Commission brassicole de Saint-Casimir, jour 1 : grand coup d’envoi

Les Louanges – Photo : Marion Desjardins

C’est au cœur de la municipalité de Saint-Casimir, à 45 minutes de Québec, que se déroule chaque année la Commission brassicole organisée par la Microbrasserie Les Grands Bois. Pour cette 7e édition, ils ont choisi d’investir l’espace entourant la microbrasserie en y installant des scènes extérieures, plusieurs kiosques ainsi qu’un espace parc avec tables et hamacs. Bref, tout ce qu’il fallait pour un trois jours de festivités pour toute la famille avec au menu spectacles, cirque, tours de magie, nourriture et – bien sûr – beaucoup de bière! Compte-rendu de cette aventure festivalière – partie 1. 

Vendredi 17 juin

C’est sur un ciel variable laissant percer le soleil que le coup d’envoi de la Commission brassicole a été donné. La pluie intermittente n’a pas découragé les festivaliers qui affluaient déjà pour se commander de délicieux tacos ou encore pour jouer une partie de pétanque sur le bord de la rivière Sainte-Anne, avant le début des spectacles. 

Odeur de swing – Photo : Marion Desjardins

En remplacement de la fanfare qui était annoncée, c’est Odeur de Swing qui a lancé le bal avec son jazz jovial et dansant. Formé de Geneviève Duval (trombone et voix), Johannes Gröne (clarinette, saxophone et voix), Frédéric Brunet (banjo, guitare et voix), Thierry Sterckeman (contrebasse et voix) et Fabrice Métivier (batterie), le groupe était accompagné par leur invité Jer Carrier au vibraphone. L’ensemble pigeait dans le vaste répertoire jazz de la première moitié du XXe siècle, allant de l’élégance du swing des années 30 jusqu’au blues du delta. Si chaque pièce jouée par le groupe a permis d’apprécier le talent des musiciens à se démarquer tout comme à dialoguer musicalement, on a pu sentir que ce sont les chansons comme Exactly Like You et les airs à la saveur de la Nouvelle-Orléans qui ont le plus charmé les spectateurs. Il ne manquait que des danseurs-euses de swing! 

Le Couleur – Photo : Marion Desjardins

Le Couleur a enchaîné avec toutes ses nuances de disco. Le trio, composé de Laurence Giroux-Do (chant), Patrick Gosselin (basse) et Steeven Chouinard (batterie), était encore une fois accompagné par Jean-Cimon Tellier (guitare – c’est lui qui fait le maudit bon solo sur Désert, tsé), ainsi que par Philippe Beaudin (percussions) et Olivier Salazar (claviers). En réponse au temps devenu gris, Le Couleur a pigé dans tous ses albums pour nous a offrir un set ensoleillé et boosté aux vitamines. Avec des transitions de feu, une présence scénique toujours aussi surprenante et même des cascades, le groupe a progressivement fait lever le party, un pari qu’ils parviennent à tenir over and over again.

Entre deux spectacles, les festivaliers en ont profité pour aller se chercher une bonne bière. Le vendredi soir, c’étaient les Grands Bois qui étaient sous les fûts de la rampe (si vous me permettez le jeu de mots). Tant à l’extérieur qu’en fin de soirée au DJ set, on a pu découvrir leur chouette sélection de bières où prédomine la IPA.

Choses Sauvages – Photo : Marion Desjardins

Retour à la scène principale : dès leur foulée des planches, les membres de Choses Sauvages ont reçu un accueil chaleureux d’un public visiblement prêt à danser sur leurs nouveaux tubes aux saveurs italo-disco et kosmiche (pour ceux pour qui ça ne voudrait rien dire, dites vous que ça se danse en tabarouette et que ça fait l’effet d’une transe – c’est à peu près ça). Les spectateurs ont d’ailleurs été servis dès les premières pièces, avec Homme-machine et Vague. Sur scène, ces nouveaux titres se défendaient aussi bien que sur l’album, alors qu’on y sentait encore plus la force des voix réunies de Félix Bélisle (voix principale), Tommy Bélisle (claviers), Philippe Gauthier-Boudreau (batterie), Thierry Malépart (guitare, claviers), et Marc-Antoine Barbier (guitare). 

Après un départ en lion, les musiciens du groupe et leur bassiste Charles Primeau ont souffert quelque peu des aléas du spectacle en extérieur: entre deux cordes de guitare qui lâchent une après l’autre et les séquences qui font des siennes, le groupe a dû naviguer les difficultés pour mener les spectateurs à bon port, au pays de la danse! Il faut dire que Choses Sauvages ne sont pas des entertainers nés de la dernière pluie, alors après quelques allées et venues dans la foule et autres party tricks, ils avaient suffisamment cuisiné le public, qui était prêt à s’enflammer à nouveau dès les premières notes de Valse des trottoirs. Le tout s’est terminé en apothéose presque métal avec Félix Bélisle – alias Carl – qui screamait et la foule qui en redemandait malgré la pluie battante. 

Photo : Marion Desjardins

Un grand vent froid s’est levé juste avant Les Louanges, mais les spectateurs ont tenu le fort. Réfugiés sous les chapiteaux quelques minutes avant l’arrivée du groupe, ils sont revenus nombreux se masser devant la scène pour ce qui s’annonçait être le coup de grâce de la soirée pour plusieurs. Si Vincent Roberge (voix, guitare) a donné tout un spectacle du début à la fin de la soirée avec le magnétisme et le charme qu’on lui connaît, une autre forme de magie s’opérait aussi sur scène, sous les doigts experts de Gabriel Godbout-Castonguay (claviers), Pierre-David Girard (basse), William Côté (batterie) et Félix Petit (synthétiseurs, flûte traversière, saxophone). Ce combo explosif donnait naissance à un groove accrocheur aux contours bruts qui ne nous donnait pas d’autre choix que d’y aller à fond, nous aussi. 

Après les spectacles de la scène principale, les festivaliers encore motivé-e-s étaient invité-e-s à entrer au vaste 2e étage de la microbrasserie – qui accueille habituellement des spectacles – pour un DJ set s’étirant jusqu’aux petites heures du matin. Une brochette de DJs (DJ Sixtopaz, DJ Julie, DJ Maintenant et DJ diaspora) nappés de volutes de fumée était responsable de mettre de l’ambiance, ce qu’ils ont fait en pigeant dans une variété éclectique de styles, passant de la fièvre latine au drum and bass, en passant par le reggaeton ou encore le trap. Si certains styles étaient moins abordables que d’autres en termes de danse ou de niveau d’énergie, c’était intéressant de vivre la découverte continuelle de nouvelles pièces au lieu de ré-entendre les classiques habituels de fin de soirée. 

Plusieurs festivaliers sont ainsi repartis satisfaits de leur expérience à la commission après le premier soir. Plusieurs autres – nous compris – sont restés pour la deuxième journée de festivités qui, si elle s’annonçait froide, promettait aussi d’être musicalement réussie. Pour savoir comment ça s’est déroulé, il suffira de lire notre deuxième compte-rendu à paraître bientôt!

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