C’est devant son troupeau assoiffé de rock et d’intensité que Keith Kouna est monté sur la scène de La Taverne de St-Casimir passé les 22 heures le 26 janvier dernier. Avec le ventre plein et la gorge bien hydratée grâce aux incroyables bières de la microbrasserie Les Grands Bois, le public était plus que prêt pour commencer un spectacle de Keith Kouna comme il se doit.

Toutes les fois où j’ai vu Keith Kouna en spectacle, il était seulement accompagné d’un clavier ou de sa guitare, alors je n’avais aucune idée à quoi m’attendre avec une formule full band.

C’est avec la pièce Vaches, tirée de son plus récent album Bonsoir shérif, qu’il a commencé son épique performance. Je pense qu’avant même qu’il ne prononce un mot, un moshpit géant s’était déjà formé en avant de la scène. La soirée s’annonçait déjà très bien, alors je me suis levée de mon siège, j’ai enlevé mes coudes accotés au bar et j’ai suivi la parade en dansant.

Keith a enchaîné avec sa voix de rockstar avec la pièce Bonsoir shérif sous les gros stroboscopes qui se faisaient aller pendant qu’il chantait accroupi sur la caisse de son devant lui.

Après un court moment plus sombre et lent, la fête a continué avec les chansons de l’album Du plaisir et des bombes comme Pas de panique, Comme un macaque et La fille. La madame était contente : c’est vraiment l’un de mes albums favoris à vie! J’ai même vu le propriétaire, Dan, du haut de ses sept pieds (j’exagère un peu), lever les bras en l’air et fouler le plancher de danse le temps de la chanson Tic Tac.

Après quelques chansons et après que la boule disco se soit fait aller le pompon, Keith Kouna a laissé la folie retomber pour nous faire chanter Anna. On avait l’air de réciter une prière, heureux et vidés de toute notre énergie à force de s’époumoner et de se déhancher depuis une heure déjà.

Ma nouvelle chanson préférée est clairement Marie, que j’ai mieux connue en spectacle et dont je suis vraiment tombée en amour en la réécoutant par la suite.

Je dois vous avouer, et je pense qu’il y avait consensus dans la salle, que ses plus vieilles chansons vont toujours rester des classiques. On s’est tous arraché les amygdales sur Le tape, mais encore plus sur Labrador, qu’il avait gardée pour le dessert.

Vers la fin, il était seul sur scène et nous a gâtés avec Crabe de poche de son groupe Les Goules, que tout le monde connaissait, évidemment. Et il ne pouvait partir sans faire Batiscan, on s’en doutait bien trop.

Avec le bodysurfing, les ballades rock, les moshpits et les genoux en feu, on peut dire que l’année 2018 a commencé plus fort que prévu grâce à ce petit bout d’homme et sa bande!

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