The Great Goose + Les Lunatiques – Ninkasi Saint-Jean, 30 août 2018

Les Lunatiques – Photo : Léa-Ly Roussel

The Great Goose

Le groupe montréalais a assuré la première partie de la soirée dans un élan explosif. Cette formation a déballé sa musique au genre rock progressif pour la première fois dans la Ville de Québec. Louis Lafontaine, à la guitare et à la voix, m’a curieusement rappelé Plume Latraverse, pensez à Bobépine. Les vibrations sonores grasses et charnues qui sortaient de cet homme sont saisissantes. L’autre guitariste se nomme David Lemyre, aux percussions, c’est Antony Tremblay et celui qui porte la basse, Philippe D. St-Pierre. Au violon et également derrière le micro, Catherine Laurin. Mention spéciale à son solo vocal, lors de la pièce nommée Nébuleuse. Chantée à la manière de Clare Torry, je crois qu’il est important de souligner que la magnifique performance de Catherine rappelait The Great Gig in the Sky, de Pink Floyd.

Énergiques à souhait, ces musiciens ont créé un moment qui remue, de façon rythmée, toutes les parcelles du corps. The Great Goose, c’est un ramassis de passionnés déchaînés. Je vous encourage à tendre l’oreille à leurs compositions « alliant complexité et humour musical », pour reprendre leurs mots, en visitant leur Bandcamp.

Les Lunatiques

Quel beau trip, vous direz! Jeudi dernier, la Ninkasi a baigné dans un environnement musical hallucinant aux couleurs des années 1970. Mais qui sont Les Lunatiques, déjà? Un groupe de Québec, composé de quatre jeunes hommes aux longues tignasses. « Les Lunatiques sont la preuve irréfutable qu’il est bon d’être mêlé et créatif », expliquent-ils. D’où pourrait venir un tel charisme… Seraient-ce leurs pièces envoûtantes? Leurs sourires étampés au visage ? Leurs chemises sorties d’une autre époque? Toutes ces réponses, d’après moi. À la voix et à la guitare électrique, parfois armé de maracas, d’une flûte traversière ou d’un sitar, c’est nul autre qu’Antoine Bourque. Derrière les claviers et aux harmonies vocales, on y retrouve le magicien Pascal Larose Picher. Les percussions sont gérées par le sympathique François Pelletier et quant à la basse, ce sont les habiles mains de Sacha Baril, lui qui accompagne également aux choeurs.

Ce soir-là, le quatuor a livré leur neuvième spectacle de l’été avec leurs compositions groovyaux tons psychédéliques et progressifs… Le tout, en français ! Je me suis sentie choyée de pouvoir faire connaissance à des mélodies locales aussi rafraîchissantes. Un sentiment d’exclusivité m’a habité, aussi. Une petite scène, un petit parterre. C’était un peu comme un salon de dégustation clandestin. La qualité y est, c’est confirmé… Mais, ça ne doit pas rester un secret ! Les spectateurs présents se sont laissés bercer avec zèle jusqu’à la toute dernière note. Pour introduire les chansons, Bourque s’est fait un plaisir de parsemer son humour ici et là, tout en distribuant d’absurdes anecdotes. Nous avons même eu droit un mémorable rap accompagné d’un gazou.

Pour en savoir davantage, je vous recommande fortement d’aller écouter leur EP Essayez-les! Ce petit album est comme une douce balade psychédélique en forêt où, toi aussi, tu auras envie de t’y perdre. Notez bien que Les Lunatiques occuperont les planches du Bar à Pitons accompagnés de Kinkead, à Chicoutimi, le 8 septembre.

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée.