Primeur : Wouf Wouf – « Dangereuse vie »

Wouf Wouf – Photo : Jessica Rousselle

Oubliez la pop funky, les chanteuses qui ajoutent des accents hip-hop à leurs tounes tristes pis le rap doux. L’avenir est au rock parental (ou dad rock, pour les moins inclusif.ves d’entre nous), aux casquettes Laurentide pis aux vieux garçons ou vieilles filles qui mettent du sel dans leur bière flat.

C’est exactement ce que propose Wouf Wouf (à ne pas confondre avec la pièce d’Yves Sauvageau du même nom) dans son simple Dangereuse vie, premier extrait d’un album qui paraîtra le 15 octobre prochain. Alexis Dionne, Charles Smith et Guillaume Mansour nous lancent des riffs qui rappellent Supertramp (mais Jacques, c’était pas mal piano, Supertramp! PAS GRAVE!), du tapochage de batterie qui bûche, des couplets en falsetto pis des refrains fédérateurs qui s’apprennent par coeur pis qui se gueulent à l’unisson, le lighter levé bien haut, dans un Stade Olympique pas encore fini.

Le genre de décor parfait pour une toune qui parle de décisions difficiles et radicales, de dudes qui sacrent leurs jobs safes, mais plates là pour essayer de rallumer le feu qui nous brûlait le derrière il n’y a pas si longtemps. Le genre d’hymne à la crise de la trentaine qu’on n’attendait plus depuis le dernier show de Styx au Forum et que tous les gars chantent ensemble sur le stage au karaoké.

Là, calmez-vous, c’est juste une toune, avant de lâcher votre job au ministère du Revenu, de vous acheter un Westfalia pis de partir cueillir des bleuets à Girardville avant d’aller faire les vendanges dans la vallée de l’Okanagan, attendez au moins d’avoir écouté la toune et vu le clip ludique réalisé par Katerine DM et tourné au Festival du maïs de St-Damase.

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *