Phoque OFF – 17 février 2020

Louis-Philippe Gingras – Photo : Charline Clavier

Ça a été une grosse journée pour notre équipe en ce doux lundi de Phoque OFF. On a vu pleins d’affaires et on a été à plein de places ; des conférences, des vitrines, des cocktails. Voici notre compte rendu!

Cocktail de lancement : La Centrale Alternative

Patrick Labbé – Photo : Jacques Boivin

Vers 19h30 on s’est retrouvé au QG Socan pour célébrer le lancement de la Centrale Alternative, un nouveau projet de plateforme Web de diffusion, de professionnalisation et de mutualisation des services pour le milieu culturel indépendant. Cette idée qui se concrétise mijote depuis belle lurette dans la tête de Patrick Labbé et de ses collaborateurs, issus du milieu culturel et sensibles aux réalités vécues par ses acteurs. Pour en apprendre davantage et vous garder informés, on vous conseille de faire un tour au https://www.centralealternative.ca/ et d’y laisser votre adresse courriel! 

5 @ 7 route d’artistes – Fou-Bar

Tomas Jensen

Thomas Jensen – Photo : Charline Clavier

Fou-Bar, chaleureux repère de Lili Jodoin, a accueilli un chouette 5 h 20 à 6 h 25… gracieuseté de la tout aussi chouette Fany Rousse et son bébé nommé Route d’Artistes. Premier de trois sympathiques gaillards, Tomas Jensen AKA le paisible globe-trotter argentin s’est élancé en duo guitare-batterie devant une « salle capotée » complètement bondée. Synonyme de son nouveau morceau Acapulco, le Fou-Bar pourrait facilement se renommer « El Loco bares » tellement il faisait chaud. Si l’adresse de la rue Saint-Jean s’est remplie à grande vitesse due à sa rikiki superficie, ce soir-là a été particulièrement somptueux dû à l’écoute des gens du milieu. Pis des beaux gens du milieu, y’en avait au pied carré !

Louis Venne

Louis Venne – Photo : Charline Clavier

Deuxième à « passer au cash », Louis Venne. En toute honnêteté, la voix feutrée du franco-ontarien ne me dit rien qui vaille. MAIS, je dois avouer qu’en faisant abstraction du vocal, son espèce de blues rock est plutôt réconfortant dans le tympan. Mine de rien, Venne et Jensen constituent deux beaux apéritifs pour le cocktail final abitibien qu’a été Louis-Philippe Gingras.

Louis-Philippe Gingras

Louis-Philippe Gingras – Photo : Charline Clavier

OK je l’avoue, je suis en amour fou avec Gingras (ne le dites pas à mes amantes) depuis qu’Hotel Continental fut un single gratuit d’iTunes en 2012. Le Rouynorandien nous a présenté sa dernière galette Tropicale Apocalypse et a rempli sa vitrine avec brio. La formule quatuor alliant clavier, trompette, deux voix, basse, guitare et batterie ont enchaîné avec Barré d’Toronto, Apocalypso (groovy et tropicale à souhait) et Gwendolina. Cette dernière est notamment un hommage aux petites salles qui ferment, mais surtout au défunt Divan Orange. En plus, le dernier couplet est en espagnol, non, mais t’sais ! Pour finir, on a entendu Tape électrique et Tigre Géant. Bref, y’a « pas un chat à shop » mais du monde à messe au Fou-Bar !

Gabriel Tremblay

Fin de soirée chansons – pop – District Saint-Joseph

Hey Major

Hey Major – Photo : Jacques Boivin

Les frères Mickaël et Raphaël Fortin étaient de retour au Phoque OFF cette année sous un nouveau nom: Hey Major. Anciennement connu sous le nom d’Orange O’Clock, le duo de multi-instrumentistes a réchauffé le public encore tout fraîchement arrivé de dehors avec son Elegant rock rayonnant. Dans cette formation, le piano et ses sonorités plus classiques avaient la part belle, tandis que les rythmes du batteur se faisaient dansants ou planants en alternance. Le chanteur, lui, déployait une voix à la fois grave et agile qui ajoutait un brin de soul ou de folk à cette formule simple, mais gagnante. On a même eu droit à un « moment quétaine de frères » pendant lequel les deux musiciens ont joué une pièce à quatre mains, au piano. 

