Partner – Photo : Jacques Boivin[/caption]
Partner
Je ne compte plus les bons mots que j’ai lus ou entendus à propos du duo ontarien Partner. Le plus récent opus de Josée Caron et Lucy Niles, In Search Of Lost Time, a été encensé par la critique et fait partie des 40 albums de la liste longue du Polaris et le plaisir entourant la power pop du duo est tout simplement contagieux. Accompagnées de deux musiciens, Caron et Niles ont offert une prestation fort sympathique devant un parterre un peu éparpillé (nuages menaçants et Foo Fighters sur les Plaines obligent). En plus de rocker sur un moyen temps (même si la batterie et les claviers sont sur une bande audio), les deux jeunes femmes ont conquis les quelques personnes qui ne l’étaient pas déjà par leurs sourires contagieux ainsi que leurs interventions sympathiques (et pas aussi awkward qu’on aurait pu croire). Musicalement, si vous aimez ça quand ça bouge, quand il y a de la guitare en masse, quand les mélodies sont accrocheuses pas possible et quand il vous est impossible de ne pas taper du pied, voir de danser (on vous a vu, le monsieur grisonnant au t-shirt noir, on vous a vu) pendant une heure, vous allez tomber amoureux de ce duo tout simplement irrésistible. (Jacques Boivin) [caption id="attachment_63994" align="alignright" width="300"]
Frank Turner
Premier de trois, l’anglais Frank Turner nous garroche son folk/alternatif directement sur le menton. Il y a quelques années, on m’a conseillé l’album Last Minutes and Lost Evening (2012) et depuis, il est un des plus joués de ma collection. Sur scène, son groupe The Sleeping Souls et lui ont de l’énergie à revendre. Turner bouge énormément et utilise les planches comme un véritable terrain de jeu. Sur I Still Believe, il demande au public de s’impliquer, par des interventions parsemées de français. Si sa voix se prête à merveille avec son folk entraînant, elle est d’abord et avant tout bridée de punk. C’est d’ailleurs cette tonalité très punk qui le distingue des musiciens similaires. Sa prestance y est aussi pour quelque chose. Rare sont les musiciens qui prennent des bains de foules sur la scène Bell. «I wanna dance and I wanna go far» lance-il avant de s’incruster dans la première rangée. Il faut dire que le rythme Four Simple Words est parfait pour chanter à travers des milliers de festivaliers. Il y a fort à parier que Turner s’est fait de nouveaux amis de notre petit coin de pays. (Gabriel Tremblay) [caption id="attachment_63945" align="alignright" width="300"]
Gaspard Eden
Ça faisait trois jours que je me réveillais en pensant que c’était finalement le soir, ou après quelques années d’attente, j’allais enfin voir le groupe Car Seat Headrest. À défaut d’être mêlée, je suis enfin parvenue à assister à un show qui fut complètement mémorable pour mon cœur de slaqueuse, de la performance de Gaspard Eden, jusqu’au dit show tant attendu. Je sais qu’un spectacle me plaît quand ma tête bouge toute seule sur la musique, et c’est exactement l’effet que Gaspard Eden m’a procuré. Je n’étais visiblement pas la seule, à en juger par l’envoûtement général de la petite foule confortable réunie sous le toit de l’Impérial, à l’abri de la pluie. Les guitares accrocheuses, la voix planante et le tambourin qui nous faisait rigoler par sa façon de nous surprendre dans ses apparitions rigolotes sur scène, créaient une ambiance rock psychédélique d’aujourd’hui qui personnellement m’a énormément plu. Gaspard Eden a donné un excellent spectacle et si vous ne le connaissez pas, je vous conseille de remédier à cela, vous ne serez pas déçus. (Frédérique-Anne Desmarais) [caption id="attachment_63972" align="alignright" width="300"]