Plume Latraverse – Grand Théâtre de Québec, 30 octobre 2019

Plume Latraverse – Photo : Jacques Boivin

Avec le Trio Laid, Plume, représentant incontestable de la contreculture québécoise, va nous bercer et nous brasser toute la soirée. De ce fait, on va se demander « Séquelles qui va nous chanter ». On aimerait bien entendre ses 272 chansons dans un seul spectacle, mais faut consommer le mieux possible et s’étancher la soif diligemment. Pour combler les mongols présents ce soir-là, (on était pas mal nombreux), Plume va faire quelques-unes de ses pièces les plus connues et les enchainer sans nous permettre d’applaudir. C’est une belle façon de nous en donner plus. Il inclut parfois des medleys en ouverture ou en conclusion d’une partie. Il me fait plaisir en jouant des pièces moins connues et j’adore quand il dit « Tais-toi » tout doucement. On ne sait pas s’il est gentil ou pas, mais c’est efficace et il en profite pour nous souffler qu’il va finalement en faire à sa tête. La qualité des textes, des jeux de mots et parfois la simplicité des moments décrits n’est plus à vanter, mais on peut littéralement l’apprécier. Lit vert, La piste cyclable et Ainsi soit-il ne sont que quelques exemples de ses chansons qui révèlent une observation détaillée de la société. Une vision et des constats qui diffèrent des masses et qui l’exposent à la critique. Comme à mon habitude, je ne vais pas dévoiler en détail la liste des pièces choisies, surtout qu’il est en début de tournée.

Plume Latraverse – Photo : Jacques Boivin

La musique! La musique n’est pas seulement un bruit de fond, un accompagnement. C’est une partie interne et viscérale. Le Trio Laid, c’est Grégoire Morency à la basse et Jean-Claude Marsan à la guitare et voix. En prime ce soir, Donald Meunier, venu prêter main forte à Jean-Claude Marsan, blessé au doigt d’honneur. Ce dernier aime certainement son travail. Il très expressif et vraiment agréable à observer habiter les récits, les rythmes. C’est une belle équipe, complice avec Donald Meunier, qui livre admirablement la marchandise!

L’idée de revisiter certaines chansons, de les faire connaître ou reconnaitre, de le faire plutôt que de ne pas le faire, nous permet de passer un excellent moment culturel nulle part ailleurs qu’au grand Théâtre de Québec. Reste à voir si les prochains spectateurs auront droit eux aussi à deux rappels!

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