Valery Vaughn (+ Truck Tremblay) – Scanner Bistro, 15 septembre 2018

Valery Vaughn – Photo : Jacques Boivin

Alors que tout le monde était déjà couché, fatigué d’une journée complète d’expériences musicales et gustatives sur la rue Saint-Joseph, une poignée d’irréductibles festivaliers s’étaient donné rendez-vous au Scanner pour terminer la soirée avec le groupe country Truck Tremblayet le duo rock Valery Vaughn.

Le concert, présenté par Envol et Macadam (on peut donc dire qu’on a officiellement fini notre Envol), promettait, surtout après une longue série de rendez-vous ratés avec le duo (notamment au FME). Cette fois, il était hors de question de manquer ça, même si on avait déjà une dizaine d’heures de shows dans le corps.

Truck Tremblay – Photo : Jacques Boivin

Portant l’uniforme de circonstance (Chapeau de cowboy, veste de jeans pleine de patchs, chemise à carreaux ou froque de ski-doo), les gars de Truck Tremblay, qui viennent de jouer à Saint-Tite (ont-ils dit à près d’une dizaine de reprises), sont venus nous chatouiller avec leur country-western trash et loufoque, mais tout à fait assumé (avec les lutrins et les partitions imprimées dans Word). Les paroles sont grivoises, la musique est entraînante, pis les solos de ruine-babines sont top shape. Pendant une grosse demi-heure, on s’est senti dans un bar western perdu dans le fin fond de Bellechasse (la bière était juste meilleure), pis ce genre d’évasion, ça n’a pas de prix.

Valery Vaughn – Photo : Jacques Boivin

Ensuite, Valery Vaughn s’est installé et s’est lancé dans un programme bref, mais intense comme sa musique. Vincent Huard-Tremblay et Victor Tremblay-Desrosiers (appelons-les Vincent et Victor) ont lancé ce printemps un très chic album homonyme qui navigue avec aise à travers les méandres du rock, pouvant passer rapidement d’une attitude punk à un gros garage psychédélique bien fuzzé. Sur scène, on prend vraiment le mur sonore du duo en pleine gueule. Les gars y mettent toute la gomme, la grosse guitare de Vincent transperce l’épiderme pendant que Victor martèle ses peaux avec une énergie qui se transmet aux spectateurs qui le rendent bien dans ce qui aurait momentanément pu ressembler à un concours de hochage de tête. Pis à travers tout ça, des méchantes bonnes tounes jouées avec passion par des gars qui ont autant de fun que ceux qui sont venus les écouter.

L’avenir appartient à ces deux gars qui se couchent tard.

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