Le volet spectacles du Phoque OFF c’est cool, mais nous ce qu’on aime le plus c’est le volet vitrines. Ça nous permet de voir ou revoir des projets québécois en pleine effervescence, mais aussi de faire quelques découvertes d’artistes venus d’ailleurs, parfois seulement pour jouer vingt minutes dans le froid de février. Sandwichés entre Pure Carrière et Patche se trouvaient deux prises internationales dénichées par l’organisation du festival, soit Pons de New-York et Jean-Paul Groove de Bruxelles.
C’est d’abord les deux formations québécoises qui m’avaient attiré au Pantoum pour la première soirée de vitrines, c’était d’ailleurs la première fois que je voyais la nouvelle formation de Pure Carrière alors que Jean-Michel Letendre-Veilleux est désormais entouré de Clara Dahlie, Raphaël Laliberté-Desgagné, Simon Paradis, Jean-Étienne Collin-Marcoux et Cédric Martel. Une grosse collection de musicien.nes qui n’ont plus besoin de présentation à Québec. Les pièces du nouvel album sont fort efficaces en spectacle. Une belle introduction à l’univers de « Vision 2 L’enfèr » mais on en aurait définitivement pris plus que ces vingt petites minutes.
Du côté de Patche, c’était le dernier spectacle pour Étienne Dupré au sein du groupe. Fidèle à son habitude, la formation instrumentale à su mettre le party au Pantoum. Patche c’est toujours une valeur sûre, il faut dire que le dernier album « Mode » est particulièrement fait pour faire exploser les planchers de danse. On y retrouve bien sûr un côté psychédélique et expérimental qui fait la renommée du groupe mais avec un peu plus d’accent sur les déhanchements.
Mais avant ça il y a eu la découverte de Pons, divulgâcheur ce fut mon coup de cœur de cette douzième édition du Phoque OFF. Seulement deux personnes se présentent sur scène, un duo batterie et synthés/voix. Une grosse claque dans la face après le doux de Pure Carrière, avec un son dance-punk électronique ravageur. Le chanteur est dur à suivre tout en étant particulièrement expressif, on dirait un peu la combinaison d’Iggy Pop et Rox Arcand. Honnêtement, c’est assez dur de mettre en mots ce que ce duo m’a fait ressentir, mais j’ai tout aimé!
Si je croyais reprendre mon souffle avec un groupe groovy tranquille, eh bien je faisais erreur alors que Jean-Paul Groove est tout aussi intense que la formation précédente. Leur premier EP se nomme « Violent Party Music » et ça décrit tellement bien le son et la vibe qui se dégage lors de ce show. On retrouve un autre excellent descriptif sur la page Bandcamp du EP : Jean-Paul Groove est un esprit punk dans un corps funk. Ça dépeint parfaitement ce dont on a été témoin le 15 février dernier. C’était vraiment impressionnant de voir l’énergie qui se dégageait du trio!
Première soirée de vitrines, deux découvertes coups de cœur, c’est une méchante belle moyenne pour cette douzième édition du Phoque OFF! J’ose seulement espérer que les diffuseurs et festivals d’ici ont été autant époustouflés que moi par Pons et Jean-Paul Groove et qu’on pourra les revoir prochainement au Québec pour des prestations complètes! En attendant, il y a fort à parier que ce n’est pas les occasions qui vont manquer d’attraper Pure Carrière ou Patche sur une scène près de chez vous!
Galerie photos













