Le plaisir et la bonne humeur étaient à l’honneur au Pantoum le 8 novembre dernier pour le lancement de l’album « Friday Night Coffee » de Bluesmousine. Le quatuor de Québec avait invité toute sa communauté à célébrer la sortie de cette galette faite pour faire la fête, et celle-ci a répondu à l’appel, si on se fie à l’enthousiasme du public! Court récit (et grosse galerie) d’une soirée très colorée et bien arrosée.
Renaud Gratton

La première partie était assurée par le montréalais Renaud Gratton, que certaines personnes connaissent peut-être pour son jeu de trombone. Mais ici, ce n’est pas pour son souffle cuivré qu’on a fait appel à lui, mais pour ses petites chansonnettes fort sympathiques. Accompagné du toujours excellent Guillaume Bourque à la guitare, l’artiste chevronné nous a plongé dans un univers musical qui ne manque ni de textures, ni d’humour. Qu’il parle de Louise, sa thérapeute, ou de champignons sur Mycologie, Gratton nous fait voyager dans des paysages qui oscillent entre la pop un brin psychédélique et les chansons qui pourraient sortir tout droit d’un piano-bar (quoique ça, on va l’attribuer à l’Omnichord qui jouait le rôle du batteur pour l’occasion). Les mélodies de ce chanteur de charme pas encore tout à fait assumé sont accrocheuses pas possible, et l’adaptation de la pièce Easy, de Lionel Richie, dans la langue de Desjardins était particulièrement réussie.
En vlà un qui a fait le plein de nouveaux fans!
Bluesmousine

C’est habillés comme s’ils s’en allaient jouer une partie de balle-molle au parc que les quatre membres de Bluesmousine sont débarqués sur la scène du Pantoum. Derrière eux régnait le paquet de cigarettes géant de la pochette de « Friday Night Coffee », un spot qui aurait été parfait pour les trois choristes, me dit-on à la porte. Le supergroupe composé de Nicholas Jenkins (guitare, voix), Emanuel Gravel (basse, voix), Olivier Laroche (batterie, voix) et du « p’tit nouveau » Dom Pelletier (claviers, voix) nous a balancé banger après banger sous des airs de rock and roll aux teintes très bluesées. Y’a de l’action en masse, comment en témoignent les nombreux solos de Jenkins (qui avait parfois l’air de Marty McFly à la Féérie dansante des sirènes tellement il était dedans) et les petits pas de danse très énergiques de Gravel. Sur le parterre, de nombreux fans qui avaient bien pris le temps d’apprendre toutes les tounes par coeur.
Si on a tout aimé du début à la fin, on a quand même eu quelques moments un peu plus forts, comme cette interprétation irrésistible de Dance Floor, le genre de toune qui aurait tellement été un gros hit sur les ondes de CFLS dans les années 1980. Un véritable air d’oreille tout sucré qui se chante et se danse non-stop. On a aussi eu droit, un peu plus tard, à une petite visite de Maxime Delbecque, qui assurait les claviers dans l’temps. Question de se mettre « in the mood, comme on le dit si bien sur la funky-planante Speed of Light. Et, à la toute fin du show, sur Seashell, on a pu voir un des plus beaux trains (CHOO! CHOO!) de l’histoire du Pantoum… On évalue le taux de participation à 95 %!
On est retourné à la maison, plus que satisfait. On a remis « Friday Night Coffee » sur les haut-parleurs, puis on a remarqué tout ce qu’on n’avait pas noté pendant le show : les brillantes harmonies vocales, les arrangements simples, mais efficaces, les lignes mélodiques qui nous accrochent et les textes qui nous font oublier tous nos problèmes. Le genre d’album « soupe aux légumes avec des biscuits soda » pour l’âme, que tu ressors pour faire ressortir le soleil.
Ça fait juste trop de bien.
Galerie photos









