Lou-Adriane Cassidy – Photo : Jacques Boivin

Cette inconnue récipiendaire de douze Félix remplit l’Impérial Bell deux soirs de suite!

29 janvier 2026

Maxime Beaulieu

Jacques Boivin

Si, comme moi, vous n’avez pas eu la chance de voir le spectacle grandiose pour « Journal d’un loup-garou » (Louga pour les intimes) de Lou-Adriane Cassidy,au moins nous pouvions nous reprendre avec le show de son deuxième opus de 2025, « Triste animal » (Trista pour les intimes). Encore fallait-t-il être assez rapide pour obtenir des billets puisque les deux représentations à l’Impérial Bell affichaient complet depuis bien longtemps déjà. À lire les commentaires après le gala de l’Adisq, c’est surprenant de voir autant d’engouement pour cette artiste que « personne ne connaît ». Qu’à celà ne tienne, nous, ça fait longtemps qu’on la connaît et on est particulièrement fièr.es de l’évolution de cette grande Limouloise. On a donc pu assister au premier des deux soirs à l’Impérial, on vous raconte ça.

Valence

La première partie pour la série de deux concerts était assurée par Valence, un autre artiste bien de Québec. Vincent Dufour apparaît sur la scène accompagné de Joey Proteau aka Gaspard Eden, tous deux munis de leurs guitares. Valence en show, habituellement, ça sonne, il y a énormément de layers et d’instruments. Cette version épurée en duo est fort agréable, du Valence tout en douceur, mais qui captive l’attention. J’avais peur de déranger en buvant mon gin tonic tellement c’était silencieux dans la grande salle. Évidemment, cette musique a tout pour plaire aux fans de Lou, en fait à entendre les réactions il n’y a pas tant de monde que ça qui faisait sa découverte pour la première fois! Une splendide ouverture tout en légèreté qui a passé beaucoup trop rapidement, même que ça faisait malheureusement encore la file au vestiaire à la fin des quelques chansons de Valence.

Lou-Adriane Cassidy

On fait bien des blagues sur la réaction des personnes « fières » de ne pas connaître Lou-Adriane Cassidy après son triomphe Felixien, mais sérieusement, quel parcours sensationnel pour l’autrice-compositrice-interprète de Québec! Remplir l’Impé deux soirs de suite, ce n’est pas rien, une troisième date aurait sans doute été aussi populaire. L’artiste avait suggéré un dress code bleu Québec pour les deux soirs consécutifs, c’était beau de voir tous ces gens de bleu vêtus. C’est Valse frustrée qui débutait le concert tout en douceur avant de réveiller la bête avec Entre mes jambes. Bien sûr, Lou était entourée de son groupe tout-étoile composé de Mariève Harel-Michon (choeurs et claviers), Thierry Larose (guitare), Vincent Gagnon (claviers et synthétiseurs), PE Beaudoin (batterie et percussions) et, évidemment, Alexandre Martel (basse, guitare et mise en scène).

On a beaucoup entendu parler du clivage entre la culture québécoise présentée dans les médias traditionnels et celle écoutée par les jeunes via des médiums alternatifs, mais force est d’admettre que Lou-Adriane plait à tout le monde, à voir la grande diversité dans la foule. Bien sûr, les plus jeunes sont majoritaires et chantent définitivement plus fort. Ce n’est pas un spectacle à aussi grand déploiement que celui pour « Louga », mais ça n’en fait clairement pas un show plate pour autant. Cassidy nous avoue que le plus dur dans la préparation du spectacle était de choisir les tounes, alors « on a choisi de garder les bonnes », lance-t-elle avant de performer la fabuleuse Cours, Cora, cours issu de l’album de janvier 2025. Un programme chargé de plus de vingt pièces toutes aussi magnifiques les unes que les autres, dont Ça va ça va, cette splendide chanson de 2017 qui m’a fait découvrir l’artiste.

Bien sûr, je pourrais passer tous les synonymes possibles pour décrire ce grand spectacle mais je vais plutôt m’attarder sur un point en particulier qui m’a marqué, soit l’éclairage tout au long du concert qui était tout simplement parfait et permettait de transmettre à merveille les émotions des différentes chansons.

Une soirée remplie de grandes chansons et de grosses émotions, on sentait l’artiste de l’année particulièrement émue de jouer à la maison devant cette première de deux salles combles. Il n’y a aucun doute face à l’engouement qu’elle crée et l’amour du public envers elle. C’est à se demander où jouera-t-elle dans le futur? Les Plaines? Probablement dans les prochaines années. Sinon, il restera toujours le Centre Vidéotron. En attendant on va se souvenir longtemps de ce passage dans la « petite » salle d’environ 900 places. Et bien sûr, VIVE LA MUSIQUE QUÉBÉCOISE!

Galerie photos

VOUS CHERCHEZ QUELQUE CHOSE?
Événements à venir
23 janvier 2026

Impérial Bell

31 janvier 2026

Grand Théâtre de Québec – STUDIOTELUS

7 février 2026

Impérial Bell

8 février 2026

Impérial Bell

10 février 2026

Grand Théâtre de Québec – Salle Octave-Crémazie

Écoutez vos radios communautaires et universitaires locales

CAMPAGNE DE RECRUTEMENT
H-2025

On est à la recherche de rédactrices et de rédacteurs bénévoles pour ne rien manquer de la saison complètement folle qui s’en vient.

Si c’est quelque chose qui t’intéresse, on t’invite à te joindre à notre équipe de passionné.es.

Oui, c’est 100 % bénévole. On fait ça pour le trip, aiguiser notre plume, assouvir notre curiosité ou redonner à des artistes qu’on aime beaucoup.

ESPACES PUBLICITAIRES À LOUER!

Vous avez décidé d’arrêter de donner votre argent à Meta et Google et de dépenser vos budgets publicitaires localement?

Nos espaces publicitaires sont là pour vous! Si vous visez une clientèle mélomane, ouverte, curieuse, qui dépense l’argent qu’elle a (ou pas) dans la culture, nous sommes un partenaire de choix. En plus, on coûte pas cher!

On prépare une grille tarifaire intéressante et on vous revient.

(Oui, on va avoir des tarifs spéciaux pour vous, les artistes!)