Headache24 – « Able »

headache24
Able
(P572)

Le prolifique quatuor post-punk de Québec Headache24 (Julie Théberge – voix, claviers; Hugo Lebel – voix, guitares; Patrick Lavoie – guitare; Yves Marquis – basse) est de retour avec un microalbum de quatre chansons (et demie) intitulé Able. Quatre chansons et demie sans prétention aucune, quatre histoires aux univers aussi différents que leurs sonorités, et un bref au revoir (d’une quarantaine de secondes) qui donne envie de recommencer l’écoute illico.

Qu’elles parlent de ce papillon aux ailes « bleues multicolores » pris pour jouer les psys, de cette fille seule et incomprise qui est quand même capable de tout faire, de notre incompréhension du monde ou de cette peur du dehors qu’il faut vaincre en lui ouvrant notre dedans, ces chansons sont accueillies avec un p’tit sourire en coin grâce, entre autres, à leurs textes légers, mais bien écrits, et à leurs mélodies simples, mais accrocheuses et arrangées à la bonne franquette.

Pas de chichis, pas de flaflas, juste du rock and roll, comme dirait l’autre. En tout cas, c’est ce qu’on se dit dès les premières notes de Butterfly, chanson qui s’insèrera très bien dans vos listes de lecture de roadtrips. Des fois, ce rock est un peu plus groovy et langoureux, comme sur Able, mais il reste on point. D’autres fois, on a l’impression d’être retourné à la fin des années 1990 (Neve). Et des fois, il mélange un peu tout ça, comme sur la longue Major Mcfearleave, qui vaudrait à elle seule le détour avec ses deux mouvements à l’opposé (début langoureux, fin nerveuse).

Dans le contexte actuel, où rien n’est plus certain après une longue année de confinements/déconfinements/reconfinements qui ne semblent plus finir, Able est comme une (toute petite) bouffée d’air frais. Qu’on soit néophyte ou fan de la première heure, ce microalbum est une petite source de réconfort. On se sent chez soi, dans des univers facilement identifiables qu’on peut s’approprier. Les chansons vont droit au but sans prendre de détours inutiles. Et pourtant, on n’a pas l’impression d’entendre les même quatre tounes (et demie), bien au contraire!

Belle petite oeuvre.

En passant, si l’album est disponible en numérique seulement, il est possible de commander… des cartes postales qui fittent avec l’ambiance!

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