Cabaret désobéissant – Photo : Charline Clavier

On ne vous apprendra rien en vous disant que musique et poésie font bon ménage. Il était donc naturel que pour ses cabarets, le festival littéraire Québec en toutes lettres s’allie à quelques artistes de notre scène musicale locale. Et une de ces soirées avait un attrait fort particulier : elle réunissait deux de nos personnages les plus colorés, soit notre chanteur de charme et notre nouveau roi du art-pop.

Tout ça sous le thème de la désobéissance et de l’insoumission.

Cabaret désobéissant – Photo : Charline Clavier

Sous la direction musicale de Martien Bélanger, Frédérick Desroches et Éric Savard et animé par Frédérique Bradet et Sophie Thibeault, le Cabaret désobéissant nous en a mis plein les oreilles de façon sagement subversive.

Au fil de la soirée, des poètes sont venus défendre la librerté et « la magie », comme Mathieu Arsenault, ou en clamant « Je suis venue » debout sur une chaise, comme l’a fait Catherine Lalonde. De son côté, Gabrielle Bouliane Tremblay utilisait les mots comme un poing haut dans les airs pour parler des gensses trans.

Pendant que les autres artistes de la soirée sont bien assis sur les fauteuils qui servent de décoration à l’arrière-scène, Anatole est venu nous chanter Testament. Celui-ci n’a pas perdu de temps à défoncer le quatrième mur et à venir se joindre à nous (littéralement… sur notre table) dans un numéro qui promettait pour son spectacle de lancement présenté quelques jours plus tard.

Cabaret désobéissant – Photo : Charline Clavier

On a aussi pu apprécier le slam énergique de Thomas Langlois, la soeur marionnette d’Hélène Matte, l’humour de Maxime-Olivier Moutier (Maxou), les invitations à faire l’amour avec un Gab Paquet (accompagné de Claudia Gagné) qui en a perdu ses culottes et un dernier poème coup-de-poing de Marc-Antoine K. Phaneuf.

Toutes des prestations livrées à fond de train, sans temps mort ou presque, grâce aux sympagniques animations et mélodies qui ont entrecoupé les poèmes et les chansons.

En somme, une belle soirée où les mots ont rempli un Impérial qui buvait en silence les paroles des poètes qui se sont succédé sur scène.

Comme dirait notre camarade Suzanne, « bienvenue dans le monde de la poésie ».