Nuits psychédéliques, soir 2 : Un son lourd comme une tonne de brique.

Yoo Doo Right – Photo : Léo Moffet

Le 6 mai dernier, la ville de Québec vibrait au son de la musique psychédélique pour une deuxième soirée consécutive, dans le cadre de l’édition 2022 des Nuits Psychédéliques.

En performance ce soir là : Solipsisme et Yoo Doo Right. L’ambiance ce soir là : chaude et explosive. Un résumé de ce soir là : Le rock n’est pas mort. Loin de là. L’événement se déroulait au Pantoum et c’est dans un esprit de total découverte que je suis allé assister à cette soirée.

Solipsisme

C’est dans une ambiance planante que le groupe est accueilli sur la scène. Une ambiance NeoPsychGaze, comme le précise le groupe sur son site web. Ce groupe, il est formé de Francois Lemieux (voix, guitare et synthéthiseurs), Maxime Doyer (voix et basse), Samuel Gaudreau (guitare), Taylor Fitzpatrick Johnson (guitare acoustique et synthéthiseurs) et de William Duguay Drouin (batterie et percussions). Très peu de temps après le début du spectacle, c’est déjà au son des solos endiablés que la tension monte d’un cran. L’entièreté du public embarque aisément dans cette atmosphère psychédélique, plus la complexité des arrangements arrivent à nos oreilles charmées. Et plus la soirée avance, et plus il fait chaud. Et plus il fait chaud, plus ça joue fort. Et plus on aime ça. Des arrangements planants, électriques et qui harmonisent la folie à la technique musicale, tout à fait en accord avec la thématique même du festival. Il s’agissait du premier spectacle du groupe depuis le lancement de leur premier EP homonyme en janvier dernier et je vous suggère de ne pas manquer leurs prochains spectacles, assurément!

Yoo Doo Right

C’est principalement pour cette partie du spectacle que l’organisation nous fournissait des bouchons d’oreille à l’arrivée au Pantoum en nous mentionnant : Attention, c’est « loud » pis ça brasse. Ça résume assez bien la performance livrée ce soir là par Justin Cober (voix, guitares et synthétiseurs), Charles Masson (basse) et John Talbot (batterie). Dès les premières notes, la foule était déjà embarqué dans cette expérience musicale mélangeant les sonorités industrielles, le krautrock et les arrangements complexes qui nous envoyaient littéralement un mur de son en plein visage et ce, durant littéralement toute la durée du spectacle. C’était intense. C’était expérimental. Et toute l’énergie dégagée par les trois musiciens durant la performance ne fut qu’amplifiée par la marée humaine qui se laissait transporter par les lignes de basses lourdes, la section rythmique en puissance et les arrangements guitares/synthétiseurs fascinants.

Je dois avouer avoir bien hâte de découvrir ce que ces deux groupes auront à proposer dans les prochaines années! Une des joies du psychédélique et de l’expérimental, c’est de pouvoir aller dans la direction qu’on veut, avec la musique. Bien hâte de découvrir jusqu’où ces formations sauront s’éclater, pour le plus grand bonheur des auditeurs.

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