(PHOTOS) Margaret Tracteur, Dany Nicolas et Bloodshot Bill à l’Impérial Bell

Dany Nicolas – Photo : Jacques Boivin

Le 27 août dernier, je suis allé faire un petit tour à l’Impérial Bell pour assister au concert de lancement de Dany Nicolas. L’auteur-compositeur-interprète montréalais est venu nous présenter son premier album solo intitulé Rockstar municipale.

Devant un parterre enthousiaste, mais bien calme (faute d’alcool), l’artiste nous a fait pénétrer dans son univers pas toujours propre, mais plein de sagesse.

Ça commence mollo, avec Dany en solo, qui chante ses tounes avec sa voix grave et éraillée. On écoute attentivement, on découvre la poésie simple, mais mauditement efficace de l’auteur-compositeur. Les textes de Nicolas sont imagés, et même si la palette de couleurs peut sembler un brin grise, c’est parce qu’Il pleut toujours dans l’univers du gaillard.

Dany Nicolas – Photo : Jacques Boivin

Après ce petit bout fort intimiste, les autres musiciens (Tonio Morin-Vargas à la batterie et Marie-Anne Arsenault à la basse) montent sur scène, et c’est là que le fun commence. Les chansons de Nicolas prennent du volume (faut ben remplir cette grande scène-là). On hoche la tête un peu plus vigoureusement. On a du fun, et on est bien installés dans l’univers de l’artiste, ce qui rend les petits détours qu’on prend çà et là fichtrement plus intéressants.

Ce fut une belle introduction à l’univers d’un gars qui en a clairement vu d’autres.

En première partie, Margaret Tracteur nous a fait taper du pied (et des mains) avec son bluegrass aux mélodies joyeuses, mais aux textes tantôt niaiseux, tantôt abrasifs. En formule trio violon-banjo-contrebasse, ça rockait sur un moyen temps, et on n’a pas de mal à s’imaginer le parterre de l’Impérial se transformer en gros dancefloor (ça prend encore un peu d’imagination, mais ça s’en vient, ça s’en vient). Du gros fun.

Margaret Tracteur – Photo : Jacques Boivin

On a demandé à l’homme-orchestre Bloodshot Bill de clore la soirée comme il se doit, c’est-à-dire avec plein de flammèches et du monde qui finit par se lever pour danser sur les tounes rockabilly de ce gaillard prolifique qui pourrait jouer pendant des heures si on le laissait faire. L’artiste montréalais était devant un public convaincu, et ça paraissait!

Seul truc bizarre : comme le bar était fermé, tout le monde se souvenait du show le lendemain. « Ouin, finalement, je suis allé voir Bloodshot Bill pis je me souviens de son set. »

Y’a juste au beau milieu d’une pandémie qu’on peut vivre des trucs de même.

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