Nuits FEQ : Valaire (+ LaF et Forest Boys) – Impérial Bell, 16 février 2019

Valaire – Photo : Yoan Beaudet

(Photo : Yoan Beaudet – archives ecoutedonc.ca/lesynthetiseur.com)

LaF, de Montréal, arrive sur scène gonflé d’une énergie explosive. Mi-vingtaine et déjà très à l’aise en public. Ils arrivent pratiquement à nous faire oublier qu’aucun des instruments sur la scène ne leur appartient. Trois rappeurs en grande forme et un beat maker. J’ai trouvé dommage qu’on ne comprenne aucune parole, alors que c’est du rap et qu’on sent qu’il y a des histoires, du contenu. Par contre, on a eu une bonne charge de dynamisme. On ressent la belle cohésion entre les membres du groupe, qui s’est formé en 2015. Leur dernier album vaut le détour et il est disponible sur Bandcamp.

Forest Boys, de Québec, prend la relève avec des tenues colorées qui viennent affirmer le style de chacun des boys. J’adore quand un groupe se donne la peine de s’habiller et de monter des chorégraphies. Une belle entrée en scène théâtrale suivie d’une prestation festive du début à la fin et déjà un cran plus solide que la formation précédente. L’expérience parle ici. Le groupe est jeune, mais a beaucoup de métier.  Plusieurs membres proviennent du groupe The Seasons, qui nous offrait déjà beaucoup de plaisir en spectacle comme en vidéo.

Une bonne partie des instruments qui sont sur la scène de l’Impérial Bell en cette Nuit FEQ servira enfin nos oreilles gourmandes. Du piano, des percussions, des tas de percussions, quelques guitares et de la basse, du saxophone pour faire du funk, du disco. Chacun à leur manière, les membres du groupe s’amusent sur la scène. On sent une passion intense émaner de leur présence parmi nous. Ils sont partis pour la gloire avec des pièces étoffées, structurées et toutes plus entraînantes les unes que les autres.

Valaire, qui a vu le jour en 2004 et qui, depuis 2016, a délaissé le Misteur, propose son cinquième opus, Oobopopop, où le groove est roi et la soul est reine. Les cinq membres de Valaire encore ensemble après tout ce temps me font jubiler avec leur attitude, leur habillement de scène. Quelle escalade ce soir! Pas étonnant que ce groupe soit viable et mette le party partout où il passe. La deuxième version du spectacle d’un album sorti il y a déjà près de trois ans, soit en 2016, se voit bonifiée par la rencontre d’Alan Prater, talentueux musicien ayant partagé la scène avec Michael Jackson, The Brooks et bien d’autres. La légende du funk a son blouson Valaire, car il fait partie de la nouvelle tournée. Bêtes de scène? Certain! Ils sont rodés au quart de tour. Leur nouveau spectacle est sexy et funky. Les accents jazz, créoles, soul et funk prennent le pas sur l’électro pop auquel on a été habitué au début de leur carrière. L’apport des cuivres vient également modifier la sonorité globale. Les chorégraphies et les costumes viennent nous surprendre à plusieurs reprises, on aime ça. Et que dire de leur mascotte, qui elle aussi se dandine au rythme d’Oobopopop! C’est fascinant.

Somme toute, un spectacle de qualité internationale pour un groupe qui prévoit un retour en studio en plus de la tournée qui commence. Bravo!

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