Jeudi, en début d’après-midi, on fait comme des milliers d’autres fêtards. On descend à Baie-Saint-Paul pour assister au Festif et tripper notre vie comme jamais on le fait tous les ans. De la musique, des amis, de la bonne bière, de la bouffe, tout ça jusqu’au milieu de l’après-midi dimanche.

De la musique à n’en plus savoir quoi écouter!

Évidemment, l’élément essentiel à la réussite d’un festival de musique est… la musique. Sur ce plan, Le Festif! va livrer la marchandise avec une programmation d’une profondeur sans égale. Des premières notes de piano au show de Pierre Lapointe à la douce folie de Philippe Brach au quai, il y aura quelque chose à se mettre sous la dent à toutes les heures du jour… et à presque toutes les heures de la nuit.

Si on vous invite à consulter la programmation complète sur le site Web du Festif, on a quand même quelques suggestions à vous faire :

Jeudi 19 juillet

Hubert Lenoir : Il a sorti un des dix meilleurs albums (Darlène) de la dernière année au Canada selon les membres du jury du Prix de musique Polaris. Sur scène, Lenoir est complètement habité par les chansons de Darlène, des chansons qu’il interprète avec une fougue n’on n’a pas vue depuis longtemps sur la scène québécoise.

Patrick Watson : Qu’est-ce qui nous attend avec Watson? Un nouvel album est imminent, on peut donc s’attendre à passer une petite partie du spectacle à faire de belles découvertes. On risque d’être émerveillés, ce qui sera encore plus magique quand on va tomber dans la partie plus connue du répertoire watsonien.

Galaxie et Barry Paquin Roberge : On vous avoue qu’on va passer notre tour, tout simplement parce qu’on les a vus il n’y a même pas une semaine. Ce qui ne veut pas dire que vous devez bouder votre plaisir. D’un côté, la bande à Olivier Langevin se promène avec le meilleur show rock en ville. Ça déborde d’énergie de tous côtés. Les chansons de Super Lynx Deluxe, qui nous avaient un peu laissé sur notre faim à leur sortie, prennent vraiment tout leur sens en spectacle. Ensuite, Barry Paquin Roberge va sortir l’artillerie lourde pour faire danser tous les festivaliers jusqu’à l’heure du dodo.

Camaromance : On a trippé sur son Chasing Clouds, un album folk de toute beauté. Contrairement à ses protégés Galaxie, qui vont en mettre plein la vue en même temps, avec Camaromance, on va avoir droit à un beau moment de douceur. Autour d’un feu. Y’a des yeux qui vont devenir humides!

Jesuslesfilles : Du garage rock psychédélique qui roule à 100 milles à l’heure. Un genre de bâtard entre Ponctuation (en plus vite) et Les Breastfeeders (en plus lent), Jesuslesfilles te garroche une tonne de briques en plein visage. Ceux et celles à qui il reste des dents après Galaxie sont mieux de se protéger, ça fesse!

Vendredi 20 juillet

Salomé Leclerc : La jeune auteure-compositrice-interprète originaire de Lotbinière a été plutôt tranquille de ce côté de l’Atlantique. Normal, elle connaît un beau succès en France, et elle nous prépare du nouveau matériel pour un album qui devrait sortir bientôt. Un début d’après-midi tout en douceur et en textures.

Alexandra Lost : Si vous n’avez pas encore vu la formation Alexandra Lost, vous risquez d’être agréablement surpris : nos amis ont réussi à prendre le meilleur de la synthpop de la fin des années 1990/début 2000 et à le remettre au goût du jour. La dernière fois qu’on les a vus, c’était au OFF il y a quelques semaines, et ils avaient fait un excellente impression.

Fuudge : Si le reggae de Tikken Jah Fakoly vous laisse de glace, quoi de mieux pour poursuivre notre soirée en beauté que l’énergie brute de Fuudge? Rien! On les a vus jouer, la semaine dernière, à l’heure où le groupe se lève normalement. Là, ils vont être dans leur élément : le soir, un garage, pis des fans survoltés qui pètent encore le feu. Baie-Saint-Paul, t’es peut-être mieux d’attendre un peu avant de te coucher parce que sinon, tu vas te faire réveiller assez violemment!

Bob Log III : On nous dit que c’est le truc le plus bruyant et le plus étrange qu’on n’a jamais vu. « On », c’est Tom Waits, alors tu sais que l’homme-orchestre va mettre le feu au sous-sol de l’église. Une vraie curiosité, au même titre que Vurro l’année dernière. À ne pas manquer.

VICTIME : J’espère que t’es encore debout, Baie-Saint-Paul, parce qu’en plus de jouer fort, Victime joue de façon brutale. C’est un peu comme si tu te plaçais à six pouces de la chanteuse Laurence Gauthier-Brown pis qu’elle te balançait des claques dans la face pendant que Simon Provencher te swingue sa guitare dans le dos. Oui, c’est violent de même. Mais c’est le genre de violence qu’on redemande.