Mort Rose

Mort Rose – Photo : Jacques Boivin

Les gars de Mort Rose ont ensuite envahi la scène avec leurs guitares, leur sax et tout leur swag de cowboys. De la personnalité leur sortait par les oreilles comme du cheez whiz langoureux. Avec une énergie renouvelée, les musiciens de Montréal ont enchaîné leurs ballades de lovers à saveur yéyé et rockabilly pour la deuxième fois à Québec en quarante-huit heures. Et c’est tant mieux, parce que les chansons de Nés pour aimer sont littéralement faites pour se trémousser le popotin, ce qui a fait grand plaisir aux spectateurs crinqués. En guise de finale, le groupe nous a révélé son côté songeur avec Petit matin triste. 

Julien Déry

Julien Déry – Photo : Jacques Boivin

Outre ses lambeaux de chandail et ses comprimés de prozac jonchant la scène, Julien Déry a définitivement laissé sa trace au District Saint-Joseph après son passage bref, mais non moins intense. En quelques minutes, le chanteur a démontré qu’il savait s’installer confortablement dans son rôle de surhomme désillusionné. Sautant, pointant le public, se jetant par terre, il exposait une vaste gamme d’émotions dans un tragi-comique qu’on pouvait comprendre à différents degrés. Les quatre musiciens qui accompagnaient Déry, sobrement vêtus et sans trop prendre de place, assuraient malgré tout une présence essentielle venant amplifier la performance: le côté acéré de leur chanson rock à la Gainsbourg reflétait à merveille l’aspect décapant des compositions de Déry. En tout cas, j’espère que vous ne vous attendiez ni à du Mauves, ni à du Notre Père !

Thierry Larose

Thierry Larose – Photo : Jacques Boivin

Rien de mieux pour clore la soirée que la pop-rock délavée et naïve de Thierry Larose, qui vous prend par la main pour vous amener danser dans les paysages défilants de ses impressions. Cette fois en formule quatuor, l’auteur-compositeur-interprète a présenté des versions plus musclées de ses pièces, autrement habillées de l’atmosphère fragile et feutrée de sa voix. On a plané avec lui de Pompéi jusqu’à l’île à vingt-cinq sous. Et après, Thierry nous a laissés sur un high avec sa reprise de Undone – The Sweater Song de Weezer. Et si vous avez vu Jacques batifoler, vous savez que le groupe nous a vraiment fait passer un beau moment. 

Marie-Ève Fortier

Fin de soirée POP Montréal – Le D’Auteuil

Bronswick

Bronswick – Photo : Myriam Leclerc

Le duo Bronswick a ouvert la soirée avec leur électro pop envoûtante. La salle était un peu timide au début, mais Catherine Coutu et Bertrand Pouyet avaient le don de nous rendre à l’aise avec leurs majestueux chapeaux et leur tuyau de sécheuse lumineux qui donnait un effet visuel vraiment cool sur scène. Sur la chanson Peupler le monde, l’instrumental est devenu un peu plus intense et ça a commencé à bouger dans la salle. Catherine est même venue nous rejoindre pour quelques p’tits moves de danse.  Bronswick nous a laissés sur une chanson rythmée avec des beats plus saccadés, tirée de leur premier album Nuits plurielles

Beat Sexü

Beat Sexü – Photo : Jacques Boivin

Le quintet de Québec Cité était décidément très attendu vu le hype présent dans la salle et la vitesse à laquelle Le D’Auteuil s’est rempli pour la performance de Beat Sexü. Ça a commencé exactement comme on le voulait : sur du groovy-disco-pop-sexu-dansant dès la première toune. Sur la chanson Faire l’am, tirée de leur plus récent album Deuxième Fois, la pièce est devenue un dance floor funky où tout le monde dansait comme s’il n’y avait pas de lendemain. Les jolies paroles sexu-inclusives du groupe sont toujours un baume pour l’oreille, et quand on ajoute ça à leurs rythmes incroyables, on ne peut faire autrement qu’être heureux. 

