MaMA Festival et Convention – Paris (FR), 17 au 19 octobre 2018

Oxmo Puccino – Photo : Gabriel Tremblay

Jour 2

Un jeudredi « plutôt tranquille » attend votre humble serviteur/rédacteur/photographe à ses heures. Jeudredi, car malgré le professionnalisme qu’on s’exige, je ne peux considérer la couverture comme un boulot. Sachant que le vendredi serait chargé, j’essaie de planifier un jeudi moins encombrant au niveau du contenu. Armé d’un soupçon de sagesse et d’une soif constante, j’attaque cette avant-dernière journée!

En mode découverte, je me dirige à nouveau vers le FGO-Barbara pour un apéro ou l’alcool coule à flots (à nouveau). J’atterris pile à l’heure pour le début de la formation originaire de Reims, BROTHERS.

BROTHERS – Photo : Gabriel Tremblay

Expérience électro-indie très riche musicalement, la musique des cinq membres me fait drôlement penser à Passion Pit ou Two Doors Cinema Club. Généralement, je déteste les comparaisons, mais considérant que la formation est méconnue du public québécois, c’est judicieux. Doublement heureux, on récupère des copies d’écoute de leur EP en quittant la salle.

Partir pour mieux revenir…

Suite à un réapprovisionnement en bulles, je récidive à mes amours du rap jeu. Cette fois-ci, il s’agit d’un duo finistérien que j’ai découvert en 2016. Fixpen Sill, c’est tout simplement Keroué et Vidji, deux MC au talent brut. Pour vous situer, ils sont souvent entourés des talentueux Lomepal et Nekfeu. D’ailleurs, Ils amorcent leur set avec Après moi le déluge, qui inclut une collaboration du fenek national. Avec de l’énergie à revendre, le tandem enflamme la scène sous-terraine du FGO. Ils alternent entre leurs albums Edelweiss et A4637, passant des marquantes Aïe Aïe Aïe à L’aquarium. La synergie entre eux est assez impressionnante à constater visuellement.

Fixpen Sill – Photo : Gabriel Tremblay

Dans la plupart des collectifs hip-hop, la distance entre certains MC est flagrante, mais ce n’est pas du tout le cas avec Fixpen Sill. Une complicité autant dans l’alternance des vers que dans la prestance sur scène.

Dans la catégorie des changements de styles radicaux, celui que j’ai fait se retrouve définitivement sur le podium.

Alexandra Stréliski – Photo : Gabriel Tremblay

Je me dirige donc aux Trois Baudets, un charmant amphithéâtre des plus conviviaux. Au menu, la douceur sonore issue du piano d’Alexandra Stréliski.

Avec ses mélodies simplement magiques, l’enchantement est instantané. Son doigté d’orfèvre derrière son majestueux Steinway envoûte une audience confortablement installée. Elle nous explique son concept d’Inscape, cette invitation à l’intérieur de son paysage intérieur et musical.

« Plus tôt lien »

Une aventure néo-classique imaginaire que je recommande fortement.

Avez-vous déjà vécu ce sentiment de ne pas vouloir gâcher ou surplomber un moment musical que vous venez de vivre? Évidemment, il a resurgi après ce spectacle d’Alexandra Stréliski.

Il était encore tôt, et je « devais » expérimenter d’autres artistes. J’ai donc déambulé jusqu’au Moulin Rouge, où j’avais marqué la présence de la jeune révélation R&B soul qu’est Blu Samu. La belgo-portugaise rap et chante avec un style d’enfer.

Blu Samu – Photo : Gabriel Tremblay

Comme si Amy Winehouse et Lauryn Hill avaient eu cette fille comme élève. Outre son accoutrement qui tombait sans cesse, elle a galvanisé une salle bondée d’amateurs.

Bref, Salomé Dos Santos est une de mes belles trouvailles de ce MaMA.

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