On en a encore eu une grosse. Alors ne perdons pas de temps et passons tout de suite au compte rendu!

 

Vitrine « se remplir les oreilles avant le lunch » avec Elliot Maginot – Maelstrom St-Roch

Elliot Maginot – Photo : Frédérique Blais-Pouliot

Le quartier général scandinave du Maelstrøm se transforme en vitrine matinale pour accueillir le protégé d’Audiogram Elliot Maginot. Ce déjeuner indie-folk est épinglé à mon itinéraire depuis l’annonce de la programmation.

« Faut regarder vers l’avant mais c’est important d’être en paix avec son passé. »
Elliot Maginot, 2019.

« Si je l’avais préparé, ça aurait été meilleur ».

Parallèlement, le son de Maginot est étroitement lié à cette relation passé/futur, sans, bien sûr, le dicton à cinq cennes ô combien sympathique. Sa voix très nette et aérienne est plutôt difficile à décrire. Parfois, j’ai l’impression farfelue d’entendre, à un octave près, Bryan Adams sur du néo-folk lumineux. Mention spéciale à Still Alive, une de ses « vieilles compositions » qui ensoleille tellement nos oreilles que l’application d’aloès sur les tympans est recommandée après l’écoute. (Gabriel Tremblay)

 

5 à 7 « faisons le tour du monde en une heure et demie » – Le Pantoum

Les mains tendres

Les mains tendres – Photo : Nicolas Padovani

Les mains tendres, c’est un tour de l’Europe tout inclus, du Sud de la France à la Bulgarie, en passant bien sûr par la Grèce (parce que pourquoi pas?). Le trio composé de Zeneli Codel (violon et voix), Laurence Sabourin (accordéon et voix) – toutes deux ont fait partie du groupe Gypsy Kumbia Orchestra, et de Blanche Baillargeon (contrebasse et voix) propose une musique qui donne parfois le goût de danser collé ou de se farcir un petit tango (fallait venir accompagné!). De la musique peut-être pas accessible à tous, mais si vous aimez les nuances, la douceur et un brin de complexité dans vos morceaux, et si vous avez un fond tzigane, vous allez apprécier. (Jacques Boivin)

Ramon Chicharron

Ramon Chicharron – Photo : Nicolas Padovani

On passe de l’Europe à l’Amérique latine, plus précisément, la Colombie! Pendant une vingtaine de minutes, on a oublié qu’il faisait moins huit mille dehors. Une cumbia funky qui mélange modernité et tradition et qui a su faire danser les spectateurs présents, y compris les membres des Mains tendres! Et même si on danse joyeusement, les chansons de Ramon racontent de belles histoires sur la situation des migrants et les luttes des Autochtones de tous les pays (entre autres). Comme quoi on peut avoir une paire de hanches et un coeur gros comme l’Amazonie voisine… (Jacques Boivin)

 

Funk Lion

Funk Lion – Photo : Nicolas Padovani

Il s’appelle Funk Lion, mais on est beaucoup plus près du psych-rock que du funk. Bah, c’est pas tout à fait vrai, ce Montréalais d’origine haïtienne propose une belle fusion entre les rythmes afro-américains et le rock indé bien d’ici. Entouré d’un groupe qui sait ce qu’il fait, le lion funky propose des mélodies riches, des rythmes entraînants, des arrangements très complexes et des textes qui méritent une attention certaine. Gros pouce en l’air pour le jeu de clavier de Sandy Belfort, qui ajoute une belle couche de vernis au rock brut de Funk Lion. (Jacques Boivin)

 

Fin de soirée « coulée dans le rock » – Le D’Auteuil

Carotté

Carotté – Photo : Frédérique Blais-Pouliot

Cette fin de soirée tout en rock a commencé avec le punk trad du groupe portneuvien Carotté. La recette de ce groupe de party? Du gros traditionnel avec plein de tatouages! Ça danse joyeusement sur scène et sur le plancher des vaches, que ce soit pendant des tounes callées ou de petites valses douces. On a eu ben du fun à crier « CAROTTE, BROCOLI, BETTRAVE, RADIS! » tous en choeur. Evidemment, cette courte prestation ne pouvait finir que par un Chant de pot participatif… on aurait été dehors, la participation aurait peut-être été davantage… sentie! (Jacques Boivin)

 

Woodwolf

Woodwolf – Photo : Frédérique Blais-Pouliot

Voilà ce qui manquait dans ma soirée jusqu’à maintenant : du rock pur, du son brut, une tonne de briques en pleine gueule. Woodwolf, c’est un duo qui te remplit une salle comme s’ils étaient cinq. Un peu comme leurs cousins éloignés Prieur & Landry, mais en (un peu) plus blues et en (un peu) moins grunge. Pensez The Doors en plus lourd, sans la distraction d’un Jim Morrisson qui se déhanche. Pensez Led Zep. Pensez à Nirvana en un peu plus planant. À la batterie, Alex Boutin peut passer rapidement du bûchage à la subtilité, pendant que Fred C. Moffet laisse surtout parler son immense talent à la guitare.

