Guide préparatif au pèlerinage en banlieue – Santa Teresa 2019

Klô Pelgag au festival Santa Teresa 2018 – Photo : Julien Gagnon

«Tous en terre sainte!» – Un croisé se dirigeant vers Jerusalem en 1202

«Hé yo man! Es-tu down pour Yung Lean à Sainte-Thérèse?» – Un Keven lavallois en 2019

Tu conserves tout ton petit change pour faire la bamboula à Santa Teresa?

Tu as rempli ta carte de crédit avec des spectacles à l’église et au Montecristo?

Si tu réponds «oui» à une de ces deux questions, tu risques de vivre un méchant trip… en espérant que ton remboursement d’impôt soit bénéfique. Quoique, les concerts payants ne coûtent pas un bras, ni une jambe. Nota bene, un paquet de spectacles sont gratuits.

Mine de rien, Santa Teresa souffle sa troisième bougie d’existence dans deux dodos. Après une deuxième année rocambolesque (c’est le moins qu’on puisse dire), l’organisation fait peau neuve et effectue un virage à 180 degrés. Misant sur une programmation majoritairement locale, la formule émergente est un gage de succès et de fiabilité, selon moi. Même internationalement, je peux vous parier qu’Aurélien Contentin (Orelsan) ne fera pas un Lil Uzi Vert de lui-même. Ne reste qu’à couvrir adéquatement les scènes  extérieures et à prier pour une température clémente.

Évidemment, au blogue nous jetons principalement notre dévolu sur nos chouchous d’ici. Je me permettrai donc un léger écart de conduite en ce qui attrait à mes incontournables du week-end. Même si je suis un grincheux musical sans engouement depuis quelques temps, plusieurs propositions m’interpellent. À notre arrivée le vendredi, mon acolyte/mascotte/influenceur et ex-pilier d’ecoutedonc.ca, Sébastien Ouellet vous convaincra de danser avec lui aux rythmes de Channel Tres. Avec ses productions électro-disco, sa cadence hyper répétitive, et sa voix chaudement suave, le californien vous séduira… peut-être.

Channel Tres – 1:00 AM vendredi, La Véranda (gratuit)

Pour ma part, je ne vous réciterai pas un cours de catéchèse… le nom sur mes lèvres est Orelsan.

 «Légende» vivante du rap français, le personnage d’Orel est, à mon humble avis, plus grand que nature. Controversé à ses heures, Orelsan est le seul à détenir l’ingrédient secret de son succès. Qu’il mitraille les multi-syllabiques ou chante naïvement ses refrains, l’absurdité passagère de ses textes cache souvent de brillantes leçons de vie.

Orelsan – Photo : Nicolas Padovani

Orelsan – 20:10  samedi, Scène principale

Avant de passer au dimanche, mention spéciale au montréalais Radiant Baby.

Protégé de Lisbon Lux Records, son électro-pop très british me fait penser agréablement aux Pet Shop Boys et Depeche Mode.

Radiant Baby – Photo : Jacques Boivin

Radiant Baby – 23:00 samedi, Montecristo (20$ à la porte)

D’après-vous, est-ce qu’il s’agit d’une coïncidence ou le jour du seigneur est volontairement capoté? Outre la délégation enrichie de rap québ, la formation punk ontarienne PUP captive toute mon attention. Leur dernier microsillon «Morbid Stuff» est un méchant/plaisant vent de fraicheur dans le toupet. Du punk-rock-garage abrasif qui précède Koriass? Pourquoi pas.

PUP – 16:45 dimanche, Scène extérieure

J’ai dit «toute mon attention» mais ce n’était qu’un mensonge. Le savant-fou/producteur floridien Yves Tumor obtiendra, à coup sûr, sa part d’intérêt. Ses beats expérimentaux aux tendances «chill-wave» et sa voix décalée font de lui une sacré bibitte auditive.

Yves Tumor – 0:00 dimanche, Montecristo (20$ à la porte)

J’oubliais, la nouvelle/vieille révélation math-rock emo American Football fera son signe de croix en fin de soirée. Blague à part, on veut des retailles d’hostie comme l’an dernier!

American Football – 21:00 dimanche, Église Sainte-Thérèse d’Avila (30$ à la porte)

Et vous, à quoi ressemble votre itinéraire religieux?

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