Pour bien démarrer les festivités, la formation Mélodie Spear et son gang de toupets comprenait un band 100% féminin comme on en voit peu, incluant Marie Fillod à la batterie, Elizabeth Lavallée à la basse et Fria Moeras (de son vrai nom, Frédérique-Anne Desmarais) avec une guitare et un rhume (d’où le papier toilette sur les photos).

Mélodie Spear. Photo : Nicolas Padovani

Et donc d’entrée de jeu, le Maelstrom a eu droit à un punk/rock formidable, une voix endiablée et une énergie inspirante. À part quelques difficultés pendant le 2ème morceau, qui – avec la permission du public – a été rejoué à la toute fin proprement, le groupe a été très efficace.

La suite de la soirée, c’est Mélodie elle-même qui raconte.

(elle allait pas écrire un résumé sur elle, ça aurait fait prétentieux)

Allo, ici Mélodie.

C’était une soirée riche en amour, en drum kit et en Gretsch G5420TG-59 Electromatic Hollowbody.

Hotkid. Photo : Nicolas Padovani

Avec Hotkid, l’amour était tout d’abord là par la présence du couple et duo Shiloh Harrison, (voix et guitare)  et Andrew DeVilliers (basse et back vocals). Cependant, il est important de mentionner que ce projet est à la base celui de Shiloh. Comme me l’ont mentionné les fondateurs de Out of sound Records :‘’we worked together on our music company, lived together but it took a while till we got to being together in a band’’. Et pourtant, y’avait pas à s’en faire, ils sont magnifiques sur scène. Le groupe d’indie-rock torontois arrive même, par moment, à nous faire oublier la présence du drum kit – qui malgré son lot d’avantages, possède tout de même l’énorme désavantage d’être uniforme et redondant. Toutefois, ce choix définitivement plus facile à emporter en tournée qu’un véritable humain et tout son tralala de drum, peut aussi s’avérer être une décision artistique payante. En effet, le minimalisme de la section rythmique met en valeur les capacités de Shiloh à ravager mélodiquement sa guitare. Pendant ce temps, sa voix perçante nous emporte entre le rock et le folk et est adroitement complétée par celle d’Andrew afin de créer un mariage vibrant de puissance.

Mention toute spéciale à la chanson Warrior dont la majorité du texte est en francais. Si parfois il peut arriver de se questionner sur la raison pour laquelle quelqu’un composerait dans une langue qui n’est pas la sienne; je pense qu’il m’est rarement arrivé d’avoir une réponse aussi satisfaisante que celle de Shiloh. Elle m’a tout simplement expliqué que la chanson Warrior possède une essence revendicatrice, quelque chose que l’on retrouve indubitablement gravée dans la langue du peuple français. Il fallait donc que la chanson soit partiellement en français. C’est aussi simple que ca !

Headache24. Photo : Nicolas Padovani

Headache24, un groupe bien de Québec formé d’Hugo lebel (guitare et composition), Julie Théberge (voix et synth), Yves Marquis (basse) et Patrick Lavoie (guitare) a réussi à faire bouger, groover, sauter et vibrer le Maelstrom lors du lancement de leur dernier album, M for Love. La formation, accompagnée d’un drum kit, a balayé la salle d’un vent qui provient directement de la fin des années 90. Le mélange entre la voix douce de Julie rappelle parfois les intonations de Kathleen Hanna (Bikini kill, Le Tigre, The Julie Ruins) et des tones lourds en fuzz et en distorsion permet vraiment d’atteindre un retour au grunge comme on en voit rarement de nos jours.

Tout en continuant avec le thème de l’amour, toujours très présent dans les interventions ainsi que la chimie entre les musiciens, on peut affirmer que HD24 nous ont véritablement servi un love cocktail sous forme de set list. En passant par certaines de leurs vieilles chansons (ex.: Girlfriend), en nous faisant le plaisir de découvrir des versions revisitées de d’autres (Killing floor devenu K-floor) et en nous permettant d’entendre de toute nouvelles compositions (Driving55 et plusieurs autres) toute la salle est tombée sous le charme. Deuxième mention toute spéciale, cette fois afin de mentionner la présence de l’éléphant dans la salle qui, contrairement à l’expression défavorable aux mammifère à la grande mémoire , est loin d’avoir foutu un malaise dans la salle. Au contraire, la grosse peluche dansante a su faire pogner le party encore plus, t’imagines ça !

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