Ça s’est terminé sur de sages paroles : « Supportez votre scène! » (Jacques Boivin)

Caravane

Caravane – Photo : Frédérique Blais-Pouliot

C’est tout vêtus de blanc que nos bums de mauvaise fréquentation, mais au coeur gros comme Saint-Roch, sont montés sur scène pour la dernière séance de speed dating de la soirée. Sans surprise, Caravane a commencé en douceur avec la jolie Louanges, suivie d’une Karma extrêmement sentie, où on sent tout le poids de la guitare à Méthot, de la basse à Raph, de la batterie à William et de la voix plus en forme que jamais de Dominic. Ajoutez à ça une Pyramides (en version fichtrement longue, où Dominic est allé se grimper sur le monde et faire un peu de body surfing) et une Boogie Baby en feu, et vous avez une demi-heure fort bien remplie.

Qu’on aime ou non les albums de Caravane, force est d’admettre que sur scène, ce groupe-là est à son meilleur. Surtout, y’a pas groupe plus rassembleur à Québec à l’heure actuelle.

« Rideau, c’est bien, mais ça prend un Phoque OFF ». Bien dit, Doum. Bien dit. (Jacques Boivin)

 

Fin de soirée « mon père rocke plus que le tien » – District Saint-Joseph

Victime

Victime – Photo : Nicolas Padovani

Victime au District est un contraste de couleur tellement magique que même un daltonien comme moi apprécie l’expérience. Mené par Laurence Gauthier-Brown qui ne voulait VRAIMENT pas dépasser les 20 minutes tapantes, le trio pantoumien donne une sacrée leçon de punk « aux gens de l’industrie ». Fria Moeras (pour ne pas dévoiler son identité) fait une brève apparition au saxophone, Samuel Gougoux tape sur sa batterie comme s’il n’y avait pas de lendemain et Simon Provencher garroche sa guitare bricolée en bas de la scène. Du sarcasme assumé comme on l’aime!

« On a juste 20 minutes »
« Ok ça fait 20 minutes » (Gabriel Tremblay)

 

Bon enfant

Bon enfant – Photo : Nicolas Padovani

Le retour sur terre est assez drastique alors que Bon Enfant succède à Victime. Clairement, le groupe porte encore mieux son nom après une perfo du genre. Est-ce qu’on peut considérer Bon enfant comme un supergroupe? Après tout, Bon enfant est la progéniture de membres de Canailles et de Ponctuation. Outre Daphné Brissette, Guillaume Chiasson et Étienne Côté, on retrouve également Alex Burger. À voir la cohésion de la famille, on se demande vraiment si ce n’est que leur deuxième spectacle ensemble. En guise de douce interlude pop-psychédélique, la courte session offerte est d’un rafraîchissement distingué. Restez-donc à l’affût, je prédis une méchante belle galette. (Gabriel Tremblay)

 

zouz

zouz – Photo : Nicolas Padovani

zouz, zouz, zouz. Mine de rien, le trio « stoner » rock montréalais est équipé pour brasser une scène. Étirant leur vitrine de plusieurs minutes, la formation composée de Francis Ledoux, Étienne Dupré et David Marchand ne fait pas dans la dentelle. Davantage dans la tonne de brique, le son de leurs dernières compos (EP2) n’est pas sans rappeler leurs camarades chocolatés. Évidemment, je ne fais pas référence au groupe de Jimmy Hunt mais bien à Fuudge, quoiqu’il serait possible de trouver des ressemblances avec le premier. Si le son de zouz est assez lourd, l’attitude des gars est relativement propre. Après quelques propos recueillis, je trouve effectivement qu’ils pourraient pousser leur côté grunge un peu plus loin. Bref, une sacrée belle fin de soirée qui, selon la légende, ne s’est jamais terminée. (Gabriel Tremblay)

 

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