Fillie et Louis-Charles à L’Anti Bar & Spectacles : rock, pop et poésie

FilliE – Photo : Adrien Le Toux

Une grande famille était réunie ce samedi à L’Anti Bar & Spectacles pour le spectacle de Fillie. Le groupe Louis-Charles avait le devoir de briser une glace déjà bien réchauffée par la salle comble. C’est un rock progressif agrémenté de flûte traversière qui a ouvert la soirée. Par moments, nous étions emporté·e·s par les solos de guitare, et à d’autres par les textes intenses et profond de Julien Moisan-Labelle. On peut certainement dire qu’il y a un peu de Karkwa là-dedans. Louis-Charles, c’est Gabrielle Poirier à la basse, Lou Manuel Arsenault à la guitare, Julien Moisan-Labelle à la guitare, voix et flute et finalement Jérémy Dufour à la batterie. Vous avez pu le remarquer, personne dans le groupe ne s’appelle Louis-Charles, mais comme l’a dit Julien : « On est toute Louis-Charles, fuck Louis-Charles. ». Le premier EP du groupe, « BABY », est sorti en décembre dernier.

Après cette première performance, c’est Fillie qui tenait le rôle de tête d’affiche de la soirée. Dès que la chanson LTFBLC (le temps fait bien les choses) a commencé, nous avons été confronté·e·s à la belle énergie contagieuse et chaleureuse du compositeur et interprète Philippe Durand. Ce projet est un beau mélange de plusieurs styles. Nous voyageons dans un univers pop propulsé par une poésie slamée et accrocheuse. Une recette qui rend heureux comme un bon pain choco-banane sortant du four. Fillie, c’est aussi Gabrielle Côté (Gawbé) à la guitare, Jérémy Dufour à la batterie, François Fortier au clavier et Mathieu Ferland à la basse.

Philippe Durand sait très bien comment entrer en contact avec une foule. On pourrait même dire que c’est totalement naturel pour lui. À plusieurs reprises, il a tâté le pouls de son public, et par le fait même l’a accéléré par l’amour de ses remerciements.

Lors de la chanson Sont où mes souliers ?, le public a été invité à participer au refrain accrocheur. C’est un slam, ou même une ode, qui nous invite à nous réapproprier Québec. Le béton, il est à nous, nous rappelle les paroles.

Nous avons eu la chance d’entendre quatre nouvelles chansons lors du spectacle : Dis-moi tout, Julie-Anne, Les bancs, et Laver les assiettes. Un avenir très prometteur pour le groupe.

Philippe Durand a également laissé les autres musicien·ne·s se reposer le temps de l’interprétation de son slam Laissez donc les jeunes rouler, un cri du cœur pour qu’on permette à nos jeunes de rouler en skate comme ils le veulent dans les rues. On y explore une autre belle façon de se réapproprier notre ville.

Bref, Fillie, c’est un groupe avec une magnifique poésie et des racines qui vont certainement continuer à pousser et contribuer à la richesse culturelle que nous avons la chance d’avoir à Québec. Consommez votre culture sans modération!

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *