Envol et Macadam. C’est dans notre cour. Et c’est le festival qui oblige vos blogueurs préférés à faire preuve d’ouverture et à sortir de leur zone de confort. Pas parce que la musique y est mauvaise, LOIN DE LÀ! Non. C’est parce qu’Envol et Macadam, c’est le festival qui présente une musique qui plaît beaucoup aux gens de Québec (rock, punk, hardcore et tous les genres dérivés), mais qu’on couvre moins souvent parce qu’il y a déjà une bonne gang pour le faire.

Pourtant, pendant trois jours, on s’amuse à arpenter les différentes scènes du festival. On se cache sous les bretelles de l’ilôt Fleurie, où on te présente de la musique qui déchire et qui te rentre dedans (surtout si t’es collé sur les subwoofers, dans la fosse des photographes – oui, en français, on dit fosse plutôt que pit… sauf en France, où on dit crash… merci Emma!).

Trève de blabla, parce qu’y a pas grand monde qui a vu plus de shows que nous autres, pis on veut vous en parler…

 

6 septembre

Envol et Macadam – Photo : Jacques Boivin

Avant…

C’est l’heure du cinq à sept de bienvenue à L’Anti, là où on va chercher notre accréditation (si on couvre les trois jours du festival). Y’a du monde à la messe. Des petits bands de partout dans le monde (vraiment) sont là, en train de discuter, de réseauter. De mon côté, je salue la bande de journalistes et de photographes que je ne vois qu’à Envol (tsé, ils couvrent du gros rock pendant que je couvre de la petite pop… on vit vraiment dans deux univers différents). Au deuxième étage, une nouveauté… un atelier offert par Première ovation aux groupes qui veulent savoir comment gérer leurs affaires. Un beau move un peu garroché à la dernière minute, ce qui a dû avoir une incidence sur la participation. Les gars de The Monks en profitent, c’est pas tous les jours qu’on peut jaser avec des pros pendant une demi-heure… On espère que cet atelier sera de retour l’an prochain, parce que c’est en plein le genre de coup de pouce qui peut aider des artistes émergents à se mettre sur la map sans se ruiner… financièrement ou mentalement!

Envol et Macadam – Photo : Jacques Boivin

 

Michigan – Photo : Jacques Boivin

Michigan

Le festival commence en bonne et due forme avec la finale québécoise du concours Planetrox. Le premier groupe en lice, la formation montréalaise Michigan, faisait partie des formations que je voulais voir… pourquoi? Parce qu’il s’agit d’un bon petit band d’indie rock plein d’énergie qui risque fort de plaire à tous les fans de groupes comme Half Moon Run. La formation menée par le chanteur Benjamin Bermiller a une maudite belle voix, pleine de soul, mais surtout, celui-ci crève la scène avec sa présence et son charisme. Appuyé par d’excellents musiciens (dont un Marc-André Brunelle inspiré aux claviers et un Nadim Souaid qui se débrouille fort bien à la guitare), Bermiller a convaincu la salle remplie de punks et de rockers grâce à des chansons super bien ficelées. Pari réussi pour Michigan, qu’on va sûrement revoir très, très, très bientôt.

 

The Monks – Photo : Jacques Boivin

The Monks

Dans un registre complètement différent, le groupe de Warwick The Monks fittait peut-être un peu moins avec ce qu’on couvre habituellement, mais les spectateurs, eux, étaient dans leur élément. Le groupe, qui a pour influence des bands comme Limp Bizkit et Papa Roach, propose un gros rap-rock pesant et énergique, basé sur des chansons qui parlent de travail et de persévérance (y’a pas mal pire, comme thématique). Efficace et convaincant, avec un chanteur (Maurice Momeister Hua) sur le 220. Même votre humble serviteur, qui est pourtant incapable de blairer ce genre de musique (c’est un peu ma cryptonite), s’est surpris à taper joyeusement du pied et à hocher rageusement de la tête.

 

Malheureusement, on a manqué le passage des sympathiques rockeurs de Godendard pour ne rien manquer de la petite soirée indie tranquille que proposait le Knock-Out. Ce n’est que partie remise, la formation de Québec présente toujours d’excellents shows, on le sait déjà.

 

LAPS – Photo : Jacques Boivin

LAPS

Quand j’ai vu LAPS dans la programmation d’Envol et Macadam, je me suis dit : « Chouette, l’occasion de faire une découverte! » Le truc, c’est que j’avais complètement oublié que j’avais déjà vu (et adoré) cette formation montréalo-néo-brunswickoise au Pantoum il y a un an de cela! Quand j’ai vu Heather Ogilvie (la chanteuse du groupe) se pointer au micro, j’ai eu un flash, pis un sourire : on allait se faire servir une bonne tasse de rock mathématique avec une belle énergie qui semblait faire plaisir à la foule qui était surtout là pour le groupe suivant (sauf peut-être Simon Provencher – de Victime et La Fête [qui a déjà collaboré avec LAPS] – qui avait ben trop de fun).

Ce qui est amusant avec LAPS, ce que des fois, on a l’impression à première vue qu’ils font un peu n’importe quoi. C’est quand on voit the big picture qu’on réalise que toutes ces sonorités forment un tout cohérent (et fort mélodieux) qui nous tient constamment sur nos gardes.

 

Élégie – Photo : Jacques Boivin

Élégie

Nous avons fini notre soirée dans un K-O passablement rempli, qui ressemblait davantage à un Pantoum (tsé, quand tu connais les 3/4 des spectateurs…) qu’à un magasin de disques. Ne manquait que les effluves de grilled cheese pour accompagner l’indie rock simple, mais mauditement efficace du groupe de Québec. Pendant que les autres membres du groupe jouent torse nu, le chanteur Lawrence Villeneuve rocke fort, vêtu d’un imperméable jaune (qui matche parfaitement avec les shorts dorés du batteur qu’on ne nommera pas, mais que vous reconnaîtrez facilement sur nos photos). Une belle demi-heure qui avait l’air pas mal plus courte!

 

 

(Cliquez sur la petite flèche vers la droite…)