Y’a des soirées, comme ça, où tu sais qu’il va se passer quelque chose de cool. Comme ce petit samedi 7 mars en soirée au Grizzly Fuzz, où on a eu droit à un bon p’tit show intime au cours duquel les bonnes tounes se sont succédées du début à la fin.
Première surprise en entrant dans la petite salle de la rue Saint-Joseph : le matériel des artistes est sur le parterre, au milieu de la salle. Yep, fidèle à ses habitudes, Population II a décidé de jouer à terre, entouré de ses fans, et Alix Fernz, qui aurait pu jouer sur la scène, a choisi de faire de même.
Une formule qui a ses avantages, on ressent davantage chaque note jouée quand on est collé sur les amplis, mais elle a également ses inconvénients, parlez-en aux personnes de moins de six pieds qui n’étaient pas directement en première rangée!

C’est donc Alix Fernz qui a lancé les hostilités avec une première partie plus que généreuse. L’auteur-compositeur-interprète et bête de scène a bien sûr fait la part belle à ses compositions de l’album « Symphonie publicitaire sous influence », un méchant beau record, soit dit en passant, et il a rapidement mis un public plus qu’attentif dans sa petite poche d’en arrière. Tout ça dans une ambiance post-punk aux accents new wave qui a réussi à convaincre les rares personnes qui n’étaient pas déjà fans. Ça partait bien la soirée, ça!
À l’entracte, les nombreuses personnes massées près du bar ont pu s’avancer près de la scène vide, et tout à coup, on respirait un peu mieux en arrière. Une chance parce qu’il faisait déjà chaud (on soupçonne que les amplis de Pop II peuvent chauffer une petite maison en hiver).

Quand les membres de Population II ont pris place sur le tapis qui allait être leur « scène », tout le monde a de nouveau cessé de parler pour écouter attentivement le rock riche et complexe du trio. C’est pas compliqué, chaque fois que j’entends le groupe, j’attrape au vol de nouvelles textures qui étaient pourtant là depuis le début. C’est ça, le fun de voir un excellent band, on se tanne pas parce que chaque écoute a son lot de surprises.
On a bien sûr eu droit à quelques pièces de l’incroyable « Maintenant jamais », finaliste au Polaris l’année dernière, mais le trio s’est vraiment promené dans son répertoire (qui commence à être assez riche), offrant même quelques morceaux de « Gimmicks » (le prochain EP qui sort au début avril). Une vraie soirée greatest hits psych-rock où on a eu un peu de tout : du rock qui décoiffe, des morceaux langoureux qui se promènent dans les airs tels des tapis volants, avec la voix très sixties de Pierre-Luc Gratton (qui assure aussi la batterie) et les couches de guitare, de basse et de claviers de Tristan Lacombe et Sébastien Provençal.
Même si, de mon point de vue un peu lointain, je ne voyais pas grand-chose, je me suis laissé transporter par la musique du groupe et j’ai passé un fichu de beau moment.
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