Du 17 au 20 septembre, se tenait dans le quartier Saint-Sauveur le Festitook, festival autogéré propulsé par la collaboration communautaire. Si le site principal se situe à l’espace collectif Le Racoin, tout juste en bas de la côte de l’Aqueduc, le party continue dans divers lieux à proximité en fin de soirée et nouveauté cette année, des afters au Pantoum. Vendredi soir c’était à thématique métal, deux groupes venus de loin en plus d’une formation locale étaient au programme avec Guhn Twei, Fight Them et Malevich.
Guhn Twei

En plus du Festitook, le 18 septembre était la Journée de l’album québécois, quelques activités étaient organisées à la porte voisine du Pantoum, soit au Knock-Out, dont une session live avec le groupe screamo Mourir Demain en collaboration avec nos ami.es de CHYZ. Pendant cette dite session, le quatuor rouynorandien Guhn Twei s’est payé une petite visite du disquaire indépendant et fut accueilli par du maudit criage dans le sous-sol. Après l’enregistrement de Mourir Demain, Guhn Twei décide, sur un coup de tête, de se prêter au jeu et de faire une session live impromptue de son cru. Moment très spécial et unique! J’ai vraiment hâte de voir le résultat. On transfère ensuite les instruments de l’autre côté du stationnement pour le spectacle à 23h. Si, à l’ouverture des portes, qu’une quarantaine de billets étaient vendus, près du triple de personnes se sont finalement présentées dans la salle de la rue Saint-Joseph. Fidèle à son habitude, le groupe donne tout ce qu’il a, au point d’en briser des cordes. La foule était particulièrement mouvementée, le guitariste David Alisich-Bérubé en a même profité pour faire un peu de body surfing. C’était déjà la troisième fois que je voyais le groupe en spectacle cette année (quatrième si on inclut la session live un peu plus tôt) et je ne me tanne vraiment pas. Une formation essentielle dans ce milieu culturel parfois un peu trop apolitique alors que le monde est en train de brûler. À quelques mois de la fin de l’année, l’album « Une ville, une mine, un cancer » règne toujours parmi mes albums préférés de 2026.
Fight Them

Nouveau groupe hardcore local, Fight Them est déjà un nom fréquent des programmations, c’est également mon troisième spectacle cette année de ce quatuor. Si les premières fois étaient déjà très bonnes, ce show-ci était particulièrement solide. J’ai trouvé que les quatre musiciens avaient vraiment pris de l’aisance et de la cohésion sur scène et ça frappait assez fort. Ce n’est pas l’heure tardive qui a calmé les ardeurs du public qui a tout de suite embarqué dans la proposition de Fight Them en alimentant le moshpit du début à la fin. Un son hardcore assumé et sans demi mesure qui donne assurément le goût de se défouler. C’est très intéressant de suivre l’évolution du groupe en si peu de temps.
Malevich

Le Festitook a frappé un grand coup en programmant Malevich, une rare formation non québécoise de cette édition du festival. Le groupe s’introduit en disant « On vient d’Atlanta en Georgie, on adore le Canada, on déteste les États-Unis », avant d’offrir un mélange de grindcore, black métal, screamo et de sludge métal. Un son vraiment lourd auquel je n’étais pas préparé. Si j’avais déjà vu le nom Malevich circuler, je ne connaissais pas la musique du groupe et wow, quelle claque au visage. Mention spéciale à Noémie, la directrice des arts de CHYZ, qui a encore plus trippé que moi, particulièrement sur le côté emo du groupe. J’en profite pour souligner la présence de CHYZ sur la grosse liste du GAMIQ, vous pouvez voter pour elleux et pour nous en même temps! Dans tous les cas, ça valait vraiment la peine de ruiner son cycle du sommeil pour découvrir Malevich au beau milieu de la nuit!
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