Samedi 21 juillet

Catherine Leduc et Mara Tremblay : La première pratique une folk pop rêveuse parfaite pour regarder les goélands tournoyer au-dessus du Quai. Si le nom ne vous dit rien, ben… c’est la fille de Tricot Machine. Bon, vous la replacez, là? Ben c’est ça. C’est moins quiooooouuuuuuuuuute, mais c’est surtout beaucoup moins naïf. Quant à la deuxième, si vous ne la connaissez pas, ben coudonc (comme elle dirait elle-même). Mara est de retour au Festif sur une scène qui lui va comme un gang. Attendez-vous à du rock, du bon, qui adoucit les moeurs et teste les tympans. Et à une artiste chevronnée qu’on aime d’amour.

Helena Deland et Gabrielle Shonk : Un autre duo de belles femmes! La première nous fait rêver depuis déjà quelques années avec son air angélique et ses chansons parfois un brin tragiques. La deuxième, ben, c’est Gab Shonk. La fille de Québec qui a ouvert les Plaines pour Lady Antebellum l’année dernière avec une folk-pop qui a fait tourner bien des têtes.

Desjardins on l’aime tu : Parce qu’on a déjà vu ce vibrant hommage à Desjardins, on peut vous dire de vous attendre à de beaux moments d’émotion. Dans ce spectacle (renouvelé parce qu’on a dû remplacer quelques interprètes), on explore pas mal toutes les facettes de l’Abitibien rebelle. C’est fait avec classe, justesse et sobriété. Un beau moment en perspective.

Joël Martel : Parce que la musique, c’est pas toujours sérieux, on vous propose d’aller faire un petit crochet au côté du Tony et Charlo, où Joël Martel, humoriste de l’Internet, auteur-compositeur-interprète (et journaliste pour payer pour ses niaiseries), nous fera rire avec ses chansons minimalistes et absurdes. De quoi se salir après une soirée de folk-pop proprette.

Random Recipe : On a vu Fab et Frannie récemment et les filles avaient visiblement hâte de recommencer à jouer ensemble. Ça pétille, ça saute, ça respire le bonheur. Random Recipe, c’est la photo de band qu’on devrait mettre à côté du logo du Festif, parce qu’elles représentent le mieux le métissage, la folie et l’amour de la musique qui nous attend à ce festival.

Dimanche 22 juillet

Stéphane Lafleur : Un champ. 4 h 30 du matin, au lever du soleil. Lafleur qui chante des tounes d’Avec pas d’casque. On n’a tellement pas besoin d’en dire davantage!

Philippe Brach : Le Saguenéen séquelle fait une de ses rares apparitions à l’extérieur cet été. Au quai, sur le bord du fleuve. On va chanter en choeur avec le grand Phil! Comme point d’exclamation à un festival de musique, on ne pouvait trouver mieux.

 

Bon à savoir :

La plupart des spectacles en billetterie sont déjà complets, mais ce n’est pas une raison pour bouder votre bonheur. Il y a tellement de spectacles gratuits cette année, en plus de tous les imprévisibles qu’on va connaître quelques minutes à l’avance, qu’on peut se monter une programmation complète sans payer un sou (merci d’avoir pensé à ces genres)! Il va donc vous en rester plus pour acheter de la merch des artistes et faire rouler l’économie charlevoisienne! 😉

Baie-Saint-Paul se marche facilement. Laissez votre char dans le stationnement et marchez.

Nouveauté cette année, on a ajouté de belles stations de remplissage des bouteilles d’eau. Comme ça, vous n’avez AUCUNE raison d’être déshydraté. Et comme on annonce beau et chaud presque toute la fin de semaine…

Vous avez trop consommé ou vous êtes tout simplement pris de panique? Ça arrive, on ne vous juge pas. J’ai moi-même vécu quelques expériences un brin traumatisantes en festival. Eh bien, le festival a mis sur pied une zone répit où vous pourrez reprendre votre souffle. Une belle place pour dégriser tranquille, à une distance raisonnable des festivités.

Ajoutez à ça des espaces pour les familles (ça tombe bien, on emmène nos monstres), des zones pour relaxer, de la bouffe, de la bouffe et encore de la bouffe, de l’animation de rue!

On vous le dit : la meilleure source d’info pour tout savoir sur le Festif, c’est l’application (qui se trouve dans l’App Store ou le Play Store, selon votre plateforme).

 

De notre côté, avec notre effectif réduit, on vous propose une couverture plus… humaine du festival cette année. On n’essaiera pas de TOUT voir. On va juste essayer de voir les prestations au complet. Fuck le FOMO. À demain!

(Photo de couverture : Francis Gagnon / Le Festif)