Nos prestations préférées de 2022

Lou-Adriane Cassidy – Photo : Adrien Le Toux

Et voilà, une autre année de terminée! Et contrairement aux deux précédentes, elle a été presque « normale ». On a laissé les salles se remplir, les festivals ont pu organiser une programmation régulière sans restrictions, et si ce n’était des annulations plus fréquentes qu’avant 2020 (elles ont quand même été rares), on aurait complètement oublié les spectacles virtuels, les mini-festivals avec distanciation, le port du masque obligatoire, etc.

Tout ça pour dire que notre équipe a vu une quantité incroyable de shows et d’artistes qui nous ont fait vibrer. Et on a choisi quelques-unes de nos prestations préférées (en plus d’ajouter quelques événements récurrents… ou d’envergure).

Les choix de Marie-Ève Fortier

zouz (vitrines Le Pantoum/CHYZ) – Le Festif! de Baie-Saint-Paul

Zouz – Photo : Léo Moffet

Déjà que zouz défend très bien son post-punk/math-rock artistique en spectacle, sa performance au Festif! – ainsi que la réception du public – était à couper le souffle! Entre mosh pits et danse libératrices, les spectateur-ice-s étaient en feu et en fleurs, ce qui ne faisait que donner encore plus d’énergie au power-trio montréalais. La liesse était contagieuse, les sourires nombreux, la musique transcendante et la bière désaltérante sous le chaud soleil qui allait bientôt être chassé par un violent orage. Quelle puissance! 

EMIQ X YOGA et Ping Pong Go – Festival OFF de Québec

Ping Pong Go : Photo – Mathieu Breton

Expérience unique, la soirée du 9 juillet dans l’antre du « mystérieux » Muotnap débutait avec une séance de yoga ponctuée des arrangements polysémiques de l’Ensemble de musique improvisée de Québec. C’était un des premiers baptêmes de la nouvelle salle du Pantoum (un ancien salon de yoga), ce qui ajoutait à l’atmosphère spéciale de l’événement. Ajoutez à cela la foule bienveillante du OFF – mélomane, attentive, encline au risque : une de mes préférées de toutes les foules de festivals – et tous les ingrédients étaient présents pour nous préparer à vivre l’époustouflante expérience musicale qu’allait nous servir Ping Pong Go. Le groupe de gamer jazz instrumental nous a ébloui-e-s avec un set complètement déjanté incluant moult effets sonores, des soli à vous en décrocher la mâchoire ainsi que le tout premier segment de harpe laser joué en live par la formation. Inutile de vous dire que le public a embarqué pas à peu près dans ce trip survolté! 

Sheenah Ko et Choses Sauvages – FME

Sheenah Ko. Photo : Pantoum/Charline Clavier.

Je ne sais pas si c’était la pleine lune, les vaguelettes du lac Osisko ou le charme irrésistible de Sheenah Ko, mais il y avait quelque chose de magique dans l’air à la Guinguette chez Edmund. Le parterre s’est littéralement transformé en dancefloor alors que la chanteuse et claviériste prenait des bains de foule avec une assurance et une candeur déconcertantes. Les animaux de scène de Choses Sauvages n’avaient qu’a jeter un peu d’huile sur le feu avec leur pop lestée d’italo-disco pour que les spectateur-ice-s perdent littéralement le contrôle, jusqu’à en défoncer le plancher – oui oui! Un spectacle mémorable.

Les choix de Noémie Rocque

Lydia Képinski – La Noce (Saguenay) – 1er juillet

Lydia Kepinski – Photo : Adrien Le Toux

Ce show-là avait juste pas de bon sens. Il y avait une hystérie presque palpable dans la foule, une fusion explosive qui aurait pu tout péter. Il y avait des moshpits et une barrière humaine pour protéger les enfants en avant-scène, une solidarité humaine. Et il y avait l’auteure de ce chaos, Lydia Képinski en chair et en paillettes. Le son nous blastait les oreilles, je pense que les miennes saignent encore malgré le port de bouchons, mais tabarouette que c’était mémorable! Du Lydia pur et dur.

