Photo : François Guay

Jeudi 31 mai, premier soir d’été où il fait chaud.

Jeudi 31 mai, première fois pour Anoesis en show.

Il fait 30° Celsius, l’humidité enveloppe tous et chacun de sorte qu’il n’y a pas que les sourires qui brillent. Anoesis, c’est l’effet d’une brise. Une violente brise. La synchronicité des musiciens est solide. Tantôt nostalgique, tantôt vibrante, cette formation musicale aux influences parfois pop, parfois soul, donne envie de fermer les yeux et de tendre nos oreilles, jusqu’à se lever pour laisser son corps danser. Des compositions originales faciles à adopter; des mélodies envoûtantes à écouter.

C’est Jonathan Sonier qui assurait la première partie. Grattant sur sa guitare, un pied sur son bass drum, il chantait en français des pièces bien personnelles. Grâce à l’oreille attentive du public, l’acadien nous a partagé ses mélodies nostalgiques dans une atmosphère très particulière, presque intime. Il semblait nous avoir invités dans son propre salon. C’est lorsqu’il a laissé sa place à Anoesis que cedit salon devint un tout autre univers.

Catherine LeBlanc, auteure-compositrice-interprète, a initié ce projet musical anglophone. Signifiant « un état de pure sensation et d’émotion sans la compréhension intellectuelle », Anoesis représente aussi une expérience musicale fascinante. Entourée de ses quatre musiciens, la chanteuse a su charmer l’ensemble du public qui comblait le Maelstrom St-Roch, ce soir-là. L’habile bassiste se nomme Francis Labbé. Et celui qui s’éclatait derrière les tambours (batterie), Gabriel Morin-Béland. À la guitare, Jeremy Rice. Les doigts qui dansaient sur le clavier sont ceux de Louis Laprise. Ces deux derniers faisaient aussi les harmonies vocales. Deux choristes se sont joint le temps de quelques chansons.

Chaque musicien amenait son lot d’étincelles.

Le timbre de voix glamour et feutré de la chanteuse; la poudre à canon.

C’était un spectacle qui explose, qui laisse des traces.

Parmi les spectateurs, il y avait des curieux, des amis, de la famille et ceux qui connaissaient déjà l’implication de LeBlanc dans d’autres projets tels que The Black Coffees, un band de reprises, ou bien son côté jazz, avec son album « Some Place Else », sorti en 2015. Malgré la timidité du public qui a fait le choix de rester assis, on remarquait les têtes dansantes arborant un sourire approbateur et des pieds qui tapaient au rythme de la musique.

Le groupe de la ville de Québec nous a fait vivre une soirée soignée, festive, où il était possible de ressortir avec des refrains qu’on avait envie de fredonner. Un vidéoclip pour la chanson No Savior a récemment été réalisé, à visionner ci-dessous.

Leur premier album sortira à l’automne 2018.

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