Le Couleur

Le Couleur – Photo : Myriam Leclerc

La troisième vitrine de la soirée était assurée par le trio montréalais Le Couleur, qui est venu nous présenter sa synth-pop électro sensuelle. Laurence Giroux-Do, Patrick Gosselin et Steeven Chouinard nous ont offert une performance riche et intéressante, intégrant batterie, percussions, claviers, basse, guitare et chants. La musique que Le Couleur a présenté était mélodieuse et dynamique, et tout ça nous donnait le goût de partir entre chums de filles faire une virée dans les tropiques. La chanteuse du groupe est venue rejoindre la foule pour la dernière chanson, alors que le dance party était déjà repogné au D’Auteuil. 

Sophia Bel

Sophia Bel – Photo : Myriam Leclerc

Pour finir la soirée, Sophia Bel est montée sur scène avec ses deux musicien.e.s (Violet Hébert et Francis Duchesne), tout de blanc-mou vêtu. Elle nous a présenté sa version de la chanson Wicked Game, dans son esthétique sonore rafraichissante. Sophia Bel a également interprété des morceaux de son premier maxi Princess of the Dead, telle que la mélodieuse piste Time et l’excellente chanson In My Mind (qui a d’ailleurs un vidéo très cool). On avait beaucoup dansé ce soir-là, et Sophia Bel est venu nous préparer à faire de beaux rêves avec sa douce voix et son attitude super mollo vu l’heure tardive. 

Danaé Maltais

Fin de soirée CHOQ.CA – L’Anti Bar & Spectacles

Sex Machine Octopus

Sex Machine Octopus — Photo: Carbo

Le nombre d’éloges que j’ai reçus envers Sex Machine Octopus ce soir-là ne se calcule même pas sur mes mains ou mes orteils. J’exagère un peu, mais bon, vous comprenez le principe. À deux guitares et deux batteries, la gang de jeunes cool montréalais déménage sur un moyen temps ! Un vieux proverbe asiatique dit d’ailleurs que « deux batteries valent mieux qu’une ». Les protégés de Mandragore me font drôlement penser à du « vieux » Foals, avant que ces derniers vendent leurs âmes (on peut les comprendre) aux radios commerciales. Mon petit doigt me dit qu’on n’a pas fini d’entendre parler de cette pieuvre mécaniquement sexuelle. Well, that’s fucking weird to write, sorry guys. Non, mais sérieusement, belle découverte xx

Renard Blanc

Renard Blanc — Photo: Carbo

Je ne sais pas si c’est parce que le renard est mon animal totem, but god damn que j’adore Renard Blanc. Le trio forestier de la Montérégie (Saint-Hyacinthe, pour être plus précis) a joué un GROS 20 minutes. Partenaire de tournée des sucrés/talentueux gars de Fuudge, Renard Blanc a clairement le potentiel de devenir une sensation post-rock de notre maudite belle province. Leur son est parfaitement balancé entre l’indie lumineux et le grunge sale. Je les verrais bien faire la première partie de Monster Truck, je dis ça, je dis rien. Sous une forte odeur de 17 octobre 2018, le leader (Vincent Lepage) lance : « On est déjà rendu à notre dernière toune, elle dure 10 minutes ». Ça a d’ailleurs été un sapristi de bel élan prog sous une projection de The Shining. Parce que oui, Renard Blanc est clairement digne d’un coup de hache dans une porte.

Gabriel Tremblay

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