Flore Laurentienne – Grand Théâtre de Québec, 7 novembre 2019

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Si le Grand Théâtre se refait une beauté depuis quelques temps, le tout nouveau studio est fin prêt pour accueillir une série de spectacles uniques. En toute gratuité (à condition de commander une bière cheap ou un Pineau de Charentes), le concept « cabaret » qu’offre le GTQ est disons… original, surtout pour Flore Laurentienne. Véritable savant mélodieux, Mathieu David Gagnon et son ensemble nous dévoilent, en grande primeur, son introspection musicale des plus captivantes.

Artisan oeuvrant dans « l’ombre » de sa soeur Klô depuis plusieurs années, c’est maintenant à son tour de se retrouver sous les projecteurs. En toute intimité, l’excursion neoclassico-électronique à travers la Flore Laurentienne dépasse les 60 minutes, au plus grand plaisir des aventuriers auditifs. Sur les planches, nous retrouvons deux violonistes (Fanny Frésar et Mélanie Bélair), une alto (Ligia Paquin), une violoncelliste (Marianne Houle) ainsi que Sylvain Deschamps et Antoine Létourneau-Berger respectivement aux claviers et percussions. En chef d’orchestre, contrôleur et amplificateur, Gagnon dirige son ensemble, campé derrière ses synthétiseurs. 

Flore Laurentienne – Photo : Charline Clavier

Dès les premières sonorités, l’écho et la diffusion du son vers l’arrière de la salle est frappante… c’est un véritable raz de marée agréablement soporifique dans nos oreilles attentives. 

Purement instrumentale, Flore Laurentienne fusionne à merveille l’organique à l’analogique. 

Décrire son style par un terme sobre comme néo-classique ne rendrait pas honneur à toutes les subtilités de son oeuvre. 

Jouant son album en entièreté, on obtient au passage quelques brèves descriptions des pièces du compositeur, comme une introduction à la musique baroque. Débutant cet immersion classique, gracieuseté du violon alto de Ligia Paquin, La répétition s’amenuise pour l’avènement d’une transition électro presque industrielle. Bref, la juxtaposition entre Fugue et Route est un véritable délice dans les tympans. À l’audio, vous essayerez de jouer au DJ en les enchaînant. 

Orchestralement cinématographique, les trames sonores de films culbutent dans l’imaginaire collectif, de Max Richter à Hans Zimmer en passant par Nils Frahm et Olafur Arnalds. 

Évidemment, les influences de ses réalisations font surfaces à quelques reprises. Des effluves de l’Étoile Thoracique s’entendent sur la finale.

« On va en faire une du prochain album… après on vous laisse tranquille. »

Après Pelgag et L’OSQ le mois dernier, ce n’est pas peu dire, Charline Clavier (kodak magique) et moi sommes littéralement choyés en matière de jeudredi exclusivité.

« Tout est dans toute », comme on dit!

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