Gab Bouchard – « Triste pareil »

Gab Bouchard
Triste pareil
(Grosse Boîte)

Dès la sortie de ses deux premières monoplages, Gab Bouchard avait piqué la curiosité. Ceux qui ont eu la chance de voir sa vitrine au Phoque Off savaient que Triste pareil serait tout simplement de la bombe.

L’album réalisé par Olivier Langevin (Galaxie) propose un ensemble de textes semblable à une longue lettre d’amour qui aurait été composée après une rupture. Il nous fait voyager au travers différents styles de la même façon qu’une peine d’amour nous propulse dans un lot d’émotions. Les morceaux s’y répondent comme se succèdent les différentes étapes du deuil amoureux dans la tête de l’auteur, s’attardant tout particulièrement sur le déni, la culpabilité, et bien entendu, la tristesse. Et si la légèreté et l’entrain transcendent de la trame musicale de chansons comme Tu m’connais trop bien, on y découvre les mots d’un homme ébranlé, parce qu’on s’en rappelle, l’album est triste pareil.

J’ai pensé avoir l’air fort
Faire comme si nous deux c’était rien
Si tu m’voyais brailler au bar
Tu comprendrais que j’vais pas bien
J’ai voulu mourir, mais j’ai pas le droit

Tu m’connais trop bien

Il est indéniable que Gab Bouchard a traversé une sacrée passe sombre, à se demander Yé passé où l’soleil. De cette belle fragilité a jailli un contenu percutant de sensibilité provoquant une connexion émotive avec l’auditeur qui ne peut que lui être empathique. Il peut nous faire ressentir une profonde mélancolie ou bien nous confronter à cet état d’impuissance laissé par la perte d’un amour encore vibrant. Une chose est sûre, il ne nous laisse assurément pas insensible.

Dehors c’est blanc dehors c’est mort
Là j’ai pu l’temps j’suis déjà en retard
J’ai pas fait fondre la neige encore
Le printemps recule de mon bord

Y fait tellement froid quand t’es pas là
J’ai peur que l’hiver gagne sur moi
Pis j’ai même pu d’blé pour m’acheter du pain
J’pense qu’le bonheur se câlisse de moi

L’hiver se meurt

Musicalement, le contenu proposé joue sur l’ambiance, créant un univers propre à l’album. On y meuble les différentes sphères musicales permettant d’en faire des trames complètes. En arrière-plan se retrouve différents instruments garnissant et enjolivant les morceaux pour leur donner une touche de magie supplémentaire. On y alterne la guitare électrique et acoustique, donnant à chaque chanson sa propre couleur. Et si les influences pop-rock se démarquent sur plusieurs pistes, il est impossible de ne pas se laisser imprégner du country-folk bien marqué de Tête Vide.

Espérons que le cœur en rémission de Gab Bouchard a retrouvé l’envie d’aimer. Pour notre part, on pourra lui ouvrir nos cœurs lors du lancement prévu à L’Anti Bar & Spectacles. Encerclez donc le 12 mars sur votre calendrier (ou votre Google agenda) parce vous ne pourrez qu’être charmé à l’écoute de ce petit bijou!

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