Larynx – Pantoum – 26 mars

Larynx – Photo: Llamaryon

Pour l’hilarité générale, Larynx se tire une place dans mon top show. L’artiste a définitivement établi son image de marque, on reconnaît instantanément sa musique composée avec autant d’intelligence que de folie. Sur scène, c’est la même chose. Une douce excentricité, parfois mielleusement malaisante qui déclenche nos plus grands fous rires. Un baume pour l’âme que je recommande fortement.

Le Couleur – Pantoum – 14 avril

Le Couleur – Photo : Adrien Le Toux

Je me demande encore comment le plancher du Pantoum a résisté à cette soirée. Je suis pas mal certaine qu’une évaluation en bâtiment en trouverait les séquelles, car celui-ci tremblait tellement qu’on avait l’impression d’être debout sur un trampoline. L’énergie était à son comble et la sueur coulait sur nos corps. En avril, c’était pour moi un nouveau souffle, mon premier spectacle depuis la pandémie où je me sentais enfin libre malgré le masque que j’avais toujours au visage. C’était tout simplement puissant.

Les choix d’Adrien Le Toux

Rammstein au Parc Jean-Drapeau

Rammstein est tout sauf émergent, mais il est impossible de ne pas l’inclure dans mon top de l’année. Avec un spectacle musical et pyrotechnique de 2 h 30, sur une scène décorée à leur image, c’est certainement la plus grosse et la plus impressionnante production à avoir tourné en Amérique du Nord et dans le monde en 2022. C’est une prestation tout simplement incroyable.

Lydia Képinski à la Noce

Lydia Kepinski – Photo : Adrien Le Toux

J’avais gardé en mémoire le spectacle de Lydia Képinski auquel j’avais assisté en 2017 lors de Fetedonc.ca. Quelle ne fut donc pas ma surprise de voir son évolution sur scène! Son spectacle rendait parfaitement justice à son dernier album « Depuis ». Si vous ne l’avez pas encore vue, il reste des dates d’annoncées en 2023 pour corriger ça.

Lou-Adrianne Cassidy à la Noce

Lou-Adriane Cassidy – Photo : Adrien Le Toux

Le spectacle de Lou-Adrianne Cassidy a peut-être été celui que j’ai eu le plus de « fun » à photographier cette année. J’aurais d’ailleurs pu faire tout mon top photo de l’année avec elle. À voir et à revoir.

Les choix de Vincent Thibault

Brunnemer à St-Roch XP

Brunnemer – Photos : Léo Moffet

Quelle performance électrisante, légère et simplement magique que celle de Brunnemer sur le parvis de l’église St-Roch pendant St-Roch XP cet été. Sarah Michel-Brunnemer (voix) et ses « destriers du groove » ont fait vibrer les pavés et nous ont fait danser avec des rythmes bien calculés, des paroles retentissantes de vérité et une présence magnétique. Le groupe inspire l’attention, la lenteur, la douceur et la joie de vivre à travers des chansons à la fois touchantes et dansantes. Brunnemer est clairement un groupe que je planifie aller voir à chaque fois que l’occasion se présente.

Lindigo au Festival d’été de Québec

Lindigo – Photo : Jacques Boivin

Le groupe réunionais n’a fait ni une ni deux pour électrocuter la foule de sa musique chargée d’énergie lors de leur passage sur la scène Hydro-Québec au Festival d’été de Québec. Danser de toutes ses forces pendant une heure complète, peu d’artistes savent me le faire faire : Lindigo est l’un d’eux. La belle énergie de tous les musiciens a rayonné tellement fort qu’il aurait dû y avoir un avertissement de mettre de la crème solaire avant le spectacle, pas qu’elle ne serait pas toute partie avec la sueur inspirée par leur musique enivrante.

Les soirées jazz au Bar Sainte-Angèle

Je ne l’ai pas couvert officiellement sur le blogue, mais les soirées Jazz au Sainte-Angèle sont une de mes sorties musicales préférées dans la ville de Québec. Ça ne manque jamais : quand je cherche à passer un moment doux et inspirant, la chaleur des employé.e.s, des musicien.ne.s et du lieu chargé d’histoire et de douces odeurs de boiseries savent me satisfaire. Le jazz, rarement recherché par les grandes foules, se cache souvent dans de petites enclaves. Quand je le trouve, je m’embarque immanquablement pour une aventure aux confins de mon âme. Le Sainte-Angèle est l’un de ces endroits précieux.

