Tancrede Ropivia en forme s’est amusé à nous balancer (surtout) des reprises fort sympathiques de chansons que vous avez déjà entendues mille fois. Belle façon de réchauffer un public qui n’en demandait pas tant.

 

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here