Je suis un imposteur! Le 6 mars dernier, je me suis retrouvé dans un show sold-out d’un band que je ne connaissais pas vraiment. Bien sûr, depuis toujours je vois passer le nom We Are Wolves mais je n’ai jamais trop porté attention. N’empêche, on est réunis au Pantoum pour célébrer les vingt ans de l’album « Non-stop je te plie en deux », j’ai donc fait mes devoirs et je l’ai écouté pendant que je me rendais au spectacle. Pourquoi n’ai-je pas écouté ça plus tôt, c’est bon en s’il-vous-plaît! Mais bon, avant de se jeter dans la gueule des loups, on avait droit au premier show du trio Interdit les Chiens. Une belle soirée à thématique canidée en perspective, à mon arrivée au Pantoum on m’avertit que ça va être particulièrement loud comme spectacle, les bouchons sont de mise.
Interdit les Chiens

Mais qui c’est que c’est ça Interdit les Chiens? La présence du groupe en première partie a été annoncée le 25 février, la page Instagram du trio, elle, semble exister depuis le 30 janvier seulement, on parle donc ici d’un projet tout neuf, tout frais. C’est une formation qui regroupe trois habitués de la scène avec Charles Blondeau à la batterie (Mauves, Babylones, Barrdo), Simon Trottier à la guitare (Timber Timbre, Last Ex, Ferriswheel) et Cédric Martel à la basse (Mauves, Apophis et accompagnateur de 50% des artistes de Québec). On nous propose un noise-rock majoritairement instrumental, bien que Charles et Cédric poussent quelques notes vocales par moment. On sent très bien l’expérience derrière les trois gaillards, les chansons rentrent au poste sur un moyen temps. Un album serait en préparation et devrait sortir quelque part en 2026, on a bien hâte d’en entendre davantage.
We Are Wolves

Je ne sais pas ce que vous écoutiez comme musique il y a vingt ans mais de mon côté, du haut de mes quinze ans, je n’écoutais pas ça du We Are Wolves. À voir l’engouement des gens sur place, c’est clairement quelque chose qui manquait à ma culture. À ma première écoute, à bord de la 28 entre Limoilou et St-Roch, j’y trouve certains des éléments qui m’ont charmés dans la musique de Galaxie, que j’ai également commencé à écouter sur le tard. C’est-à-dire un rock assez pesant qui s’appuie sur un côté électronique où on ne sait pas si on doit partir un moshpit ou tout simplement danser sa vie. Chose certaine, la troupe d’Alexander Ortiz (voix, guitare et basse), Vincent Levesque (synthétiseurs, boite à rythme et guitare) et Pierre-Luc Bégin (batterie) sait mettre le party dans la place. La température ne fait que grimper à l’intérieur du Pantoum alors que le public semble vivre sa best life.
C’était un spectacle annoncé comme étant le vingtième anniversaire de « Non-stop je te plie en deux » mais c’est davantage une rétrospective de l’ensemble de la carrière de We Are Woves, d’ailleurs la scène était truffée d’éléments visuels faisant référence aux différentes tournées et aux différents albums. Même qu’à un moment Alexander s’attache un énorme crâne aux couleurs du groupe dans le dos pour une pièce. Le crâne est tellement gros qu’il doit chanter penché pour ne pas trop accrocher le plafond!
C’est à ce moment que je me dois de lever le voile sur la supercherie je crois bien. Depuis le début de ce texte, je me décris comme un véritable néophyte du groupe, mais je dois l’avouer, j’ai vu le trio en show au FME 2025! Ce qui se passe au FME reste parfois au FME, mes souvenirs de cette soirée sont assez flous. En plus, avide de nouveautés musicales que je suis, j’ai écouté le dernier opus « Nada » à sa sortie tout de même. J’étais d’ailleurs bien heureux d’entendre au Pantoum la pièce Attention, clairement ma préférée de ce disque. Bref, une chose est sûre, je m’en veux de ne pas avoir porté davantage d’attention envers We Are Wolves par le passé, je m’engage à ne pas manquer les prochains shows à Québec!
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