Gabrielle Shonk (+Tamino) – Impérial Bell, 12 septembre 2019

Gabrielle Shonk – Photo : Jacques Boivin

Gabrielle Shonk nous avait préparé un GROS spectacle le 12 septembre dernier alors qu’elle foulait les planches de l’Impérial Bell pour la première fois en tant que tête d’affiche. Ça lui a permis d’achever en beauté une tournée de presque deux ans qui faisait la promotion de son premier album homonyme. Sans compter qu’elle nous a réservé plus d’une surprise! 

Gabrielle Shonk – Photo : Jacques Boivin

D’entrée de jeu, Shonk s’est présentée sur scène en compagnie des musiciens qui figurent sur son disque: Pierre-Emmanuel Beaudoin (batterie), Cédric Martel (basse), Jesse Caron (guitare) et Gabriel Desjardins (claviers).  Entourant la talentueuse artiste pour la première fois depuis plus d’un an, ses compatriotes transpiraient la complicité et le plaisir de se retrouver. 

Alternant entre l’anglais et le français, l’autrice-compositrice-interprète naviguait dans une musique qui affichait clairement ses influences folk – on y reconnaissait les Joni Mitchell et Art Garfunkel auxquels elle a d’ailleurs fait l’hommage d’une reprise – et son mordant soul. Un amalgame original dans lequel s’immisçait même une touche d’électro de temps en temps… 

Gabrielle Shonk – Photo : Jacques Boivin

Et comme si ce n’était pas assez pour satisfaire les spectateurs pendus aux lèvres de la chanteuse (on vous le dit, on n’a jamais vu un Impérial silencieux de même!), Gabrielle Shonk nous a aussi livré, avec le sourire, une ribambelle de nouvelles compositions que sont venus colorer différents invités. Chloé Lacasse et Maude Audet sont venues pour présenter avec elle des compositions résultant d’une expérience commune de camp musical. Alexandre Martel a partagé la scène avec le groupe le temps de chanter et de jouer En équilibre, pièce qu’il a co-écrite avec Shonk. Ensuite, Jesse Mac Cormack et Matt Holubowski se sont succédés sur scène, chacun prenant part sur scène à une pièce sur laquelle ils avaient collaboré. Finalement, l’artiste a invité Peter Shonk (son père! Mélodie, sans le savoir, tu as commencé une tradition) à se joindre à elle à l’harmonica sur The Cliff pour la grande finale d’avant le rappel. 

À chaque fois qu’une entrée ou une sortie ponctuait le spectacle, la musique du groupe prenait un sens différent, ce qui permettait à Gabrielle Shonk d’exploiter pleinement le potentiel de sa voix remarquable et versatile. Si ce spectacle inédit s’avérait être le prélude d’un album à venir, on peut dire à juste titre que ce disque sera en bonne partie défini par le métissage d’influences de ses différents collaborateurs… et par la complicité!  

En terminant, Shonk a voulu faire plaisir à son audience en lui livrant Habit, son premier hit. Puis, elle a conclu la soirée en réinvitant tout le monde sur scène pour interpréter une Sidewalks en version acoustique, où les voix de tous soutenaient la sienne. Une finale bien à l’image de l’ambiance chaleureuse du spectacle, qui s’est déroulé «à la maison» et «comme en famille» selon l’artiste. Et il faut le dire, c’était une impression contagieuse. 

Tamino

Tamino – Photo : Jacques Boivin

Contrastant avec l’aspect collectif et lumineux du spectacle de Gabrielle Shonk, Tamino était venu nous présenter quelques compositions drapées de mystère et de mélancolie. Seul à la guitare, il laissait aller sa voix en volutes tantôt dans le registre grave, tantôt dans l’aigüe, toujours sur un mode assez contemplatif où s’introduisaient de temps à autre quelques grappes de notes évoquant le Moyen-Orient.

Il y avait quelque chose de captivant à entendre cette voix gutturale et habillée seulement de sentiments qui semblaient insatiables. Le portrait était complété par un public ultra-attentif, attablé et qu’éclairait faiblement de petites lanternes, ce qui créait une ambiance propice pour l’introspection.

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