Au cas où vous n’auriez pas remarqué, La Source de la Marinière ne présente pas que du punk, du metal, du rap et de l’humour! Il y a aussi de bons shows rock dans la petite salle limouloise et nous avons eu la chance d’en voir un pas piqué des vers en ce vendredi 13.

Alex Burger

Alex Burger – Photo : Charline Clavier

Si le nom Alex Burger ne vous dit rien, on va vous le pardonner. Par contre, peut-être que le groupe Caltâr-Bateau vous sera un peu plus familier… Voyez-vous, Burger est le chanteur-compositeur de la formation. Le voilà en solo, dans une formule qui s’éloigne joyeusement de ce que CB peut évoquer. Joyeusement parce que Burger qualifie sa musique de rock n’ drôle!

D’ailleurs, l’humour ne tarde pas à se pointer… dès son entrée en scène, Burger pointe un spectateur et lui lance : « Toi, t’as les cheveux longs, tu vas aimer ça! »

Musicalement, Burger est résolument rock, mais il n’a pas peur d’exploiter la palette en long et en large : surf-rock, rock de road trip, country-rock, folk-rock, rock psychédélique, slow rock, vous comprenez le topo!

Rien de trop complexe, une livraison simple, mais d’une efficacité exemplaire. Burger maîtrise bien sa plume, qu’il ancre dans son quotidien de Montérégien!

Pour terminer, Burger nous offre un petit cadeau que peu de gens reconnaissent (sauf Emilie Rioux, notre collègue de CHYZ, qui lache un gros YEAH bien senti en reconnaissant cette reprise de Stephen Faulkner).

 

Lockwell

Lockwell – Photo : Charline Clavier

Le groupe de Québec Lockwell a suivi. La formation propose une pop-rock festive qui semble beaucoup plaire aux spectateurs, mais qui, malheureusement, m’a laissé un peu sur ma faim.

Ce n’est pas à cause du (des) chanteur(s), qui ont de maudites bonnes voix, ni à cause des musiciens, qui ont un fun visiblement contagieux sur scène. Y’a beaucoup de soul et de blues dans la musique de Lockwell et c’est bien ainsi!

Je pense que la formation aurait peut-être gagné à jouer avant Burger, qui a un univers quand même similaire à celui de Kearney (même si comme on le verra plus loin, la pause n’était peut être pas superflue).

On va quand même garder l’œil et l’oreille ouverts, parce que franchement, le public avait BEAUCOUP de fun et ça, c’est signe que bibi ici présent n’a pas tout compris ce qui se passait devant lui.

 

Simon Kearney

Simon Kearney – Photo : Charline Clavier

Bon, ce n’est pas la première fois qu’on voit Simon Kearney sur scène, on sait de quoi il est capable! Mais le jeune homme d’origine lorettaine avait beaucoup de nouveau stock à présenter et on avait hâte de voir la direction qu’il allait prendre.

Maniant la basse pour l’occasion, dans une formule trio (où on retrouve Alex Burger), notre auteur-compositeur-interprète aux boucles sympathiques n’a rien perdu de son mordant!

La palette sonore de Kearney s’est grandement enrichie : oui, le gros rock aux accents psychés est toujours présent, mais on y entend quelques pointes de soul, çà et là. Il se permet même de reprendre, en français, le classique Blister in the Sun de Violent Femmes, de mettre un beat électro à Hey Man! (qui sonne assez différemment de ce qu’on avait déjà entendu) et de se transformer momentanément en Britanny Howard (Alabama Shakes) en chantant HAUT et FORT.

Tout ça avec le charisme débordant qu’on lui connaît!