Les choix de Mona Déry-Jacquemin

Saratoga (concert à l’aube) – Le Festif! de Baie-Saint-Paul

Saratoga – Photo : David Sanchez

Avec beaucoup de douceur et au travers des paroles poétiques, le couple à la guitare et à la contrebasse se détachait dans l’aube sur la petite scène. Le noir du ciel laissait place tranquillement au rouge, rose et mauve pendant que les notes et les chants d’oiseaux se dévoilaient. L’écoute régnait parmi les spectateurs qui n’avaient pas dormi pour la plupart. Certains dormaient en petits cocons apaisés.

Les transitions étaient des moments de tranches de vie, servies avec un humour unique et une belle sensibilité. Quelque chose de familier et d’unique. Un bijou musical et d’humains. C’était, honnêtement, un de mes plus beaux shows à vie.

Le 15e anniversaire de Crabe

Crabe. Photo : Nicolas Padovani (archives)

Trois jours, trois sets lists, six groupes différents en première partie dont Hubert Lenoir. Un mini festival de Crabe, soit la plus belle chose du monde. Des découvertes, des surprises, une guitare qui asperge les spectateurs de glue. Un visuel magique par et pour des douces et talentueuses personnes.

Les activités hors-norme du OFF : EMIQ x Yoga, Grand Karaoké et Brunch.

EMIQ x Yoga : Photo – Mathieu Breton

Découvertes, prises de risque et recette de patates de Louis-Solem Pérot. Des moments mémorables où la musique était ludique. Une expérience totale qui change complètement le rapport aux spectacles. Une exploration en musique où je me suis sentie privilégiée de vivre ces instants.

Les choix de Jacques Boivin

Daniel Bélanger – La Noce

Daniel Bélanger – Photo : Adrien Le Toux

Daniel Bélanger et moi, c’est une histoire d’amour qui dure depuis 30 ans. Et croyez-moi, quand on a vu que le légendaire auteur-compositeur-interprète allait se pointer à La Noce, on n’a pas niaisé, on a acheté nos passes sans hésiter. Et même si j’ai manqué ma Lydia Képinski chérie d’amour juste pour pouvoir être à l’avant de la scène, je n’ai aucun regret. Avec son band de jeunes pousses talentueuses, Bélanger n’a joué que des hits. Une succession de chansons que tout le monde connaissait par coeur (même si elles n’étaient pas nées à l’époque de « Rêver mieux »). Bélanger était ému. Les photographes étaient émus. J’ai moi-même pleuré à quelques reprises. Un monument toujours pertinent comme le montre son p’tit dernier « Mercure en mai ».

Meilleur spot pour pogner la COVID ever.

Ariane Roy – Le show spicial au Pantoum

Ariane Roy – Photo : Léo Moffet

L’autrice-compositrice-interprète de Québec s’est payé tout un trip avec son Show spicial au Pantoum. Fraîchement consacrée « révélation de l’année » au gala de l’ADISQ, Ariane est débarquée avec un concert particulièrement électrique (et électrisant), rempli de surprises et tout simplement le fun. Avec un band qui rendrait jaloux n’importe quel artiste québécois, la jeune femme nous a fait chanter et danser pendant une bonne heure et demie. Interprétée avec Lou-Adriane Cassidy, Fille à porter était magique, un moment cathartique pendant lequel rien d’autre n’existait que la grande salle du Pantoum.

Narcisse – La Charpente des Fauves

Narcisse. Photo : Nicolas Padovani

Pour le lancement de son album, Narcisse nous avait invité à un spectacle pas mal particulier qui commençait dès qu’on mettait le pied à l’intérieur. Parcours déambulatoire, plateaux où les performances et les éléments visuels se succédaient, tout était l’occasion idéale de mettre un peu de contexte sur ce qu’on allait voir quelques minutes plus tard.

