Photos : Barry Paquin Roberge au Pantoum

Barry Paquin Roberge – Photo : Léo Moffet

Le 3 février dernier, on a reçu la visite d’un des supergroupes les plus funky au Québec. Un groupe capable de passer du rock au disco sans qu’on s’en rende compte, trop occupé.es que nous sommes à danser nos vies sur une musique qui rend de bonne humeur.

Une soirée chaude dans le sauna en bas, où le mercure devait friser les 30 degrés (bonjour le choc thermique, il faisait -27 dehors, assez pour embuer toute la salle chaque fois que quelqu’un allait fumer une top)! Une soirée où les fans de la formation ont dansé du début à la fin.

Etienne (Barry – aux claviers et à la voix), Sébastien (Paquin – à la guitare et à la voix), Alexis (Roberge – à la guitare et à la voix), Anna Frances (Meyer – aux percus, aux bidules, au #momentflûte et à la voix), Jocelyn (Gagné à la basse) et Jonathan (Lafrance à la batterie) étaient dans une forme terrible, comme d’habitude. Cette petite gang-là a un vilain plaisir à jouer ses tounes et à nous transmettre ce plaisir comme s’il s’agissait d’un virus contagieux (ne vous inquiétez pas, l’OMS estime que la seule fièvre qu’on attrape avec BPR, c’est la SATURDAY NIGHT FEVER).

Musique de party par excellence, les pièces des excellents « Exordium to Extasy » (2021) et « Voyage Massage » (2017) ont soulevé la foule massée près de la scène. Difficile de ne pas bouger ou chanter sur BPR Strut (ça me fait penser que j’aurais dû sortir mon plus beau spandex pour l’occasion), ni de crier en choeur avec nos pires falsettos sur la jouissive Feel Alive.

« Jouissif ». C’est souvent le premier mot qui me vient à l’esprit quand j’entends la musique de BPR. Ce sentiment est encore plus présent lorsque je vois le groupe sur scène, où la chimie entre les six ami.es est plus que palpable, tout le monde a sa place au soleil et brille comme une boule disco sur laquelle tous les projecteurs du Pantoum sont braqués. Tout le monde joue son rôle à merveille, le noyau Barry-Paquin-Roberge est une dynamo qui pourrait alimenter tout le quartier Saint-Sauveur, Meyer, qui a une présence scénique incroyable – on n’apprend rien à personne ici, essaie de ne pas voler le show à ses comparses (mais c’est difficile quand on manie la flûte aussi bien tout en dansant comme toutes les déesses de l’Olympe), et la section rythmique à l’arrière fournit la meilleure des fondations pour construire un spectacle des plus mémorables.

Après avoir passé près d’une heure et demie à naviguer dans l’excellent répertoire du groupe, le concert s’est terminé sur une note explosive avec une incroyable reprise de Gimme, Gimme, Gimme (A Man After Midnight) d’ABBA. De quoi nous faire oublier qu’il faisait 60 degrés de moins dehors. Alors on a dansé comme à la plus belle époque du Studio 54, en suant à grosses gouttes, les sourires étampés dans la face.

Si le bonheur avait son sigle, ça serait sûrement BPR.

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