Bibi Club – Photo : Maxime Beaulieu

Bibi Club et Embo/phlébite au Pantoum: Le charme en feu 

3 avril 2025

Frankie Rose

Maxime Beaulieu

Le 29 mars, au Pantoum, Bibi Club et Embo/phlébite ont partagé leurs univers distincts. Bien que les vibes des deux artistes soient différentes, il y avait une chose en commun : une simplicité captivante. Un mélange de paysages nous était offert, comme le folk, le rock, la pop ludique et l’électro, ainsi que des lieux comme le salon d’un ami, la rue, l’eau et la nature. En spectacle, Bibi Club et Embo/phlébite apportent une touche dynamique aux chansons, qui ne se retrouve pas forcément dans les versions enregistrées. À Québec, ce n’était pas une exception. 

Embo/phlébite 

Parfois, quand on va au spectacle et qu’on ne connaît pas la première partie, on la laisse nous surprendre. Au lieu d’écouter leur répertoire avant, c’est bien de go with the flow et de découvrir la musique dans l’instant même. C’était comme ça pour moi pendant le show d’Embo/phlébite. Je n’avais pas d’attentes. Je ne savais pas si j’allais être contente ou ennuyée, donc chaque chanson était comme une surprise. En effet, musicalement leurs chansons étaient pleines de surprises, en raison des sauts de genres, comme le folk, le rock et la pop. Par exemple, leur spectacle a commencé par Jésus avec du folk léger. Il y avait des sons qui ressemblaient à de l’eau et des grenouilles qui « plop » de manière ludique. Vers la fin, l’énergie a changé vers une approche plus rock. 

Ce qui a ajouté au fun étaient les paroles. Raphaël Léveillé chantait comme quelqu’un qui libérait ses pensées random à un ami. Les chansons, qui sont amusantes et vont droit au but, sont également un aperçu du quotidien. Avec des petites anecdotes et des questions qui nous font réfléchir sur nos actions, on est encouragés à ne pas prendre la vie au sérieux.  

Bibi Club 

Il y a un côté mystérieux dans la musique de Bibi Club et la combinaison de guitare électrique, de claviers de voix douce, qui sont au cœur du dernier album « Feu de garde », créent une intimité intrigante. Au Pantoum, il n’y avait rien d’autre sur la scène que les deux membres (Adèle Trottier-Rivard et Nicolas Basque) et leurs instruments. Parfois, il y avait du léger brouillard mélangé avec l’éclairage. Au début de Orgiastic, par exemple, il faisait plus noir et c’était comme si on s’était perdus dans la brume pendant la nuit. Plus la chanson avançait, plus l’énergie et la luminosité augmentaient. 

L’émotion et l’intensité dans les chansons de Bibi Club sont plus profondes quand ils sont en spectacle. Ils ont commencé leur show avec Parc de Beauvoir et Adèle se lâchait lousse aux percussions. Ensuite, la mélancolie au début de Le matin s’était intensifiée, avant que le côté rock ne fasse effet. Le feu, une chanson marquante de « Feu de garde » était également plus efficace en spectacle. C’était comme si les instruments touchaient l’intérieur de notre corps, nous transportant en un univers à la fois imaginaire et réel.  

Alors que le show d’Embo/phlébite était mené en partie par l’humour, la musique de Bibi Club a un côté hanté. Les paroles, soit en français ou en anglais, sont souvent simples avec des observations évidentes, comme « We run in the rain / Oh, there is a tree / Could you pass the water bottle? / There’s a tree » dans Parc de Beauvoir. Dans ce qui va disparaître, la dernière chanson avant le rappel, Adèle chante « Le courant de la rivière / Nous garde loin de la rive / Le courant fort nous éloigne / Je n’aperçois plus la rive » dans une ambiance rêveuse.  

La nature est un thème récurrent du dernier album, le visuel étant utilisé pour mieux nous connecter. On se retrouve souvent dans des rivières, nageant dans le froid. On a l’impression d’être possédés par la nature et c’est pour ça que les petits détails sont soulignés dans les paroles. Cependant, les ambiances plus électro avaient également un effet introspectif. Dans ces moments-là, on se retrouvait dans les bois quand il faisait noir, mais cette fois-ci avec les étoiles scintillantes qui nous emmenaient dans un rêve, ou comme un éclat de luminosité provenant d’un OVNI. C’était surtout le cas avec Shloshlo et Les guides, ainsi que le rappel qui était composé de Femme-Lady et Jean-René de l’album « Le soleil et la mer », les deux ensemble étant un élément de magie pour conclure la soirée. 

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