Le spectacle lui-même était de toute beauté. Peinture, danse, plusieurs plateaux, énergie hors du commun, public parfait (que j’emmènerais partout avec moi), Jorie et ses ami.e.s nous ont fait vivre toute une gamme d’émotions. Ensemble.

Ping Pong Go – Le Pantoum

Ping Pong Go – Photo : Jacques Boivin

Je suis content de ne pas avoir écrit ces lignes à l’avance, comme je l’avais demandé à ma gang, parce que je n’aurais pas pu parler de ce concert de Ping Pong Go. Le groupe spécialisé dans le gamer jazz nous a fait danser non-stop avec une prestation vitaminée et colorée. Avec une participation spéciale de Lou-Adriane Cassidy (coudonc, elle est partout tabarnak) et une utilisation judicieuse de la fameuse harpe laser, on a eu une soirée mémorable pour finir notre année en salle en beauté.

Glass Tiger – Impérial Bell

Glass Tiger – Photo : Jacques Boivin

Mon plaisir (pas si) coupable de 2022, c’est le groupe canadien Glass Tiger qui en est responsable. J’ai beau ne pas carburer à la nostalgie, contrairement à la très grande majorité des gens de mon âge, il y avait ce soir-là des tonnes de souvenirs de mon adolescence (au début, avant que je découvre les Pink Floyd et les Harmonium de ce monde). Quand tu te rends compte que tu te rappelles encore des paroles de Someday ou I’m Still Searching… même si tu ne les as pas écoutées depuis 30 ans… Et j’ai rarement vu un artiste aussi généreux qu’Alan Frew, le chanteur et leader du groupe.

Mentions honorables

Gab Paquet – Impérial Bell : Le show à grand déploiement que tout le monde attendait depuis toujours. Gab a fait danser l’Impérial comme lui seul peut le faire. C’était fou, c’était coloré, Éros était avec nous.

Choses Sauvages – Photo : Jacques Boivin

Choses Sauvages – Musée de la civilisation : C’était juste beau et fou. Avec de telles bêtes de scène, à quoi s’attendre d’autre?

Étienne Coppée – Impérial Bell : Ben oui, une première partie dans notre liste des prestations préférées. Rarement on aura été aussi bien préparé.e.s à recevoir Geoffroy que ce soir-là, où Coppée et sa bande nous ont fait pleurer joyeusement pendant une demi-heure. Les harmonies, la douceur, le bonheur. 2023 va être l’année de Coppée.

Anatole – Photo : Llamaryon

Anatole – Le Pantoum : Niveau sonore réduit, tout le monde joue assis, Anatole qui nous demande le silence pendant une demi-heure (où il est même presque interdit d’aller aux toilettes), on a rarement autant écouté un show que celui-là. Ça tombe ben, on a pu apprécier toutes les subtilités musicales et tripper une fois de plus sur les harmonies (je suis encore stické sur les harmonies, ça paraît tu?)

Lydia Képinski – Le Drague : Reprenez tout ce qu’on a dit à La Noce, faites rentrer ça sur une scène qui n’avait pas présenté de spectacles de musique depuis quatre ans (Anatole), pis dansez avec la reine montréalaise de la pop (chuuuuuuuut, MTL le sait pas encore qu’elle est leur reine, c’est pour ça qu’elle la déteste).

Comment Debord – Photo : Jacques Boivin

Le 10e anniversaire du Pantoum : Trois jours de surprises non stop. Mais des surprises avec que des artistes qu’on aime. Non mais tsé!

Tire le Coyote – Grand Théâtre de Québec : Un premier Fréchette pour Benoit Pinette. On est loin des petits shows intimes de ses débuts. Et pourtant, on a été frappé.e.s de plein fouet par la poésie vivante de l’auteur-compositeur-interprète et par sa musique remplie de tendresse. Comme quoi c’est pas toujours la taille de la salle qui compte!

Gros Mené – Le Festif! de Baie-Saint-Paul : Le pit à sable, c’est l’endroit le plus approprié pour rencontrer le diable. Et icitte, le diable, c’est Fred Fortin (pas la première fois que je dis que c’est lui, le Malin, fouillez dans les archives!). Une crowd aussi possédée qu’Olivier Langevin quand il caresse sa guitare.

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