En ce dernier samedi de septembre, je suis allée faire le plein de doux et de nouveauté au Pantoum avec la soirée du lancement de Jérémie Arsenault.
Florence Breton

Comme première partie, c’est Florence Breton, autrice-compositrice-interprète de la ville de Québec, qui a pris la scène accompagnée de Raphaël Laliberté-Desgagné (Basse et voix) et Sandrine Levesque (synthétiseur, percussions et voix). Elle a commencé la soirée avec deux pièces de son EP « Pour combien de Temps » (2025), sorti il y a déjà un an et demi, interprété en version épurée (piano, basse et harmonies vocales) sans toutefois perdre le groove de son style indie-pop habituel. Elle nous a ensuite présenté ensuite deux nouvelles pièces, l’une écrite pour son grand-père lors d’un camp à Petite Vallée et l’autre portant sur la détermination de sa sœur. la première plus douce tandis que l’autre plus pop et dansante, j’ai été touchée par les deux. Des chansons qui présentent avec vulnérabilité l’amour et les souvenirs qui lient les membres d’une même famille. Une artiste à suivre dans les prochains mois.
Jérémie Arsenault

Après une petite pause d’air frais, c’est au tour de Jérémie Arsenault de débarquer sur scène. Accompagné de cinq musicien.ne.s, je devinais que ce spectacle allait faire danser l’assistance. Comme de fait, dès les premières pièces, l’ambiance jazz-house de cette pop franco avait conquis le public venu l’encourager. Il s’agissait du spectacle de lancement de « Fou » (2026), son microalbum sorti la semaine précédente, co-réalisé avec la grande Ariane Roy. Jérémie a démarré sa performance avec un simple, Magie, qui porte un groove dansant au refrain accrocheur. Une première pièce qui donne le ton du style du projet et du reste de la soirée. L’artiste a poursuivi avec un enchaînement de plusieurs chansons inconnues des plateformes d’écoute, le genre de bijou qu’il n’est possible d’entendre que dans les premiers shows d’artistes émergents. Comme Florence, plusieurs de ses pièces inédites portent sur des membres de sa famille, dont plusieurs étaient présents à la soirée : un point commun inattendu entre les deux artistes.
Le public a aussi eu la chance d’entendre quelques pièces de son autre projet musical, Biscuit Citron, qu’il a mis sur pied avec son ami et claviériste pour la soirée, Pavel Navarro. On reconnaît la touche des deux musiciens, tout en voyant l’ambiance plus house du groupe. J’ai surtout retenu la performance de leur pièce S’apaiser un peu, dont la participation de Sandrine Levesque, à la voix, rayonnait et ajoutait un douce touche soul. Vient enfin le moment d’entendre en live les pièces les plus entraînantes de son EP, alors que Aimer la pluie et Mon ombre, les deux plus smooth de son album, furent jouées plus tôt dans la soirée. La boule disco s’est allumée et le public a pris définitivement part à la fête. Entre J’attends et Monstre caché, Jérémie présente les talentueux musiciens qui l’accompagnaient dont Alexandre Bergeron (Mitaine) à basse, Amélia Macdonald à la voix et Samuel Bourgeois à la batterie. Ces deux dernières chansons représentent ce que j’aime de cet artiste : des textes intelligents et percussifs, sur des trames aux influences musicales multiples qui nous amènent à décrocher et à groover. Allez tous l’écouter, vous allez rester accrochés!
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