PUP (+ NOBRO), Impérial Bell, 23 octobre 2019

PUP – Photo : Marie-Ève Fortier

Un beau spectacle tout en majuscules que la prestation de PUP et de NOBRO pour notre rédactrice et photographe Marie-Ève Fortier, qui en a profité pour se remémorer son passé de fan finie de Vans Warped Tour. Compte-rendu d’une soirée où l’indie-rock rencontrait le punk.

PUP 

PUP – Photo : Marie-Ève Fortier

J’avais hâte, tout de même, de découvrir ce groupe dont j’avais entendu parler lorsqu’il s’était retrouvé sur la liste longue du prestigieux prix Polaris, l’été dernier. Si le punk rock alternatif de PUP pouvait parfois sembler convenu parce qu’il emprunte à la pop, le groupe dégageait néanmoins un enthousiasme contagieux et une authenticité qui a su lui gagner le public. Résultat: dès la deuxième toune, le mosh pit était parti. Les gens scandaient les paroles – ou les oh-oh – avec les quatre musiciens qui se démenaient joyeusement, chantant, sautant, pétant des cordes…Bref, donnant un maudit bon show

Certaines chansons se démarquaient du lot par leur intensité et leur lourdeur, ce qui n’était pas déplaisant sur le plan du rythme du spectacle. Un bel équilibre entre lourdeur, légèreté, rapidité et lenteur (lenteur pour du punk, on s’entend) qu’on retrouve aussi sur Morbid Stuff, le dernier long-jeu du groupe. Il est d’ailleurs intéressant de noter que l’aspect plus indie des pièces ressort davantage sur l’album qu’en spectacle. 

Entre les pièces, le groupe torontois s’efforçait de nous parler en français le plus souvent possible. Ses interactions avec le public nous ont fait découvrir que non seulement PUP sait faire de la musique, mais qu’il se sert aussi de sa tribune pour valoriser l’inclusion et le changement social. En effet, en plus de rappeler que chacun est libre de porter ce qu’il veut et d’être qui il veut, le chanteur nous a invité à faire un don à RAVEN, un organisme de défense des droits des peuples autochtones, au moment de l’achat d’articles à la table de marchandises.

Préférant ne pas faire de rappels, le groupe nous a malgré tout donné tout ce qu’il lui restait pour les deux dernières chansons qui allaient clore le spectacle, et par le fait même leur grande tournée canadienne. 

NOBRO

NOBRO – Photo : Marie-Ève Fortier

Avant que les quatre gars de PUP ne montent sur scène, ils ont laissé le soin aux filles de NOBRO (no-bro, t’a pogne tu?) de réchauffer la foule. L’affaire, c’est que le public n’était pas prêt pour l’aplomb avec lequel les quatre musiciennes balançaient leurs compositions short mais tout sauf sweet, si vous voyez ce que je veux dire. Du vrai headbang material, un lot de compos bien classic rock, blues un peu, punk sur les bords et fascinantes, toujours. Heureusement, après les deux premières pièces, le monde s’est réveillé, s’est rapproché et a pu bien voir de quoi le groupe était capable. 

Que ce soit Kathryn McCaughey à la voix (quelle voix rock, aussi) et à la basse, Sarah Dion à la batterie, Lisandre Bourdages aux claviers (et aux BONGOS!) ou encore leur acolyte Karolane Carbonneau à la guitare, chaque musicienne maîtrisait son instrument et accomplissait prouesse après prouesse sur des rythmes effarants. Moi aussi, si j’avais été les gars de PUP, j’aurais écouté en hochant la tête et en souriant sur le bord de la scène. 

En somme, si vous êtes amateurs de musique qui shread, je vous annonce que NOBRO habite Montréal et que vous devriez saisir votre chance à leur prochain passage dans votre coin de pays.

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